‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 100 sur 398 · CYR · texte numérisé non relu

CYR

Plusieurs dé ces Juifs de la Cyrénalque embrassèrent ta fol chrétienne, Aci. 44, 20. 13, 4., mais un grand nombre aussi furent comptés dans les rangs des adversaires de l'Evangile, et saint Luc les cite parmi les plus violents de ceux qui s'élevèrent contre Etienne, A<t. 6, 9. — Apres la desirurtlon de Jérusalem pâr Titus, les Juifs de Cyrène se soulevèrent contre Catulle, gouverneur de cette province; mais ils furent facilement réduits et écrasés.

CYRÉNIUS, forme grecque du nom de Publius Sulpichis Quirinus, sénateur romain, que l'histoire profane nous apprend avoir été cOnsul l'an 742 de Rome, puis 758, cinq ans au moins après la naissance de Jésus, gouverneur de la Svrie, et de la Judée qui y était annexée. Après l'exil d'Archélafls, il fut chargé de faire Un recensement ou dénombrement du peuple. Jésus était peut-être alors âgé de dix ans. Ces données semblent en contradiction avec ce qui est dit Luc 2, 2. que le premier dénombrement (celui pendant lequel naquit notre Sauveur) fut fait lorsque Cyrénius avait le gouvernement de Syrie. Il y aurait, en effet, une faute de chronologie à rectifier, 4° si l'on ne pouvait pas traduire : ce dénombrement se flt avant celui qui arriva lorsque Cyrénius avait le gouvernement de la Syrie ; ou encore : ce dénombrement se flt avant que Cyrénius, etc., 2° Si Tort ne pouvait pas admettre que Cyrénius, alors gouverneur de la Cillcie, ait été envoyé en Syrie avec mission extraordinaire, pour présider à un dénombrement de la Syrie et de la Judée (Pétau, Grotlus, Ussérius), pendant que Sentius Saturninus était gouverneur de la Syrie (Tertullien); 3° si enfin il n'y avait pas des doutes sur l'authenticité de ce verset (Thêod. de Bèze dans ses trois premières éditions, OlshaUsen, et d'autres commentateurs).

Ce ne sont pas même la toutes les explications que l'on peut donner, et la première seule suffi rail ; on en trouvera d'autres encore à l'article Quirinus, dans Winer, qui du reste ne les admet ni les unes ni les autres, et conclut simplement pour son compte à un lapsus meinorix chez saint Luc : il y avait plus de soixante et dix ans que les choses s'étaient passées, et rien n'était plus facile que de confondre deux recensements si rapprochés, et dont la distinction he pouvait pas avoir un bien grand intérêt pour l'histoire sacrée et pour l'éditication des fidèles.

De ces deux dénombiertients, le premier fut plus général, et pour tout l'empire ; le secdhd ne regardait q>e la Judée : c'est a ce dernier que Garriaiii'1 fait allusion, Act. 5, 37.

CYRUS, flls de Cambyse, roi de Perse, et de Mandahe, fille d'Astyage, roi des Mèdes. Il existe Un grand nombre d'histoires el de Bihfc-raphies, toutes différentes de ce prince fa-

riieux, par îîè'rddoje, Xénophon, Ctésiàs, Justin, Valère Maxime, Diodore de Sicile, etc., sons parler de toutes les fables et traditions orientales auxquelles sa prodigieuse carrière a donné naissance. Nous nous en tiendrons pour le moment aux données de Xénophon (Cyrop., 4, 107. sq.). D'après cet historien, Cyrus vécut jusqu'à Sa douzième année â la cour de son aïeul m;iternel, fut mis, a l'âge de seize arts, â la tête d'une armée envoyée contre le roi d'Assyrie qui avait fait une irruption dans les Etats d'Astyage, et remporta la victoire après une suite "de brillants succès, Rappelé par son père, il rentra en Perse et devint général en chef des troupes de Cambyse; Il fit la guerre tantôt pour son compte, tantôt pour celui de son oncle Cyaxare 11, fils et successeur d'Astyage, qui venait de mourir; il vainquit successivement le roi de Rabylone et ses nombreux alliés, puis Crésus, roi de Lydie, ce malheureux qui s'estimait le plus fortuné des mortels, et qui sur le bûcher fatal s'écria par trois fois : Solon! Solon! Solon! se rappelant que ce sâge Athénien lui avait dit un jour qu'on ne pouvait se prononcer sur le bonheur de personne avant que sa carrière f&t entièrement terminée. CyrUs ayant appris ce fait rendit â l'Illustre captif la vie avec la liberté, ri se Ht un ami d'un ennemi. Après avoir porté ses armes triomphantes dans presque toute l'Asie Mirieure, îl repassé l'Euphriite, marche conlre l'Assyrie et vient assiéger Babylone. Cette Ville est thiprenable, ses murailles n'ont rien â redouter, ses habitants ont des prbvislons pour plus de vingt aHtiées, le siège est inutile; Cyrus alors conçoit le projet gigantesque de détourner le cours dil fleuve : les eaux vont se perdre dans les marais et les plaines voisines, et pendant que Nabouned (v. Belsatsar) s'abandonne avec tout l'orgueil de la sécurité aux débauches orientales, Cyrus s'àvahçant par le lit de l'Euphrate pénètre dans la ville (538 av. C.) et brise â jamais la puissance babylonienne, la monarchie des Calriéens, la tète d'or qui va être remplacée dans l'empire universel par la poitrine et les bras d'argent, Dart. 2, 32. 38. 39. Il Tait en même temps préparer un palais poilr sort oncle Cyaxare. et reçoit de lui en récompense de ses longs et nombreux servies la main de sa fille unique (sa coilsine germaine), et avec elle le droit de succession à l'empire. Cambyse meurt, Cyaxare meurt, et Cyrus, le puissant bélier â deux cornes, Dan. 8, 3. 20., monte sur leurs deux trônes, et règne a la fois sur la Perse et sur les Etats médo babyloniens, 536 av. C. — A peine investi de l'empire, I on des Premiers Usages qu'il fait de son autorité, c'est de publier un édlt par lequel il permet aux Juifs de retourner dans leur patrie, Esdr. 4, 4. 5, 43. 6, 3. 2 Chr. 36,

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