‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 79 sur 474 · Vue d'Achazib d’Asér. D'après une photographie · texte numérisé non relu

Vue d'Achazib d’Asér. D'après une photographie

ἃ bon droit, avec les interprètes anciens et modernes, identifier Chezib avec Achazib 2.

Enfin, quelques auteurs assimilent Achazib 2 avec Cozéba, dont fait mention le texte hébreu dans I Par., 1v, 22. Ceux, en effet, que la Vulgate appelle « les hommes de men-

songe » sont les « hommes de Cozéba », rangés parmi les descendants de Sela, fils de Juda, par allusion sans doute à leur lieu d'origine. Cependant Conder distingue Achzib de Chozéba, qu'il place plus à l'est, à Koueiziba, dans Palestine Exploration Fund, Quart. St., 1875, p. 13, et Handbook to the Bible, Londres, 1887, p. 408.

A. LEGENDRE

ACHIA, ACHIAS, hébreu : ’Akiyäh, « mon frère, c'est-à-dire ami est Jéhovah; » Septante : ᾿Αχιά. La Vulgate, dans plusieurs endroits, ἃ traduit la forme hébraïque ’Ahiyäh par Ahia. Voir AA.

4. ACHIAS, fils d'Achitob, portait l'éphod à l'époque de Saül, 1 Reg., xiv, 3, c'est-à-dire qu’il était grand prêtre des Israélites. I était l'arriére-petit-fils d'Héli par son père Achitob et son aïeul Phinées. Il ne paraît en scène qu'une seule fois dans l'histoire de Saül. C'était pendant une expédition contre les Philistins; le roi d'Israél, avec six cents hommes, campait à Gabaa de Benjarain, lorsque son fils Jonathas eut l'idée, inspirée peut-être par Dieu, d'atta-

tante à traduire ainsi le passage qui nous occupe : « Apporte l’éphod (car il portait l'éphod en ce jour en présence d'Israël). » Quoi qu'il en soit, Sauül voulait consulter l’oracle divin, pour savoir ce qu'il devait faire dans celte circonstance imprévue, où Dieu se manifestait visiblement en faveur de l'armée israélite. Mais, comme il parlait encore au prêtre, un tumulte plus fort et toujours croissant se fit entendre dans le comp des Philistins. « Abaisse ta main, » dit Saül à Achias, qui se mettait en devoir de consulter l’oracle. La conduite à tenir devenait, en efet, évidente : il fallait profiter du désordre extréme où se trouvaient les ennemis pour fondre sur eux et changer leur déroute en désastre. C'est ce que firent Saül et les siens. I Reg., x1v, 19-93. Achias n'est plus nommé après cet épisode; d'ailleurs il dut mourir peu après, puisque, quelques années plus tard, c'est Achimélech, autre fils d'Achitob, et par conséquent frère d'Achias, | Reg., XXII, 9, qui est revétu du souverain pontificat et donne à mänger à David les pains de proposition. 1 Reg., XXI, 1-6. Quelques interprètes pensent cependant qu'Achimélech n'est pas différent d'Achias, et que ces deux noms, qui ont peut-être la mème signification (Achias = frère ou arni est Jéhovah; Achimélech — frère ou ami est le roi [d'Israël, Jéhovah]), désignent un seul et même fils d'Achitob. Voir ACHIMÉLECH 1. E. DupLessy,.

2. ACHIA, fils d'Ahod, descendant de Benjamin par Balé. 1 Par., var, 7.

3. ACHIA. D'après les uns, cinquième fils de Jéraméel, fils d'Hesron, de la tribu de Juda. Cependant, comme l'hébreu n’a pas la conjonction et avant ‘Ahiyah, ce pourrait bien être plutôt le nom de la première femme de Jéraméel. 1 Par., 11, 25. Le contexte favorise cette interprétation, ÿ. 20.

4. ACHIA, lévite, chargé de garder les trésors du temple sous David, 1 Par., xxv1, 20, Au lieu de lire *Ahiyah, les Septante ont lu A héhem, et traduisent par ἀδελφοὶ αὐτῶν, « les lévites leurs frères. »

5. ACHIA, fils de Phinées dans la généalogie d'Esdras, IV Esdr., 1, 2. Omis dans la généalogie, 1 Esdr., var, 2.

ACHIACHARUS (Septante : ᾿Αχιάχαρος, ᾿Αχείχαρος; le nom hébreu devait être ’Ahi'aharôn, « frère posthume »). Tobie (Septante), 1,'21, 22; 11, 10; χιν, 10. Fils d'Anaël et neveu de Tobie, à la cour de Sacherdon ou Asarhaddon, roi de Ninive, où il était échanson, garde du sceau, intendant et inspecteur des comptes. Il secourut Tobie dans son malheur. Voir NABATH.

ACHIM (Nouveau Testament : ’Ayetu), de la tribu de Juda et de la famille de David, fils de Sadoc et père d'Éliud, Matth., 1, 14, dans la généalogie de Notre-Seigneur Jésus- Christ. (En hébreu, son nom devait être Yakin, « Jéhovah l'affermit; » les Septante rendent Yakin par ’Ayiu, I Par., Χχιν, 17, et par ’Ayeiv, Gen., xLvI, 10.)

ACHIMAAS, hébreu : "À Aima'‘as, « mon frère est en courroux ; » Septante : ᾿Αχιμάας.

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