‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 465 sur 474 · Assyriens combattant dans un pays montagneux · texte numérisé non relu

Assyriens combattant dans un pays montagneux

| Le sommet de la montagne, à droite, est défendu contre les Assyriens par des archers dont on ne voit plus que l'arc, le bouclier et la partie inférieure du corps. Des soldats assyriens escaladent les rochers, Les deux premiers sont armés de la lance, du casque et du bouclier, Le troisième lance des flèches. A gauche, sur la crête de la montagne, on voit aussi des archers assyriens qui décochent leurs flèches. D'autres, armés de lances, et placés au milieu dés archers, s'avancent vers l'ennemi, Tout le flanc de la montagne est sillonné de soldats, les uns montant, les autres descendant. Ceux qui montent ont la plupart coupé une branche d'arbre qui leur sert de bâton pour gravir la montagne, dont la pente est très raide ; quelques - uns s'accrochent aux branches deg arbres pour grimper plus facilement. Les Assyriens qui descendent en courant, afin de pouvoir revenir aussitôt au combat, emmènent des prisonniers ou portent les têtes des ennemis qu'ils ont tués, — D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. 1, pl. 70.

du glaive, avec lequel ils égorgeaient les ennemis, et qu'ils | Les Assyriens avaient fait de la guerre un art. Cf, Juportaient ordinairement à la ceinture (fig. 37, col. 235; | dith, v, 27. Ils avaient soin de s'approvisionner au com= fig. 57, col. 303), IV Reg., x1x, 37; IL Par., xxx, 21; | mencement de leurs campagnes, Judith, 11, 8, sans pré-

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263. — Soldats assyriens, traversant une rivière à la nage, sur des outres gonfiées, dans le registre supérieur. Dans le registre inférieur, d'autres soldats vont les suivre, les premiers tenant sous le bras leurs outres déjà gonflées, tandis que les derniers les préparent en soufflant dedans. Bas-relief de Ninive, D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. πὶ, pl. 41.

Judith, vi, 4; 1x, 12; Ezech., xxxu, 93, ainsi que de di- | judice des vivres qu'ils se faisaient donner de vive force; verses autres armes moins importantes (fig. 227, col. 904). | ils établissaient des sentinelles pour garder leur camp, Judith, 1x, 9; xnx, 8. Comme armes défensives, ils avaient | Judith, x, 11; ils fabriquaient des machines de guerre

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64, — Soldats assyriens poursuivant les ennemis en barque, au milieu des marais. Bas-relief de Ninive. D'après Layard, Monuments of Nineveh, ὕ, 11, p. 25.

le casque (fig. 57, col. 303; fig. 227, 298 et 230, col. 904 | (fig. 230, col. 905), et faisaient méthodiquement le siège et 905) et le bouclier (fig. 230, col. 905), IV Reg., x1x, 32; | des places fortes, les entourant de circonvallations, IV Res... 15.. xxxvur, 33; Nahum, 11, 8; Judith, 1x, 9; quelquefois | xx, 32; οἵ. Nahum, ΠΙ, 14; Is., xxxVII, 33; et attaquant les même une sorte de cotte de mailles (fig. 57, col. 303). | murailles avec une sorte de bélier (Voir BÉLIER 2), ils Pour les diflérentes armes, voir les articles spéciaux. montaient à l'assaut des tours et des murailles, à l'abri de

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leurs armes défensives (fig. 261). Rien ne pouvait les | cf. Is., vit, 19; IL Par., xxxir, 75 Judith,.rr, 7; xvr, 5, arrêter dans leur marche envahissante : ils gravissaient | et obligeaient enfin les peuples qu'ils avaient vaincus à se

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265.— Soldats assyriens, coupant des palmiers en pays ennemi. D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. 1, pl. 73.

les montagnes et se frayaient une route à travers les forêts, | Joindre à eux pour soumettre d'autres ennemis. Judith IV Reg., xix, 29; Is., xxxvir, 24; Judith, vu, 3 (fig. 262); | vir, 2. ils franchissaient les rivières sur des outres gonflées | Leur habileté et leur force les avaient rendus Ja terreur

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266.— Supplices infligés par les Assyriens aux prisonniers de guerre. Bas-relief de Ninive. D'après Layard, Monuments of Nineveh,t.11, pl.47,

de toute l'Asie antérieure. Ezech., xxx11, 23. La crainte qu'ils inspiraient était d'autant plus fondée, que leur cruauté égalait leur vaillance, Is., x, 5, 24; c'étaient des

(fig. 263); ils poursuivaient leurs ennemis sur des barques au milieu des étangs (fig. 26%) ; ils se répandaient partout, couvrant la terre comme des sauterelles, Judith, 11, 11;

«épines et des buissons », Is., x, 17, des « lions dévorants ». | emporté par un orage. — Voir Ph.-H. Gosse, Assyria, Jer., L, 17. Cf. Nahum, ur, 19. Voir Assyrie. Ils ne se | her manners and customs, arts and arms, in-8°, Londres. servaient de leur puissance irrésistible, Ezech., xxx1, 1, | 1852, p. 203-397; G. Rawlinson, The five great Monar- 3-9, que pour piller et ravager. Le butin était pour eux | chies, t. 11, 1864, p. 1-97; Lenormant-Babelon, Histoire le but et la fin de la guerre. Is., x, 6, 13; cf. Nahum, | ancienne de l'Orient, τ. v, 1887, p. 50-67.

τι, 9; IV Reg., xv, 19-90; xvr, 8; xvII, 45 XVIII, 14; Il. ARMÉE CHALDÉENNE. — Nous n'avons point sur ΤΙ Par., xxvIn1, 21. La dévastation et la destruction étaient | l’armée chaldéenne des renseignements aussi abondants les moyens qu'ils employaient pour empêcher leurs vic- | que sur l'armée assyrieane, mais l'organisation devait en times de se relever de leur défaite. Les habitants des pays | être à peu près semblable, parce que les deux peuples qu'ils envahissaient s'enfuyaient pour la plupart épouvantés | étaient de mème race, et que Babylone et la Chaldée,

267. — Soldats égyptiens armés de la lance et d'armes diverses. Thèbes. Temple de Ramsès II, xixe dynastie. D'après Lepsius, Denkmäüler aus Aegypten, Abth. 111, pl. 154.

à leur approche, et les Assyriens recueillaient les biensqu'on | avant Nabopolassar et Nabuchodonosor, faisaient partie avait abandonnés « comme un nid d'oiseau ou comme des | de l'empire d'Assyrie. L'arme prigcipale des soldats babyœufs délaissés ». Is., x, 14. Si on leur résistait, ils détrui- | loniens, comme des autres peuples de l'antiquité, était saient tout, brülaient les moissons, coupaient les arbres, | l’are. Jer., LI, 56 (fig. 217, col. 899). L'Écriture parle de Judith, τι, 17 (fig. 265), mettaient le feu aux villes et aux | la force des guerriers chaldéens, J'er., L, 36, de leurs chars, villages, renversaient les maisons et les muruilles des | de leurs chevaux, Jer., 1, 37; Ezech., xx, 53, et aussi de cités, Judith, nr, 12, et imposaient enfin de lourds tributs | leurs barques. Is., ΡΠ, 14. Comme les Assyriens, ils aux vaincus. IV Reg., xv, 19-20; xvir, 14. Depuis Thé- | faisaient la guerre pour piller, IV Reg., xx1v, 2, 41-19;

268. — Soldats égyptiens armés de la lance et de la hache, Tell el-Amarna, xvirte dynastie. D'après Lepsius, Denkmäler aus Aegypten, Abth. xx, pl. 92,

glathphalasar II, ils transportèrent en masse, dans des | II Par., ΧΧΧΥ͂Ι, 7, 10, 17-20; comme eux, ils assiégeaient régions éloignées, ceux qu'ils avaient défaits, afin de pré- | en règle les places fortes, les entourant d'un cordon de venir les révoltes. IV Reg., xv, 29. Les récits des cam- | troupes et exécutant des travaux d'approche, IV Reg., pagnes militaires qui nous ont été laissés par les rois | XXvV, 1-2, 4; Jer., XXI, 4; XXXII, 24; LIT, ἀξ comme eux, d’Assyrie dans les inscriptions cunéiformes ne sont que | ils brülaient et détruisaient tout, et transportaient ensuite l'énumération des villes qu'ils ont incendiées, des hommes | au loin les peuples vaincus. IV Reg., xxv, 9-11; Jer., qu'ils ont tués, des prisonniers qu'ils ont emmenés captifs | xxxIX, 8-9. — Voir G. Rawlinson, The five great Mo- (fig. 261, col. 983), des chefs ennemis auxquels ils ont infligé | narchies, t. 111, 1865, p. 440.

les plus affreux supplices (fig. 266), des objets précieux III. ARMÉE ÉGYPTIENNE. — Elle nous est bien connue qui sont devenus leur proie, des tributs énormes qu'ils | aujourd'hui par les monuments des pharaons, qui nous ont imposés aux rois et aux peuples qu'ils ont vaincus. | représentent souvent les soldats égyptiens en marche Ils devinrent ainsi les maitres de l'Asie antérieure et | (fig. 2%, col. 903), ou au milieu même du combat. Le même de l'Egypte, autant par la terreur qu'ils répandaient | roi commande ordinairement son armée, et de son char partout que par la force de leurs armes, jusqu’à ce que | (fig. 218, col. 899), ou même à pied (fig. 219, col: 900), leur empire, établi sur la violence, disparût soudain comme | se bat comme un simple soldat. La force principale de

l'Égypte, à partir de la xvire dynastie, celle qui inspire le plus de confiance à ses alliés, IV Reg., xvitr, 2; Is., XXX, 16; xxx1, 1, 3, etc., et le plus de terreur à ses ennemis, c'est sa cavalerie, Elle consistait en chariots et non en

269. — Soldat égyptien perçant un prisonnier de guerre. D'après Wilkinson, Ancient Egyptians, 2° édit. t. 1, p. 211.

cavaliers proprement dits. Les soldats combattaient ordinairement deux à deux sur des chars à deux chevaux; un des hommes lançait des flèches, et l’autre, le cocher, le pro-

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