‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 116 sur 398 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

en syriaque), femme demeurant ù Joppé, disciple, pleine de bonnes œuvres et d'aumônes qu'elle faisait, Act. 9, 36. Elant morte après une courte maladie, on lava son corps et on le déposa dans une chambre haute; puis pendant que les malheureux menaient deuil auprès d'elle en pleurant, les disciples ayant su que Pierre était à Lydde, où il venait de guérir un homme paralysé depuis plusieurs années, espérèrent que peut-être il pourrait rendre à la vie celle qu'ils aimaient comme leur bienfaitrice, et envoyèrent auprès de lui deux hommes pour le prier de venir sans délai. Pierre étant arrivé monta dans la chambre haute, où il vit le beau' spectacle de ces veuves et de ces pauvres qui, pour toute oraison funèbre, montraient les robes et les vêtements que Dorcas avait travaillés pour eux. Alors, les ayant fait sortir à l'exemple de son maître, Matth. 9, 25. Marc 5, 40., et sans doute pour mieux pouvoir se recueillir1 l'apôtre se mit à genoux auprès du lit funéraire! et pria; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève- toi ! Elle ouvrit les yeux, et voyant Pierre elle s'assit. Et lui ayant donné la main, il la leva et la présenta aux saints et aux veuves qui se trouvaient là. Ce miracle fut connu de toute la ville de Joppe, et un grand nombre de personnes crurent à la prédication de l'Evangile qui opérait des choses si merveilleuses:

DOTHAIN, Gen. 37, 17., ou Dothan, 2 R. 6, 13., ville de Palestine qui se trouvait dans une gorge de montagnes, non loin de Jizréhel, sur la route que les caravanes prenaient pour se rendre d'Egypte en Galaad. v. Elisée.

DRACHME, monnaie grecque qui passa en Palestine après l'exil, 1 Chr. 29, 7. Esd. 2, 69. 8, 27. Néb. 7, 72., et qui était surtout en usage à l'époque de Christ, Luc 15, 8. 9. Il y en avait plusieurs espèces, qui valaient de 45 à 83 centimes.

DRAGON, Es. 43, 20., v. Chacal. — Dragon, ou Serpent ancien, Apoc. 12 et 13, v. Serpent. — Fontaine du Dragon, Néh. 2, 13., r

DROGUES, Gen. 37, 25., v. Stacte.

DROITURIER, Jos. 10, 13., v. Jasar.

DRUSILLE. Féconde en maris, cette femme qui est nommée Act. 24, 24. comme l'épouse du procurateur romain Félix, était fille d'Hérode Agrippa le Grand, Act. 12, 23., et sœur d' A grippa le Jeune : elle avait été fiancée d'abord à Antiocbus Epiphanes; mais comme celuici n'avait pas voulu embrasser lu judaïsme, elle épousa Azizus, prince d'Einessa, puis finit par se laisser séduire par Félix, dont elle eut un fils, Agrippa, qui périt plus tard, comme elle, par une éruption du Vésuve. Ces deux époux, curieux d'entendre le prisonnier chrétien, le firent comparaître; mais comme il leur parlait de justice, de chasteté, de jugement à venir,

Félix tout effrayé le renvoya en lui disant - Pour le moment va-t'en, et quand j'en aurai la commodité je te rappellerai. -Drusille passait pour la plus belle femme de son temps, mais non pour la plus chaste.

DUCS, Dan. 3, 2. 3., le même mot qui est ordinairement traduit par gouverneurs, Est. 3 12. Esd 5, 3. C'était une charge d'administration, inférieure à celle des satrapes; v. Baillis Le mot traduit par ducs, Gen. 36, 15. sa sieni'

Smïl ^f5' f"*8 (de fami,,e 011 * ïribE .

i«? . ï en'CV° Vi,,e de ,a tribu de '««te, Jos. lo 52 (juj. Daumeh); * peuplade arabè

descendant d'Ismaël, Gen. 25, 14. Es. 21 11 Le territoire qu'elle occupait est peut-être indique aujourd'hui par une ville située dans la provmce de Nedschend, sur la frontière de l'Arabie et du désert de Syrie, et qui porte le nom de Dumaih-Aldschandel. eienom DURA. Nom d'une plaine de la Babylonie

lone était bâtie, Dan. 3, i. Hérodot., 1

i accep-

EAU. L'eau a dans l'Ecriture diverses

X'L gdUeéehSrt E,,e SC Pr™d d'abord C loute

Sam Îk ii f°o e" gén*ral< Deu<- 23, 4. « ^m. 25, 11. 1 R. |3 E|Je j dj >

mille, ascendante ou descendante les ancêtres ou la postérité, Es. 48. 1 fCf fi i J2 n Nomb. 24, 7. Prov 5 i V / ' 6?' î6^ set doir ™ • JJ i • ' 5' <6' ; ce dernier ver-

d'une feml r S're P3r ,C fUtur' ,e bonheur ne femme fidèle y est représenté sous l'image

d une fontaine abondante dont les eaux se ré

Ai." ù"! ri,Ces?aenl iU **" « Ailleurs les eaux marquent des peuples nomma2^ " ■ E"es ^"ifi"ntPauss?°des malheurs, Lam. 3, 54. Ps. 69, 1 124 4 s ou les larmes, Psm 9, , 36. ^ ^

X^ad,Z;2,' ?' *r Dieu comp^ J

débîuS iî, 7 . ,es' comme ce,ui des femme*

débauchées, à des eaux dérobées et étrangères Prov. 9, 17. -Dans le passage Jér. 15 «ta»

nomënet/l0,npe,,t \ *™ Une al,usi°;' au !**■ noniène du mirage, alors que le vovageur altéré

ZZ ™tr, tT ,C ,0inlain un la< âumilieu des sables et hâte sa marche sans pouvoir approcher de cette eau qui n'en est pas une - des ep?u* P,u,s «fies sont mentionnée^ Es 33 16

Il est parlé fréquemment des eaux supérieures et des eaux inférieures, de celles d'en haut et de celles d'en bas, des eaux de l'abîme, du grand abîme, etc., Gen. 1, 6. 7. 7,11. Ex. 15, 5. Deut. 8, 7. 33, 13. Es. 51, 10. C'est à l'c-

ÉRÈ

ÉCA

poque de la création que les eaux de la (erre et celles du ciel furent séparées ; au moment du déluge elles se réunirent pour noyer et détruire l'ancien monde.

Les eaux de la contestation de Kadès sont le nom historique d'un lieu qui fut pour Aaron et Moïse une occasion de cnule ; ce nom lut donné à l'endroit pour perpétuer le souvenir du péché de ces deux grands nommes de Dieu. Elles s'appellent en hébreu Mé-Méribah-Kadès, Deut. 32, 51. et sont diversement traduites dans nos versions, tantôt par eaux de contestation, tantôt par eaux de dispute , ou eaux de la dispute, ou eaux du débat : une traduction plus uniforme, eu étant plus exacte, rappellerait aussi davantage ce qu'il y a de nom propre dans ce surnom d,onné à Kadès ; v. Meribah; v. aussi Mara, Mérom, etc.

On trouve au ch. 5e des Nombres, v. 42-31., l'institution des eaux amères ou eaux de jalousie, destinées à faire reconnaître au mari soupçouneux la faute ou l'innocence de sa femme (v. Adultère). Celte épreuve était une espèce de jugement de Dieu, mais différait des épreuves du moyen âge en ce que par sa nature elle était inoffensive et qu'il fallait un miracle pour punir, tandis que ces dernières étaient toujours dangereuses par elles-mêmes et que le miracle était nécessaire pour sauver; la loi divine, comme toujours, était davantage protectrice, l'épreuve des hommes était plus cruelle. — L'intervention constante de l'Eternel était dans cette épreuve, plus peut-être que dans toutes les autres, une nécessité, parce que si la femme coupable ne succombait point, elle et son complice pouvaient dès ce moment regarder tout |e système de Moïse comme une imposture, et tourner sans crainte en ridicule toutes les superstitions d'une religion faussement ainsi nommée, impuissante à découvrir le mal , impuissante à se faire obéir : tout tombait à la première épreuve maoquée. La longueur de ces opérations était d'ailleurs destinée à obtenir des aveux, et nous ne voyous nulle part d'exemple où l'épreuve ail été exécutée (f. Cellérier, Législ. mos., II). — Quant à l'eau de séparation, v. Vache rousse. — Nos versions ont rendu par le mot propre, Es. 36, 12-, ce que les Ilébreux, par euphémisme, appelaient l'eau des pieds.

ÉBÈNE. L'ébène n'est nommée que Ez. 27, 15. où elle est mise, avec l'ivoire, au nombre des principaux objets de commerce de la ville de Tyr. C'était un des bois les plus recherchés, à cause de sa beauté, de sa rareté, et de su dureté qui le rend susceptible du plus beau poli. Sola India nigrum fert ebenum, dit Virgile (Georg., 2, H 7.), et c'est de l'Inde, en effet, qu/on l'a fait venir pendant longtemps; il se

trouve aussi à l'île de France et en Ethiopie (Hérod.,3, 114. Plin., 12,8.). L'ébénier a environ 5 mètres de hauteur, l'écorce blanche, les feuilles grandes, longues et fortes, blanchâtres du cùlé inférieur, les flenr> petites, réunies en bouquet et d'une agréable odeur, le fruit ressemblant à la nèfle ; l'aubier est blanc; le bois proprement dit, qui seul est noir et forme l'ébène, n'occupe que le tiers intérieur de l'arbre, de telle sorte que, sur un diamètre de 9 centim. , un tronc n'offre que 3 cenlim. d'ébène. Les anciens estimaient extrêmement ce bois; ils en faisaient des incrustations dans l'ivoire, et quelquefois de petites déesses, des espèces de vierges éthiopiennes. — Le nom hébreu hob'nim est au pluriel (comme ceux de siltim, almuggim, etc.), non point parce qu'il y a deux espèces d'ébène, l'ebenus cretica de Linnée, et le Diospyros ebenus, ou plaqueminier, mais parce que ces bois précieux se vendaient par pièces qui chacune portaient, comme marchandises, le nom même de l'arbre dont elles étaient tirées; on disait un, deux, trois Ebènes, de la même manière qu'on dit un Gobelin , un Sedan, un Rubens, pour dire un ouvrage de ces manufactures, ou un chef-d'œuvre de ce mailre.

ÉBETS, Jos. 49, 20., ville d'Issacar.

ÉCARLATE, Gen. 38, 28. Ex. 25, 4. et ailleurs ; quelquefois confondu avec le pourpre, cf. Marc 15, 17. Jean 19, 2. avec Malth. 27, 28. Le mot hébreu que l'on a traduit ainsi est tholahat ou sheni tholahat, qui signifie ver en général, puis spécialement ver du coccus. On s'est demandé longtemps, et l'on se demande encore si, par tholahat, il faut entendre l'écarlate ou le cramoisi. Gesenius et Wincr penchent pour ce dernier, Harris, au contraire, et Tyschen (d'après les Septante et la Vulgate), traduisent écariale; les uns et les autres produisent des arguments passables. Voici ce que dil Harris : « Le cramoisi proprement dit est d'un rouge foncé, et se fabrique avec la cochenille, qui était complètement inconnue aux anciens; l'écarlate est d'un rouge plus vif et plus clair, tirant sur le feu; son nom même explique son origine; elle est faite avec les petits vers du coccus : cependant les anciens ne savaient pas la travailler aussi bien qu'on le fait aujourd'hui, et cette couleur était moins éclatante que ce que nous appelons maintenant écariale. » — Le nom hébreu rappelle, sous le rapport étymologique, noire vermillon, quoique nous appliquions à une substance minérale ce dernier mot qui, d'après son origine (vermiculus), appartiendrait plutôt au règne animal. L'écarlate se tire, comme on sail , d'un insecte qui se trouve en abondance en Palestine et dans l'île de Crète, sur une espèce de petit chêne, haut de 1 mètre environ, dont les feuilles sont

Fer

ec.c

épineuses et chargées de grains de la grosseur d'un pelil pois : ces grains sont pleins do vers rouges (coccus), gros comme une lentille : on détache ces grains des feuilles, les petits vers en sortent par un trou du côté par lequel ils tenaient à la feuille ; on les sépare avec soin rie toute matière étrangère, et après les avoir légèrement écrasés, on en fait des houles de la grosseur d'un œuf.

L'écarlate était fort estimée des anciens , et c'est probablement en Egypte que les Hébreux avaient appris â la connaître; on en teignait des rideaux, des draperies et des tapis de luxe que les riches seuls pouvaient se procurer, 2 Sam. 1, 84. Prov. :i1,2l. Jér. 4, 30. Lam. 4, 5. (Jér. 22, 14. se rapporte aux boiseries, qui souvent étaient enduites de riches couleurs, et peintes en écarlate). Chez les Romains les rois, les princes et les généraux revêtaient des manteaux de cette couleur, Matlh. 27, 28. Plusieurs pièces du tabernacle et des vêtements sacerdotaux étaient lissues de flls écarlates, Ex. 25, 4. 28, 5. 36, 8. 38, 18. 39, 1. INomb. 4, 8. Jos. 2. 18. ; peut-être aussi le voile du temple de Salomon, 2 Chr. 3, 14.

ECBATANE, ville de Médie, que quelques interprètes croient être désignée, Esd. 6, 2., par le nom caldéen Achmetha, que nos versions ont traduit par « dans un coffre ; » cette traduction est possible, comme aussi l'opinion de ceux qui rendent Achmetha par Ecbatane. Cette ville est plusieurs fois rappelée dans les Apocryphes. Elle fut fondée parDéjocès, roi des Mèdes (705 av. C), et entourée de sept murailles, qui s'élevaient par étages du dehors au dedans de la ville, et dont les créneaux, au dire d'Hérodote (1, 98.), étaient de sept couleur» différentes, blancs, noirs, rouges, bleus, rouge foncé, argentés et dorés : le mur extérieur avait près de 38 kilom. de tour, 178 sta des. Depuis Cyrus elle fut pendant deux mois d'été la résidence des rois de Perse, qu'y alti rait la fraîcheur de son climat. Elle renfermait un palais magnifique, un vaste temple et de ri ches aqueducs. C est là qu'Antiochus Epiphanes apprit la déroule des armées qu'il avait envoyées en Palestine , 2 Macc. 9, 3. Plusieurs voyageurs assurent qu'on eu voit encore quelques chétives ruines dans le voisinage de Hamadan, sous les 34° H3' de latil. et 65° 24' de longit. (Morier, Voyage en Perse). — Hérodote et Pline mentionnent une autre Ecbatane eu Pbénicie, non loin du mont Carmel, du < Até de Ptolémaïs, où Cambyse mourut, s'étanl blessé à la cuisse avec son cimeterre, comme il montait à cheval; auj. Caiffa.

ECCLESIASTE. C'est ainsi que s'appelle l'auteur d'un des livres sentencieux de l'A. T. Son recueil de pensées est intitulé : « Paroles de

I'Ecclésiaste. flls de David, roi de Jérusalem ; » c'est un des livres qui ont donné le plus de travail aux interprètes. Que signifie d'abord le nom même d'Eeclésiaste, ou plutôt le nom hébreu deKohéleth? La traduction la plus simple en apparence, et le plus généralement admise, est celle de Prédicateur (Luther : Prediger); Horne l'applique soit a la personne chargée de convoquer le peuple, soit à celle qui doit le haranguer. La racine kahal est employée 4 R. 8, 1. pour dire que Salomon assembla les anciens; c'est aussi là sa signillcalion particulière , correspondante à celle du mot grec £xy.).T(7{a, d'où nous avons fait les mots Kcctésiaste et Eglise. D'autres traduisent un rassembler ou collecteur, et l'entendent de celui ou de ceux qui auraient rassemblé et rédigé des paroles prononcées par le fils de David : I'Ecclésiaste serait alors, non pas l'auteur, mais le rédacteur du livre. La forme du mol Kohéleth est féminine (proprement la prédicatrice), mais on l'emploie fréquemment en hébreu, même en arlant d'hommes, lorsqu'on veut désigner plus particulièrement une charge, une dignité, un oftice. Eu égard à cette forme féminine, quelques docteurs distingués, Carthwight, Heidegger, etc., ont cependant présenté une interprétation différente; ils voient dans Koheleth la forme hébraïque du Pohel, et traduisent ce mot par « une âme rassemblée ; » selon eux Salomon, après avoir été rejeté de l'Eglise, chassé delà synagogue a cause de ses désordres, y serait rentré par sa repeiitance, serait redevenu membre de celte assemblée, et lui aurait été agrégé de nouveau : le féminin marquerait la profondeur de sa conversion ; ce ne serait pas uïi homme, un roi, Salomon, son corps qui aurait été rassemblé, niais sou Ame; quelques rabbins appuient celte manière de voir eu expliquant Kohéleth par un homme dont l'âme est réintégrée. Entre ces deux explications principales, dont l'une fait de l'auteur un maure qui enseigne, et de l'autre un fidèle qui se repent et s'humilie, on peutchoisir; la seconde a peutêtre quelque chose de plus séduisant; la première réclame en sa faveur un plus grand nombre d'autorités et l'analogie de la langue.

Quant à la personne désignée par le nom d'Eeclésiaste, il est difficile de s'y méprendre, et l'on ne peut guère y voir autre chose que Salomon. Ceux mêmes «jui veulent, comme Luther, n'y voir qu'une collection, reconnaissent que les paroles sont des sentences prononcées par ce sage monarque, quoique recueillies par d'autres ; rien ne justifie, du reste, ce système. Au premier verset, I'Ecclésiaste se donne comme roi de Jérusalem et fils de David; ailleurs ki, 4 sq. 1, 16., cl. 1 R. 4.) il parle de ses richesses immenses, de ses maisons, de ses cimuagin s,

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