ACHAN — ACHAZ
pensent que ce procédé, aussi bien pour la, première investigation que pour les suivantes, fut la consultation mystérieuse par l'urim et le thummim, si fort en usage parmi les Juifs dans les dangers et les difficultés, Voir Urim rx THummim. Il est à remarquer que dans ce passage, Jos., vit, 14-18, notre même terme latin tribus, répété quatre fois, est rendu en hébreu trois fois par le mot $ébet, ÿ. 14 et 16, et une fois par celui de mattéh, ὃ. 18, l'auteur se servant de l’un ou de l’autre selon le point de vue du moment; car Sébet désigne plutôt la tribu dans sa cohésion politique, tandis que mattéh vise surtout la multitude des éléments qui la composent. Cf. Jos., xmt, 33; xviu, 2-4, Cette remarque, faite au passage, réduit à néant le système des rationalistes, qui prétendent donner au livre de Josué deux auteurs différents, parce que, d'après eux, plusieurs expressions, et entre autres celle de Sébet à l'exclusion de mattéh, et réciproquement, seraient des caractéristiques de deux fragments du livre essentiellement distincts. Cf. Nachtigal, dans Heukes Magasin, IV, u, p. 362 et suiv.; Bertholdt, Einleitung, t. 111, p. 849 et suiv.; Van Heverden, Disputatio de libro Josue, etc. Achan découvert confessa humblement sa faute, et l'on trouva, enfouis dans le sol de sa tente, les objets qu'il s'était appropriés. Il n'y avait plus qu’à exécuter sur le coupable la sentence prononcée par Dieu. À quelque distance de là, dans le voisinage de Galgala, s’étendait une large vallée, sur les collines de laquelle pouvait s’étager tout un peuple de spectateurs. Il s'y trouvait aussi, et en grande quantité, des pierres descendues des hauteurs voisines ou roulées par le torrent. Ce fut l'endroit désigné par Josué pour le lieu de l’exécution. Achan y vint, conduit par le peuple, avec ses fils et ses filles, ses troupeaux de bœufs, d'ânes et de brebis. On y apporta aussi sa tente, tous les objets à son usage, enfin le manteau de Sennaar, les sicles d'argent et la règle d’or, qui furent accumulés en une seule masse avec les victimes. Alors Josué donna le signal, en prononçant une courte formule imprécatoire, dans laquelle, par le changement d’une lettre en une autre (#, 2, changé en r, 7, à la fin du nom d’Achan), il tira du nom même du coupable la signification de son châtiment : ‘Akartänt ya‘ekork& Yehoväh. « Tu nous as troublés, Jéhovah te troublera. » Jos., vir, 25. À ces paroles, une grêle de grosses pierres tomba sur lé coupable et les autres victimes vouées à la mort, et bientôt, leurs cadavres avec les objets destinés à la destruction ayant été consumés par le feu, il ne resta d’Achan et des siens qu'un monceau de cendres sur lequel les Juifs élevèrent un amas de pierres, pour demeurer le mémorial du erime et du châtiment. La vallée elle-même reçut le nom de cet événement; elle s'appela « vallée d’Achor », ‘Akôr, « troublant ». Cf. Osce, τὶ, 15; Is., Lxv, 10, A l'époque où l'auteur du livre de Josué racontait cet épisode, le monument était encore debout. Jos., vit, 26. Le châtiment d’Achan a souvent servi d'exemple aux saints Pères et aux auteurs spirituels pour faire ressortir la gravité du péché de sacrilège. P: RENARD.
ACHAR (hébreu : ‘Êger, se dit d’une plante déracinée et transplantée; au figuré, étranger établi dans un pays; Septante : ’Ax6p), troisième fils de Ram, de la tribu de Juda. 1 Par., 11, 27.
ACHAT. Voir ÉCHANGE, COMMERCE.
ACHAZ (hébreu : ‘Âhäz, « possesseur, » ou plutôt, en sous-entendant Yo ou Yeho, «Jéhovah possède ; » Septante : "Ayaë), roi de Juda de 74% à 728 avant J.-C, fils et suecesseur de Joatham. Il était âgé à son avènement au trône de vingt ans d'après la Vulgate, de vingt-cinq d'après le keri du texte hébreu, les Septante, les versions syriique et arabe et quelques manuscrits latins, IE Par., xxvnt, 1; ce qui paraît se concilier mieux avec les vingt-cinq ans qu'avait Ézéchias, fils d'Achaz, quand il succéda à son père, qui en avait régné seize; autrement il faudrait dire,