ABIHAÏL, fils de Huri, de la tribu de Gad. 1 Par., ν
4. ABIHAÏL., fille, ou plutôt petite-fille d'Éliab, frère aîné de David. Elle épousa Roboam, roi de Juda. IT Par., xt, 18.
5. ABIHAÏL, père d'Esther et frère de Mardochée. Esth., 1,40: 1x, 29 4
ABILA, ville capitale de la tétrarchie des Lysanias. Elle est à six heures de marche environ de Damas, à onze
δ. — Monnaie d'un Lysanias d’Abilène.
Tête diadémée de Lysanias, tournée à droite. — À. Pallas debout, tenant la Victoire de la main droite, la main gauche appuyée sur un bouclier. À l'ÈANIOY [τετράρχου] ΚΑΙ APXIEPEQE. « De Lysanias [tétrarque] et grand prêtre. »
heures de Baalbek. Ptolémée l'appelle ᾿Αδίλα Avoaviov, V, xv, 22. Elle tirait probablement son nom de la fertilité de son sol, si ce nom vient du mot sémitique ᾿αδδὲ, « prairie, plaine verdoyante. » Située sur le versant oriental de l'Anti-Liban, dans un district arrosé par les eaux du Barada (voir ABANA), elle était traversée par une des routes qui se dirigeaient de Damas vers la mer Méditerranée. On y arrive aujourd’hui, par le sud, en se rendant de Damas à Baalbek. Après avoir franchi une gorge étroite, on voit s'étaler devant soi un vallon qui s'étend en longueur du sud au nord. Là il est fermé de nouveau par un étroit passage où coule le Barada, dans un lit qui n’a pas plus d’une cinquantaine de mètres de largeur, entre deux murs de rochers à pic, hauts de deux cents à deux cent cinquante mêtres, sur une longueur d'environ cent quatre-vingts mètres. Voir le plan, fig. 6.
C'est au milieu de ce vallon qu'a fleuri jadis la capitale de l'Abilène. Elle est devenue aujourd'hui le petit village de Souq-Ouadi-Barada (Foire de l'ouadi Barada). Sa situation est très pittoresque. Il s'élève sur la rive droite de la rivière, au milieu de jardins. Les inscriptions qu'on y ἃ trouvées attestent que c'est là le site de l’ancienne Abila. Dans l’une d'elles, qui ἃ trait à la partie de la voie romaine taillée dans le roc vif, dont on voit encore les restes au nord de Souq, il est dit des empereurs Marc-Aurèle et L. Verus : « Viam fluminis vi abruptam interciso monte restituerunt.. impendiis Abilenorum. » Le nom d'Abila ne s'est même pas tout à fait perdu. Au sud-ouest de Souq, sur la montagne, on voit un tombeau qui porte encore le nom de Kabr-Abil. Une fausse interprétation de ce nom en ἃ fait le tombeau d'Abel, fils d'Adam. Abila occupait une plus grande étendue que le village actuel : elle s'étendait plus loin au nord et à l'est sur la rive gauche, comme l'attestent la route antique, un aqueduc, des tombeaux, des ruines de temple, etc,
51 ABILA — ABÎME 52
La ville d'Abila n'est point mentionnée dans l'Écriture, mais elle donne son nom à l’Abilène, dont parle saint Luc, ur, 1. Cet évangéliste est d'ailleurs le premier qui ait mentionné le nom de ce pays. Pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne, Abila fut le siège d'un évêché dépendant du patriarcat d'Antioche. Un de ses titulaires, appelé Jourdain, assista au concile de Chalcédoine en 451 ; un autre, Alexandre, est nommé sous l'empereur Justin,
Tombeau Ε d'Abel ?Ù =
dapres J.L.Porter