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ses amours avec Endymion, à la lune. Quelques poètes la font encore présider aux accouchements, sous le nom de Lucine. Le plus célèbre de tous ses temples était celui d'Epbèse. Un fanatique, possédé du désir de s'immortaliser, y mit le feu la même nuit que naquit Alexandre le Grand (356 av, C). Mais il fut bientôt reconstruit par l'ardente dévotion de ses sectateurs dans toute l'Asie; bâti sur les dessins du fameux architecte Ctésipbon, ou Cbersiphron, il avait 453 m. de long et 79 de large; l'extérieur était décoré de tout ce que la nature et l'art offrent de plus précieux; l'or, l'argent, les pierreries, les tableaux, les statues y étaient prodigués; on y comptait entre autres 427 colonnes, dont chacune avait été érigée par un roi ; le toit était en bois de cèdre; l'autel avait été sculpté par Praxitèle. Ce nouveau temple fut l'une des sept merveilles du monde, et la mémoire de la déesse ne périt point dans la grande ville dont elle était la patronne ; nous voyons même, Act. 4 9, 24. sq., un orfèvre faire son principal travail de la fabrication de petits temples d'argent, ou de médailles représentant l'effigie de ce monument illustre de l'architecture ancienne et du paga-
Le passage Jér. 7, 4 8. (cf. 44, 43. 44, 47. 48. Ez. 46, 45.) se rapporte probablement au culte de Diane.
D1BLA, ». Beth-Diblatbajim.
DIBON (intelligence), 4° ville amorrhéenne située dans une plaine au nord de l'Arnon.Lors de la conquête du pays de Canaan, nous la voyons d'abord entre les mains des Gadites, Nomb. 32, 34., d'où elle prit le nom de Dibon- Gad, que Moïse lui donne quand il l'indique comme un des campements des Israélites dans le désert, Nomb. 33, 45. Plus tard, elle fut assignée à la tribu de Ruben, Jos. 43, 47. Du temps d'Esaîe, elle était tombée entre les mains des Moabites, Es. 45, 2. Jér. 48, 22. C'est probablement la même ville qui est appelée Dimon, Es. 45, 9., et saint Jérôme dit que de son temps encore on l'appelait indifféremment Dimon ou Dtbon, à cause de la ressemblance des lettres. — On trouve aujourd'hui dans cette localité des ruines qui portent le nom deDibân ; Seetzen et Burckbardl les ont visitées. — 2° Ville de Juda, Jos. 4 5, 22. Néh. 4 4, 25.; elle subsistait encore du temps d'Eusèbe; elle est appelée binon dans le dernier des passages cités, et Dimona dans le premier.
D1DKACHME, Malth. 47, 24., monnaie grecque valant 2 drachmes, et équivalant à peu près * un demi-sicle hébraïque. (4 fr. 66 c.)
UIDYME, Jean 44, 46. 20, 24., nom grec de l'autre Thomas, ces deux mots signitianl l'un et l'autre jumeau. Ces noms devaient rappeler ^os doute la naissance de l'apôtre, et la tradi-
tion lui donne effectivement une sœur jumelle nommée Lysia (Patres apostol. Ed. Coleler., I, p. 272, cf. p. 504). D'après Eusèbe, 4, 43. Thomas aurait été le même que Judas, frère de Jésus; c'est ainsi que le veulent également les Actes de saint Thomas (v. Coteler.); celle parenté donnait au surnom de Didyme une signification tout â fait grande et honorable ; mais rien dans l'Ecriture n'appuie cette tradition, et il est plus qu'évident que notre Sauveur n'a pas eu de frère jumeau, ». Thomas.
DIEU. Si les noms doivent rappeler les caractères essentiels de ceux qui les portent, l'Etre suprême, l'Esprit éternel et souverain, celui qui habite une lumière inaccessible, ne pouvait recevoir son nom des hommes; il a dû se nommer lui-même et se donner les noms les plus convenables à sa nature et à son essence. Plusieurs des noms qui lui sont donnés dans l'Ecriture sont plutôt des appel latifs, ou des qualificatifs, comme le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Rocher d'Israël, le Saint, le Père, la Sages.se, le Sauveur, la Lumière, etc. (v. les Concordances, et en particulier le Dictionn. des Parallèles qui éoumère environ 70 ou 80 désignations de ce genre). Mais les deux noms qui reparaissent le plus souvent, soit dans l'Ancien, soit dans le N. T., et que l'on peut plus particulièrement regarder comme les noms propres de Dieu, sont Jéhovab (l'Eternel, q. v.) et Elohim (Dieux, ou Seigneurs). Le nom de Jéhovab, ou plutôt en hébreu 1HVH, car les voyelles manquent dans les anciens textes hébraïques, et la vraie prononciation de ce mol n'est pas connue (Ha> vernick propose lahveb), vient du verbe havah ou hayah qui signitie exister, être : Dieu est celui qui est, Ex. 3, 4 4.; il est par lui-même, il est la source de l'être, Act. 47, 28. Son existence n'est limitée par rien; le seul génitif qui soit quelquefois uni à ce nom est celui de Zébaotb, l'Eternel des armées, Ps. 46, 7., car il n'est le Jéhovab d'aucune autre chose que de la création tout entière, qui obéit à ses ordres comme une armée à son chef. Le nom d'Elohira indique davantage la puissance, la souveraineté, la divinité dans le sens le plus abstrait et le moins personnel, comme les mots état ou gouvernement peuvent désigner le roi ou l'autorité souveraine d'un pays. Elohim, c'est le maître absolu, sans que ce mot, qui a une portée philosophique plutôt que religieuse, emporte aucune idée d'unité, de sainteté, de bienveillance, ou autre : c'est le Dieu de tous les peuples. Jéhovab esl au contraire le Dieu qui s'est révélé comme un Dieu unique, saint, parfait, miséricordieux. Elohim est le Créateur du monde, Jéhovab est le Rédempteur des hommes. De la l'emploi divers de ces deux noms qui ne se confondent pas l'un avec l'autre, et doul les