DAR
Pour l'étude de ce livre difficile, v. le Commentaire de Calvin, l'Apologétique de Sack, Hengsienberg's Beitrage zur Einl. in das Aile Test., le commentaire de Haevernkk ; en anglais Tregelles, et en français les Leçons sur le proph. Daniel, de M. Gaussen.
DANÎSA, Jos. 15, 49. ville de Juda située dans les montagnes.
DANSE. De tout temps les Hébreux paraissent avoir élé grands amateurs de la danse, Prov. S6, 7. Eccl. 3, 4. C'étaient principalement les femmes et les jeunes filles qui s'adonnaient à cet exercice, Jér. 34, 4. Jug. 24, 21 ., et les enfants les imitaient dans leurs jeux au milieu des rues, Matth. 41, 17. Luc 7, 32.; plus ordinairement, les danses se composaient de chœurs et de groupes; on voit cependant aussi quelques exemples de solos de danse, 2 Sam. 6, 14. 16. Matth. 14, 6. Elles faisaient partie des réjouissances particulières, Luc 15, 25.; on les trouve aussi pratiquées dans les réjouissances publiques, accompagnant les récoltes, Jug. 9, 27., les fêtes politiques, 1 Sam. 48, 6. 21, 41. 30, 16., et même les fêles religieuses, Ex. 15, 20. Jug. 24, 49-21. 2 Sam. 6, 5. 14. v. aussi Ps. 149, 3. 150, 4. où le mol traduit par flûte semble plutôt désigner la danse (vers, anglaise, Hengstenberg, Stier, de Mestral). Les femmes s'accompagnaient du tambourin, Jér. 31, 4., quelquefois on y joignait le chant, 4 Sam. 48, 7. 21 , 4 4 ., et des instruments de musique, cym
baies el autres, 2 Sam. 6, 5. Ces danses, en I ment, sera celui qui te délivrera, avait-ii dit à
lyage) et connu dans les historiens grecs sous le nom de Cyaxare II (Jos., Aniiq., X, I I, 1.), d'Astyage dans l'apocryphe Dan. 44, 4. Ce fut lui qui avec le secours de Cyrus son neveu réunit à ses Etats l'empire babylonien (538 av. C), et commença la seconde monarchie annoncée par Daniel. Sur la lin de son règne, il se livra à la mollesse et aux plaisirs, et abandonna l'exercice de l'autorité royale à Cyrus dont il avait fait son gendre, el qui bientôt fut son successeur dans les empires réunis. Le trait >iïm ipal de son règne est, à côté de son alfeclion et de son estime pour Daniel, la faiblesse avec laquelle il signa le fol édit qui défendait à tous ses sujets d'adresser des vœux à un autre qu'à lui pendant l'espace de trente jours; celte impie mesure qui flattait son orgueil, et qu'il n'avait pas examinée davantage, eut pour conséquence (comme elle avait eu pour motif chez les ambitieux ennemis du prophète) l'arrestation de Daniel el sa condamnation. Darius, esclave de sa parole elle jouet de ses courtisans, (Tut devoir livrer celui qui avait élé établi naguère gouverneur de toutes les satrapies du royaume, et le fidèle fui jeté aux lions. Au milieu de ces bètes féroces et affamées, le vieillard passa une nuit plus tranquille que le malheureux monarque dans son palais et sur sa couche royale. Darius avait cependant quelque faible espérance; un miracle ne lui paraissait pas impossible : Ton Dieu, lequel tu sers incessam-
général d'un caractère religieux, se justifiaient par le besoin naturel à l'homme d'exprimer sa joie , sa reconnaissance pour son Dieu , aussi bien par les mouvements de son corps, que par les sons de sa voix ; mais elles n'avaient aucun rapport avec 1rs dissipations et les danses toutes charnelles, habituellement voluptueuses, des bals et ballets modernes. On peut conjecturer d'ailleurs qu'elles ressemblaient à quelques égards aux danses à la fois énergiques el gracieuses de l'Orient actuel. Plus tard seulement on vil paraître dans le voisinage de la Palestine, el peut-être en Palestine même, des danseuses étrangères , prostituées et musiciennes , vraies bayadères, parcourant les villes, et les amusant de leurs chants et de leurs danses, Es. 23. 46.
DARDAH, 4 R. 4, 31., t>. Ethan.
DARIUS. Trois rois de ce nom (Daryavesh) sont mentionnés dans l'Ecriture, et le nom même de Darius qui signifie en persan vn roi, semble indiquer que c'était une espèce de titre dynastique commun à tous les rois de ce pays, mais plus particulièrement porté par quelquesuns.
1° Le premier dont la Rible nous parle, Dan 5, 34. est Darius le Mède fils d'Assuérus (As-
Daniel; mais avec celle faible foi de païen, chargé d'ailleurs, dans sa conscience, d'un meurtre qu'il se reprochait à lui-même, parce pi'il eût pu le prévenir el l'empêcher, fatigué peut-être aussi de se voir la viclime de ses insolents serviteurs, Darius ne put fermer l'œil de toute la nuit ; il se rendit à l'aube du jour, el en grande hâte, vers la fosse des lions, pour voir si Dieu avait, dans sa bonté, réparé le mal que lui, dans sa folie, avait ordonné ou laissé faire. Daniel était sauvé; on ne trouva en lui aucune blessure , parce qu'il avait cru en son Dieu. Alors Darius, comme tous les esprits faibles qui passent promi tement d'un extrême à l'autre, fit jeler aux lions les accusateurs du prophète et leurs familles, pensant, par sa cruauté, racheter sa faute el expier sa faiblesse. Il réintégra Daniel dans ses fonctions, et publia un édit remarquable qui semble prouver que la délivrance miraculeuse de son ministre favori avait produit une profonde impression sur son âme, Dan. 6.
2° Darius fils d'Hystaspe, qui, à l'aide du hennissement frauduleusement obtenu de son cheval, monta sur le trône après le mage Smerdis, vers l'an 521 av. C. La 2e année de son règne, et à la parole d'Àggée et de Zacharie, il con-