ACHAB — ACHAÏE
l'Orient, τ. 1v, p. 77-79. Plus tard, Achad perdit son rang de capitale; mais les plus anciens souverains de Babylone tinrent à honneur de joindre à leur titre celui de roi de la région d'Akkad, Sar mat Akkad ; et le nom d'Akkadien, Akkadu, paraît être demeuré l'appellation ethnographique pour la portion septentrionale de la Babylonie, tandis que celui de Sumir semble avoir été réservé à la partie méridionale. Malgré le déplacement de la royauté, Achad continua à jouer un rôle important jusque sous la domination des Perses. Cette ville est mentionnée dansles inscriptions égyptiennes d'Amenhotep IL (xvrre dynastie), qui s'en empara, ainsi que de Ninive. Jusqu'à présent son histoire ne paraît pas, comme celle d’Arach, liée intimement avec les aventures d'Isdoubar, le Nemrod chaldéen. Anounitou, l'Istar ou la Vénus du matin, était la déesse protectrice d’Achad.
Pendant longtemps les assyriologues ont donné du nom de cette ville la lecture erronée Agan&é ; cette méprise, due à la polyphonie du dernier signe cunéiforme, qu'on peut lire πᾶ ou dé, a contribué à prolonger l'ignorance des exégètes relativement à la situation véritable de la ville nemrodienne.
Les anciens avaient cru la retrouver dans Nisibe : c'était l'opinion des Targums, de saint Éphrem, desaint Jérôme, d'Aboulfaradije ; mais cette ville est beaucoup