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Thèbes, D'après Wilkinson, Ancient Egyplians, 2e édit., t. 1, p. 194.
tégeait avec un bouclier (fig. 226, col. 903). A l'époque
de la sortie d'Égypte, la cavalerie des pharaons était de six
cents chariots de choix, sans compter d’autres chars de DICT. DE LA BIBLE,.
moindre valeur. Exod., x1v, 7. Ces ehars ne servaient pas seulement à faire la guerre en Égypte, mais aussi au loin. Sésac alla attaquer Roboam, roi de Juda, avec douze cents chars, IL Par., x, 3, et les bas-reliefs égyptiens nous montrent, en eflet, la cavalerie égyptienne combattant dans des pays éloignés, comme à Cadès des Héthéens. Les soldats égypliens paraissent avoir été bien disciplinés. Ils étaient armés de l'arc (fig. 226, col. 903), IL Par., xxxv, 3; de la lance (fig. 267), de la hache (fig. 268) et de diverses autres armes, en particulier d’un poignard droit ou d’une harpé (petite épée recourbée) (fig. 267). Le glaive ou le poignard leur servait à
! transpercer leurs ennemis (fig. 269). Il y avait aussi des | frondeurs dans l’armée égyptienne. Voir FRONDE. L'arme
défensive des Égyptiens était le bouclier (fig. 267, 268, 269, 270). Ils enrôlaient des étrangers dans leur armée, soit auxiliaires, soit mercenaires. IL Par., ΧΙ, 3; Jer., XLVI, 9. — Voir Wilkinson, Manners and Customs of the Ancient Egyptians, 2e édit., t. 1, p. 187-224; G. Rawlinson, The history of Herodotus, 4 in-8°, Londres, 1858- 1860, t. πὶ, p. 156; t. 1v, p. 78-81.
IV. ARMÉE PHILISTINE. — Nous savons peu de chose sur l'armée des Philistins; mais il y a tout lieu de croire que ce peuple, d'origine aryenne, était plus exercé à la guerre que les Chananéens, ce qui explique comment les Hébreux ne purent se rendre maitres de la plaine de la Séphéla, dont les Philistins avaient pris possession avant l'entrée des enfants de Jacob dans la Terre Promise. Leur force principale, comme celle des Chananéens du nord, Jos., xvui, 18; Jud., IV, 5, consistait en chars de guerre, bardés de fer (non armés de faux, comme traduit en quelques endroits la Vulgate); ces chars étaient la terreur des Israélites, Jud., 1, 19; I Reg., xui, 5. Ils fabriquaient sans doute des armes chez eux, cf. I Reg., xu1, 19-20; leurs soldats étaient bien armés; la description de l'armure du Philistin Goliath est la plus complète que nous lisions dans l'Écriture. 1 Reg., xvI1, 5-7. Elle se composait d’un casque (κόρα ἡ) de bronze, d'une cuirasse ou cotte de mailles en forme d'écailles (Sireyôn qasqasim) et de jambières (mrishat) de bronze. Ses armes offensives étaient l'épée, la lance et le javelot. I Reg., xvir, 6-7, 45. Ce fut probablement chez les Philistins que David apprit l'art de la guerre, et qu’il conçut les projets d'organisation militaire qu'il réalisa lorsqu'il fut monté sur le trône, 1 Reg., xxvI1, 2, etc. — Voir K. B. Stark, Gaza und die philistäische Küste, in-8°, Iéna, 1852, p. 143-147. F. VIGOUROUX.
V. ARMÉE ROMAINE. — La puissance des Romains et les exploits de leurs armées sont mentionnés pour la première fois dans le premier livre des Machabées, var, 1-13. Il est souvent fait allusion à leur organisation militaire dans le Nouveau Testament. Voici quelle était l'organisation de cette armée : 10 à l'époque des Machabées, au ue siècle avant notre ère, et 2 à l’époque impériale, au rer siècle de notre ère.
9 L'ARMÉE ROMAINE À L'ÉPOQUE DE LA RÉPUBLIQUE. — a) La légion. — Le noyau de l'armée romaine était constitué par la légion. La légion, au temps de la seconde guerre punique (219-201 avant J.-C.), Polybe, vi, 20; var, 9; 11, 2%, 13, se composait de quatre catégories de soldats, les hastati (1200 hommes), les principes (1 200 hommes), les triarii (600 hommes) et les velites (1200 hommes), en tout 4200 hommes, auxquels s'adjoignaient 300 cavaliers. Dans des cas spéciaux, les forces de la légion pouvaient être portées jusqu’à 5000 et même 6000 soldats. — L'infanterie des légions se divisait en trente manipuli ou compagnies, qui à l'origine se composaient de cent hommes, et étaient par conséquent identiques aux centuries ; ils prenaient leur nom de l'enseigne employée primitivement (manipulus), laquelle était une botte de foin au bout d’une perche. Plus tard, le manipulus, ayant élé augmenté de nombre, fut partagé en deux centuries, ct toutes les légions se composérent de trente manipules.— La cavalerie, formée par 300 cavaliers, se divisait en dix tua
de 30 hommes. Chaque turma avait trois decuriones, trois opliones (sorte d'adjudant) et un vexillum ou étendard.
Le commandement des légions fut variable, comme toutes les autres charges républicaines, jusqu’à la fin de la république. Les officiers supérieurs étaient six tribuni militum ; deux d’entre eux commandaient pendant deux mois, un jour chacun alternativement; au-dessous d'eux étaient les soixante centurions, qui commandaient aux soixante centuries. — La nomination des tribuns militaires était faite aux temps les plus anciens par les consuls, mais dans la suite elle fut faite dans les comitia tributa (assemblées des tribus ou des quartiers ) au moins pour les premières légions; quant aux autres, le choix resta attribué aux consuls. Ceux qui avaient été élus par les comices s’appelaient tribuni militum a populo; les autres prenaient le nom de tribuni rufuli, de Rutilius Fufus, qui avait présenté la loi en vertu de laquelle ils
pas de recrues aux légions, mais elles étaient tenues.
de donner un certain nombre de soldats de terre et de mer, selon leurs conventions spéciales avec Rome. — L'armée des soci se divisait en alæ et en cohortes. lille était composée de quatre légions, commandées par douze chefs appelés præfecti sociorum. Ceux-ci étaient nommés par les consuls de Rome, et leur, grade correspondait à celui des tribuns militaires. Il ne faut pas les confondre avec les commandants indigènes de ces troupes, qui, d'après Tite-Live, xxv, 14, 4, s'appelaient prætores. — Les socii se partageaient en ordinaires et en extraordinaires: les premiers partagés en deux ailes de dix cohortes, formant un total de 8400 hommes; les seconds, comprenant quatre cohortes de 400 hommes chacune, — La cavalerie des soc se divisait en alæ et en turmæ.
c) Aurxilia. — Jusqu'aux guerres puniques, l’armée romaine se composa des deux éléments dont nous venons
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