‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 123 sur 398 · ELU · texte numérisé non relu

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fit des plaques pour en recouvrir l'autel , Nomb. 16, 39. Ce fut lui qui le premier offrit le sacri fice de la vache rousse. Nomb. 19, 3. — A la mort de son père, il lui succéda, ayant été revêtu de la robe sacerdotale sur la montagne de îlor, où il laissa les cendres du premier grand prêtre, Nomb. 20, 25. sq. Deut. 10, 6. Nous le voyons ensuite,, présider au second dénombrement, 26, 1., ordonner avec Moïse la destruction des Madianites et la purification parle feu ou par l'eau des dépouilles de ce peuple, 31, 12-51., arrêter les conditions entre les tribus iransjourdaines et cisjourdaines, lorsque les premières (Ruben, Gad et Demi-Manassé) eurent résolu de s'établir sur la rive gauçbe du fleuve, 32, 2. Puis il passe le Jourdain, fait avec Josué le partage de la terre promise, Nomb. 34, 17. Jos. 14. 1. 17, 4. 19, 51. 21, 1., et meurt p*u après dans la montagne d'Ephraïm, Jos. 24,33. — Le sacerdoce resta dans sa maison jusqu'aux jours d'Héli qui était de la maison d'Ithamar; on ignore comment la sacriflealure passa de la branche aînée dans la branche cadette. — La famille des Mact abêes descendait d'Eléazar par Jéhujarib, 1 Cbr. 24, 7.; cf. 1 Macc. 2,1., ce qui explique comment la souveraine sacriflealure put être exercée par plusieurs d'entre eux, depuis Judas, et Jonathan son frère, jusqu'à la mort d'Aristohule,au temps d'Hèrode, et s'unir même chez quelques-uns avec l'autoriié royale.

2° Eléazar, fils d'Abinadab, 1 Sam. 7, 1 . C'est à lui que fut confiée la garde de l'arche sainte lorsqu'elle eut été renvoyée par les Philistins. Il est dit qu'il fut consacré à celle charge, soit qu'il faille l'entendre d'une simple destination, soif qu'il ait effectivement reçu l'onction sainte, ce qui semble plus probable à raison de l'importance du dépôt qui lui élait remis.

3» Eléazar, fils de Dodo, fils d'Ahohi, l'un des trois braves de David qui passèrent au travers du camp des Philistins pour aller puiser de l'eau à leur maître au puits qui est h l'entrée de Bethléem : il est raconté de lui qu'un jour il batlil les Philistins et en fit un tel carnage que son épée demeura collée à sa main, 2 Sam. 23, 9. 16. 1 Chr. 11, 12-14.

4° Un des ancêtres de Jésus, fils d'Eliud, Matth. 1, 15. Du reste inconnu.

ÉLÈVE des bestiaux, v. Education.

ELHALÉ (holocauste de Dieu), bourg as>igné à la iribu de lluben et situé sur une colline, Nomb. 32, 3. 37. Es. 15, 4. 16, 9. Jér. 48. 34. Il est toujours cité avec Hesbon, dont il n'était éloigné que d'une lieue romaine, ou d'une demi-lieue suivant Seetzen. Ses ruines portent encore aujourd'hui le nom de El'Haal, d'après Burkuardt.

ELHANAN (grâce de Dieu), fils de Dodo, 1 Chr. 11, 26.oudeJahir, 20,5. i Sam. 23, 24.,

de la troisième classe des officiers de David, qui comptait trente guerriers. Il se distingua dans un fait d'armes qui est raconté 2 Sam. 21, 19. en ces mois : « Elhanan fils de Jaharé Oréguim, bethleémite, frappa Goliath Guittien, etc. » Le texte de ce passage est altéré, et nos versions lisent : « le frère de Goliath » pour ne pas mettre ce passage en désaccord avec l'histoire du géant vaincu par David. L'auteur du livre des Chroniques, 1 Cbr. 20, 5., qui avait sans doute connaissance du texte original, a rétabli le fait en rapportant que Elhanan, fils de Jahir, frappa Lahmi, frère de Goliath, etc.

ELHASA (que Dieu a fait), fils de Saphan, et Guémaria (achevé par l'Eternel), fils de Hilkija, furent chargés par Sédécias, roi de Juda, de porter aux Juifs de Babylone des lettres de Jérémic, Jér. 29, 3. Elhasa n'est connu que par celte ambassade; mais son père peut èlre pris pour le même qui avait été secrétaire du roi Josias, 2 R. 22, 3. Quant à Guémaria, il est inconnu, et ne doil pas être confondu avec un autre du même nom, lits de Saphan, et probablement frère d'Elhasa, Jér. 36, 10.

ELIAB (dont Dieu est le père). 1° Fils de Hélon et chef de la tribu de Zabulon, Nomb.

I, 9. — 2° Fils de Pallu, Rubénile, et père de Dalhan el Abirani, Nomb. 26, 8. 9. 10, 1. — 3° Fils d'Isaï et frère aine de David, 1 Sam. 16, 6. 1 Chr. 2, 13. Samuel sachant que c'éiait dans la famille d'Isaï qu'il devait choisir le successeur de Saiil sur le trône d'Israël, el frappé du visage et de la grandeur de la taille d'Eliab, pensa d'abord que ce jeune homme était l'oint de l'Eternel : c'est alors que Dieu prononça ces solennelles paroles: u L'Eternel n'a poinl égard à ce à quoi l'homme a égard, car l'homme a égard a ce qui est devant les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur.» La royauté fui donnée au plus jeune, et l'ainé, reste subalterne, montra par sa jalousie contre son frère qu'il n était point digne d'occuper le trône théocralique; il s'enflamma contre David de ce que celui-ci, descendu pour porter des vivres à ses frères, s'enquérail des récompenses promises à celui qui frapperait Goliath, 1 Sam. 17, 28. Une de ses descendantes, Abihaïl, devint l'épouse de Roboam, 2 Chr.

II, 18. - 4° 1 Chr. 6, 27., inconnu.

ELIAKIM, 1° Fils de Hilkija, maître d'hôtel

de la maison d'Ezéchias, fut envoyé avec Sebna et Joach vers Rabsaké, géuéral de Sanchérib, pour entendre les propositions de ce roi d'Assyrie. Accablés de douleur à l'ouïe des insolentes paroles du païen; ils déchirèrent leurs vêtements, et vinrent rapporter à Ezéchias ce qu'ils avaient entendu; iis se rendirent ensuite auprès d'Esaïc et le supplièrent d'aider Ezéchias de ses conseils el de ses prières. Ils revinrent consolés et fortifiés. Es. 36. 3. 37, 2. 2 R.

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18, *8. <q. Est-ce le même que celui qui e>l indiqué Es. 22, 20.:' Ou ne saurait ni l'attirmor ni te nier, mais l'identité csl probable, et, dans ce ras, Eliakim aurait plus tard, sous Glanasse, succédé à Sebna dans la charge de maître du palais. Qnelqucs-uns pensent même qu'il appartenait à la race sacerdotale, et qu'il remplit les fonctions de souverain sacrificateur vers la fin de sa vie (Jérôme, Cyrille, Prideaux).

2° Eliakim, r. Jéhojakini; dix-huitième roi de Juda. Les deux noms ont en hébreu la même signification : « celui que Dieu étab'il; l'un composé du mot Jéhosah, l'autre du mol Elohim, ou Eli.

3° et t° Deux Eliakim sont nommés dans la généalogie de notre Sauveur, l'un fils d'Abim Matlh. 1, 13., l'autre fils de Melca, tous deux ineouùus.

ÉLISAl'H (que Dieu a ajouté), fils de Déhuél, chef de la tribu de Gad, Nomb. 1, 14.

ÉLlASIB (que Dieu récompense), fils de Jojakim, et souverain sacrificateur de la rare d'Eléazar : il Miccéda à son père sous Xercès. d'après Josèphe. Il commença la reconstruction de Jérusalem après l'exil, et sanctifia les travaux qui furent faits, Nèh. 12, 10. 3, t. Plus tard, et pétulant l'absence de Nébëmie, peu en couragé par ses grossiers et charnels compatriotes, il se relâcha, contracta alliance avec l'Hammonite Tobija et lui fit même préparer dans le temple ùne vaste chambre, espèce de trésorerie où l'on mettait auparavant les dîmes des lévites, des chantres, des portiers et des sacrificateurs. Néhémie, d« retour, mit fin à celte profanation, et jeta les meubles du païen hors de la maison, «3, 7. sq. — Quelques-uns ont douté, mais sans motif suffisant, que cet Eliasib fût le même que le souverain sacrificateur.

ÉLIE (hébr. Eliyahou, mon Dieu l'Eternel), prophète Israélite, que Dieu appela a exercer sou ministère sous le règne de l'impie Arhah, dans un temps où, sans une intervention divine, le peuple tout entier semblait près de tomber dans l'idolûlrie. La Bible l'introduit brusquement, comme un autre Melchisédec, sans aucun détail sur sa famille, ni sur la première partie, de sa vie. On le dirait descendu des cieux dans le même chariot de feu qui devait l'y ramener. Nous savons seulement qu'il élail originaire de Thisbe, en Galilée, I R. 17, 1 .; cf. Jean 7, 52. Dieu l'ayant chargé d'un message qui devait lui attirer la colère d'Aehab, la prédiction d'une grande sécheresse, lui ordonna ensuite de se retirer dans une partie reculée du pays, au bord du Kérith, où il fut nourri d'une manière miraculeuse par des corbeaux, parce que le lieu de sa retraite devait être ignoré. Cependant, au bout d'un an, le Kérith ayant été

mis a sec par ceile sécheresse qui ravageait le pays, Elie reçut l'ordre de se rendre à Sarepta en Phënicie, ôù une veuve devait pourvoir à son entretien; il fallait de la foi certainement ' pour se hasarder ainsi â entrer dans le pays de Jésabel, niais la foi d Elie avait été affermie p.ir les expérience* qu'il venait de faire auprès du torrent, et son espérance ne fut point trompée: non-sculemehl il trouva un sur asile dans !a maison ilr cette femme, mais il devint pour elle un instrument de bénédiction; il la sauva de la famine, rendit la vie a son fils, et lui fit connaître le Dieu d'Israël, 1 R. 17, 2. sq.; cf. Eue 4, 25. Vers la fin de la quatrième année depuis le commencement de la lamine, Elfe se fendit auprès du roi, et lui offrit de lui prouver par une épreuve solennelle que ce malheur devait être considéré comme un juste châtiment de l'idolâtrie. Plusieurs centaines de prêtres de ttahal furent rassemblés sur le promontoire de Carme), en présence du roi et de sa cour, et la le prophète commença par représenter au peuple l'inconséquence dont il se rendait coupable en cherchant à allier le service de Banal avec celui du vrai Dieu, et la nécessité de prendre parii pour l'un ou pour l'autre. L'événement devait déterminer ce choix. Les faux prêtres prient, crient, sacrifient, et se font des incisions dans la chair; mais aucun dieu n'est là pour répondre. Elie, â son tour, supplie l'Eternel de se manifester, et sa prière est exaucée; le feu du ciel, que les prêtres idolâtres n'ont pu obtenir par toutes leurs processions et leurs macérations, descend sur l'autel, et le peuple entier tombe â genoux en s'êcriant : « C'est l'Eternel tiùf est Dieu, c'est l'Eternel qui est Dieu, » 1 R. (8. Ce chapitre peut être appelé l'Elistoife de la Rélormation d'Israël; on y trouve chez les idolâtres et chez le prophèie les caractères qu'on a remarqués dans te mouvement du seizième siècle. Cependant Elie ne devait pas ^enorgueillir de ce triomphe; le Seigneur ie fit bientôt après passer de nouveau p;ir de grandes tentations qui devaient le maintenir dans l'humilité; c'est ainsi qu'il agit toujours avec ses plus illustres serviteurs.

Forcé de fuir devant urïe nouvelle persécution de Jesabel, Elie se rend dans le désert de Sinaï, où il est saisi d'un profond découragement, au point de désiivr mourir; mais le Siigneur le relève par une action symbolique, et !ui ordonne d'oindre Hazaël pour roi de Syrie, Jélui pour roi d'Israël, et de choisir Elisée pour sou successeur dans l'office prophétique ; ces ordres impliquaient la prome>sc que ces trois personnages seraient es instruments de la miséricorde comme de la justice divine ertvers son peuple. 1 R. 19, t. sq. I!n peu plus tard, nous trouvons encore ie prophète chargé de la pé-

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nihle lâche d'annoncer ù l'impénitent Achables châtiments nouveaux qu'il s'est attirés par le meurtre de Naboth ; il s'en acquit te avec une entière fidélité, t R. 21, 17. sq. Sous le règne d'Achazia, il sort de la retraite qu'il s'était choisie, et fait annoncer au monarque malade et à moitié idolâtre, l'issue fatale de la maladie dont il est atteint : c'est dans cette occasion qu'à sa prière le feu du ciel consuma les gens de guerre envoyés pour le saisir, 2 R. 1, 3. sq. Elie agit en cela comme exécuteur de la justice divine; agent d'une théocratie, il frappe de peines ecclésiastiques sévères ceux qui l'outragent, comme fit plus tard Elisée; c'est l'esprit de la loi; les paroles de Jésus, Luc 9, 55. iie font rejaillir aucun blâme sur Elie, elles déclarent seulement ces peines, ce zèle, ce mode d'agir incompatibles avec l'esprit de la nouvelle économie. Peu après la mort d'Achazia, Elie fut aussi appelé à quitter ce monde; mais Dieu, voulant ratifier et glorifier de nouveau son ministère, le retira à lui avec des circonstances surnaturelles, et sans le faire passer par la mort; v. Enoch, et Miracles; Elisée, son disciple et son successeur, fut cependant le seul témoin de son enlèvement, 2 R. 2, 1. sq.

Cette ascension était le chant de l'immortalité. Neuf siècles plus tard, ce même homme glorifié, le représentant de la prophétie, s'entretenait avec son Sauveur sur la montagne, de même que Moïse le représentant de la loi : ils parlaient de la Rédemption, v. Serm. de Krumniacher.

L'A. et le N. T. sont pleins de la gloire d'Elie : celui qui devait annoncer aux hommes la venueprochaine du Messie, Jean Baptiste, porte patavance le nom du grand prophète, Mal. 4, 5. Cf. Jean \ , 21 . Luc 1 , 17. sq. Rom. 11,2. Jacq. o. 17. etc.

ELlEHOUENAl (mes yeux sont sur Dieu).

1° Esd. 8, 4. — 2° 1 Chr. 26, 3. Inconnus.

ÉL1HAM (Dieu est son parent), père de Bathsébah la femme d'Urie, 2 Sam. 11, 3., et fils d'AchitO[>hel, 23, 34. 11 porte le nom de Haminiel, 1 Chr. 3, 5. oii la mère de Salomon est appelée Balhsuah.

EL1HÉZER (secours de Dieu). 1° Le serviteur d'Abraham, bien connu par la touchante et noble simplicité de son histoire, quoiqu'il ne soit nommé qu'une fois, Gen. 15, 2. Il était de Damas, et fort attache à son maître, dont il était l'héritier naturel avant la naissance d'I aac. C'est lui saus doute qui fut chargé par Abraham d'aller en Mésopotamie chercher une épouse au fils de la promesse : plein de confiance dans le plus ancien serviteur de sa maison, Abraham lui remet le soin de régler seul cette affaire importante, de choisir l'épouse et de fixer les conditions du mariage; Elihézer part accompa-

gné des vœux de la famille patriarcale, et se rend en Caldée, auprès de Nacor, parent d'Abraham. On sait quelle fut sa conduite, ses prières, le signe qu'il demanda à Dieu, et la manière dont il fut exaucé; on se rappelle qu'avant de rien faire il prie, qu'avant de prendre aucun aliment il veut s'acquitter de son message, et qu'il se jette à genoux pour rendre grâce à Dieu du succès qu'il vient d'accorder a ses recherches. Il suffit, pour être ému, de lire le récit qui nous est fait de e s pourparlers entre Elihézer et la jeune fille, entre Elihézer et les parents de Rébecca, pourparlers dans lesquels le serviteur représente le maître avec le zèle le plus dévoué et le plus éclairé, et mène à bonne fin, en un seul jour, une transaction pour laquelle on demande maintenant des mois. Quelle confiance et quelle simp'ieité!

2° Fils de Moïse, Ex. 18, 4. v. Guersom.

3° Prophète, fils de Dodava, 2 Chr. 20, 37. n'est connu que par une prophétie menaçante contre Josaphal, à qui il annonça la destruction de sa flotte sur la mer Rouge, a cause de sou alliance avec l'impie Achazia, qui ne s'employait qu'à faire du mal. La prédiction fut bientôt accomplie.

4° Plusieurs autres personnages de ce nom sont encore nommés, 1 Chr. 15, 24. 27, 16. Esd. 10, 23. Luc 3, 29.

ÊLIHU, Job 32, 2., fils de Barakcel, descendant de Buz, second fils de Nacor frère d'Abraham, 6cn. 22, 21., le plus jeune et le plus sage des amis de Job; il prend le dernier la parole, et seulement lorsque les autres paraissent n'avoir plus rien à «lire. Quoique ce ne soit pas indiqué expressément, on voit par son discours, qu'il a suivi les débats depuis le commencement, et l'on peut croire que d'autres personnes encore assistaient également à cette lutte religieuse et philosophique. Son caractère est celui de la jeunesse, vif, ardent; mais il est en même temps profond, et il considère la position de Job au point de vue dogmatique. Il insiste sur la nécessité d'être humble en toute circonstance, à cause du péché qui est en l'homme. Le ch. 32 e.sl à la fois une introduction à ce qu'il va dire, et son excuse de ce qu'il ose parler après les hommes sages et expérimentés dont il vient denteiidre les discours. Puis il s'adresse à Job comme à un adversaire vaillant, dont il lâche de gagner la confiance en l'assurant de la sincérité de son affection : il est homme comme Job, et lui parle par expérience et en ami. Quelquefois obscur, son discours est admirable par la beauté, la grandeur et la profondeur des idées; il est évident que c'est l'auteur lui-même qui exprime par la bouche d'Elihu son opinion sur ce qu'il croit être la vérité. Le discours de Dieu qui

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suit celui d'Elihu n'est que le développement plus grandiose et divin de ce que vient de dire le sage jeune homme.

Quelques commentateurs, Eichhorn , De Welle, Ew;ild, Hirzel, Renan, regardent le. discours d'Elihueommeune interpolation, et s'appuient sur ce qu'il dérange l'économie du poème, sur la différence du langage, sur le silence du prologne et de l'épilogue au sujet d'Elihu; enfln, sur ce que Jéhovab, prônant la parole 38, 4., semble répondre directement & Job, comme si personne n'avait parlé après lui. Toutes ces objections, appliquées à un poëme oriental, n'ont pas la valeur qu'elles auraient s'il s'agissait d'une œuvre d'art de la Grèce ou de Rome; v. surtout Jahn, Rosenmuller, Umbreit et Hsevernick.

ÉLIM (arbres), septième campement des Israélites dans le désert; ils y trouvèrent douze sources et soixante et dix palmiers, Ex. 15, 27. Elim est probablement le El Tor actuel, ou le Ouady Elim d'Elirenberg.

ÉLhlÉLEC (mon Dieu est roi), de Bethléem, mari de Nahomi, Rulh, lt 2. Chassé de Juda par la famine, il s.e rendit dans le pays de Moab avec sa femme et ses deux (ils, .M.ililou et Kiljon, dont l'un, probablement le dernier, épousa Rulh la Moabile (Calmet Tait Mahlon mari de Rulh, el Rulh femme de Kiljon, puis Kiljon, à l'article de Horpa, est encore mari de cette dernière. Voilà ce que c'est que les conjectures! La Bible dit seulement que Mahlon et Kiljon épousèrent Horpa et Ruth). Elimêlec mourut sur ta terre étrangère, à une date incertaine.

ÉLI PU A Z (mon Dieu est ma force). 1° Fils d'Esaû. par Hada fllle d'Elon, Héthien, Gen. 36, 2. 4. — 2° Le premier des amis de i >b qui prit la parole, Job 2, 41. 4, 1. Il était de Thémau, une des principales villes de 1 Idumée, Am. 4,4 2. et descendait peut-être du précédent Eliphaz. C'est le plus modéré des trois premiers interlocuteurs, quoiqu'il ail pu être appelé aussi un consolateur fâcheux. Il se distingue par sa profondeur et son éloquence ; il exprime son étonuement de voir au désespoir un homme si pieux, el lui conseille d'avoir recours à sa piélé pour y puiser des consolations. Dans ses trois discours, ch. 4 et 5, 45, et 22, on remarque facilement une progression. Bien disposé d'abord, il s'irrite peu à peu de voir Job rester sourd aux conseils et persister dans sa propre justice ; mais il exagère a son tour les reproches, et il doit entendre avec ses deux compagnons les paroles sévères que l'Eternel leur adresse a cause de leur dureté, 42, 7. Un sacrifice d'holocauste leur est ordonné en expiation.

ELISA, nommé avec Tarsis, Kittim, et Dodanim, parmi les enfants de Javan, le quatrième Ûls de Japbet, Gen. 40» 4. Josèphe cherche les

descendants d'Elisa en Eolie, le Targum caldéen en Italie, et Schulthess à Cai lhage, dont, d'après les anciens, une Elisa fut la fondatrice el la patronne (Elisa était un surnom de DM n, j£neid., 4, 335). Ces trois explications, la dernière surtout, sont inacceptables. 11 est beaucoup plus naturel de voir dans Elisa le père des anciens habitants de la Grèce, el Bochart compare le nom d'Elis ou Elide, une ancienne partie du Péloponèse; on peut aussi rappeler le ito.u de l'Eolie, mais dans un sens plus large que ne fait Josèphe, le nom d'Hellas, et enfin celui des champs Elysées. On sait que les Orientaux et les Grecs regardaient comme le plus grand bonheur d'être recueilli avec ses pères, el c'est là où étaient les pères qu'était pour eux le paradis; pour les Grecs descendants d'Elisa Je lieu de repos devait ainsi s'appeler l'Elysée. — Les îles (ou côtes, contrées maritimes) d'Elisa sont renommées pour leur pourpre bleue et rouge, Ez. 27, 7.; les anciens auteurs, Pline, 9, 40. Hor., Od., 2, 48.7. et attires, parlent également de la grande richesse de moules el coquilles de pourpre que l'on trouvait sur les eûtes du Péloponèse.

ELISABETH, 1°ou en hébreu Elisébah (serment de Di< u), femme d'Aaron. Ex. 6, 23. — 2n Eli abeth, de la famille d'Aaron, femme «lu sacrificateur Zacharie, et mère de Jean-Baptisle, Luc 4, 5. Stérile el vieille, elle enfanta le précurseur du Messie, selon la promesse qui en fui faite par l'ange à son époux, dans If temple. Ayant reçu la visite de sa cousine Marie, elle pressentit en elle la mère du Sauveur, el s'écria, dans son cantique (4, 42.) : « Tu es bénie entre les femmes, » la saluant des mémos paroles qui furent également dites de Jaliel, Jug. 5, 2i., de Judith, Judith 43, 23., el surtout, mais dans une plus grande mesure, d'Abraham, Gen. 22, 48., salutation dont Rome a voulu faire une adoration, comme s'il y a\ail : Tu es bénie entre les anges! Mais pour la femme du pontife, la fiancée de l'artisan n'était qu'une femme plus privilégiée qu'une autre, el qui n'avait pas cessé d'être femme.

ÉLISAMAH (que Dieu exauce), Jér. 41, 4. de la race royale, un des principaux de chez le roi; peut-être le même que le secrétaire de Jéhojakim, que nous voyons, 36. 42., assister à la lecture du livre contenant l'oracle de Jérémie. Quelques-uns, rendus sérieux, s'opposèrent à ce que le roi déchirât le rouleau, mais Elisamah ne fut pas du nombre, el parait avoir été dévoué a son maître jusque dans le mal : triste dévouement qui nuit à l'un sans jamais servir a l'autre.

ÉLISAMATH, fils de Hammiud, chef de la tribu d'Ephraïm, Nomb. I, 10.

ÉLISÉBAH, Ex. 6, 23. r. Elisabeth.

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ÉLISEE (Dieu sauve), prophète Israélite, qui exerça sou ministère dans le royaume des dix tribus, sous les règnes de Joram, Jéhu, Joachaz et Joas. Il était originaire d'Abel-Méholah, 1 R. 49, 46., où il cultivait ses terres au moment ou Elie vint le chercher et l'appeler aux fonctions de prophète. Il fut témoin de la glorieuse ascension de son maître, et demanda deux fois l'esprit d'Elie. Les eaux du Jourdain s'arrétant et se divisant à sa voix, furent en quelque sorte le premier encouragement qu'il reçut, le premier gage de la puissance qui agissait en lui. Il se fait reconnaître ouvertement à Jéricho, en assainissant par un prodige les eaux de la ville. L'école des prophètes reconnaît en lui le successeur d'Elie. A Béthel, des enfants impies insultent à son infirmité : le front dégarni du prophète est l'objet de leurs moqueries; deux ours lui servent de vengeurs, 2 R. 2, 23. sq. Les rois alliés d'Israël et de Juda étant venus à manquer d'eau dans leur expédition contre les Moabites, le prophète, en faisant creuser la vallée, leur fournit de quoi désaltérer leurs armées, et leur assure en outre une victoire éclatante, 3, 9. sq. Peu après, il multiplie l'huiie de la veuve d'un prophète, et il rend la vie au fils de l'hospitalière Smianiiie, 4,1. sq.. qui, selon quelques traditions, sera plus laid le prophète Haba» ue. Il vient encore au secours de l'école des prophètes de Guilgal, dans une famine, et remédie par un procédé simple et miraculeusement béni, a l'accident causé par une plante vénéneuse; v. Colo^u nte. Bientôt après on le voit nourrir cent personnes avec une vingtaine de pains, miracle que l'on peut considérer comme le type de la multiplication des pains opérée par notre Sauveur.

Cependant les Israélites ne devaient pas être les seu s objets des bienfaits divins dont il était le dispensateur et l'instrument. Naaman, général syrien, atteint de la lèpre, recourt à ce qu'il croit être son art ou ses talents. Le prophète s'efface; il ne veut pas agir : c'est Dieu seul qui guérit; l'eau du fleuve suffira; elle suffit, en effet, malgré l'humeur et l'incrédulité du général, v. Naaman. Elisée qui n'a pas voulu s'attribuer l'honneur du miracle, en refuse également la récompense : son désintéressement devait égaler son humilité aux yeux des idolâtres. Il doit donc punir sévèrement l'avare cupidité de son serviteur Guéhazi : ce châtiment exemplaire était indispensable pour effacer dans l'esprit du prosélyte Naaman le scandale qu'avait dû lui causer cette conduite d'un Israélite.

Ses pouvoirs miraculeux se déployèrent encore à l'occasion des nouvelles constructions que nécessita l'accroissement de l'école des prophètes, et le fer de la hache surnagea, 6, 4 . sq. Il fut une seconde fois appelé à rendre des

services signalés à son roi pendant une invasion des Syriens, dont l'esprit prophétique lui révélait les plans; et ceux-ci ayant voulu assouvir leur ressentiment sur sa personne, il les frappa d'éblouisscment, au moment où ils s'approchaient de Dothan pour le saisir. Lorsque Ben-Hadad vint mettre le siège devant Samarie, Elisée releva le courage des assiégeants, déjà en proie aux horreurs de la famine, par la promesse d'une prochaine délivrance. Effectivement, les Syriens saisis d'une terreur panique, levèrent subitement le siège. Le calme admirable que le prophète montra dans ces deux circonstances, ne pouvait être le fruit que d'une foi vivante, 2 R. 6, et 7.

Peu de temps après, il dut se rendre a Damas, pour exécuter l'ordre donné à son maître d'oindre comme roi de Syrie cet Hazaël qui devait être contre le peuple élu un si puissant instrument de la justice divine. Nous le voyons également, continuateur de l'œuvre d'Elie, faire oindre Jéhu roi d'Israël, et lui confier l'exécution de la sentence de mort prononcée contre l'impie famille d'Achab. Sur son lit de mort il reçoit la visite du roi d'Israël Joas, et par une action symbolique, lui promet la victoire sur les Syriens qui faisaient alors beaucoup souffrir le royaume. Dieu continua de glorifier ce grand et fidèle serviteur, même après sa mort, en lui donnant le pouvoir de ressusciter un mort dont on venait de jeter le cadavre dans le sépulcre où il reposait, 2 R. 43. — v. Serin, de Krummaclier.

Son nom ne se retrouve que Luc 4, 27.

Si Elie, son maître, rappelle la foi, l'énergie, l'activité de Paul, Llisée rappelle davantage la douceur et la sainteté de Jean.

EL1TSAPHAN, cousin de Moïse, Nomb. 3, 30., appelé Eltsaphan (que Dieu protège), Ex. 6, 22. Lév. 40, 4. v. Misael.

ELITSUR (Dieu est un rocher), fils de Sédéur, chef de Ruben, Nomb. 4, 5. p. Tribu.

ÉL1UD, Malin. 4,4 4., fils d'Achim, un des ancêtres de notre Sauveur. Inconnu.

ELJADAH. v. Rezon.

ELKANA (Dieu l'a créé), 4° lévite, fils de Jéroham, demeurant à Rama, 4 Sam. 4,4. Epoux d'Anne et de Péninna ; il était surtout attaché à la première, quoiqu'elle ne lui eût pas donné d'enfants; il cherchait à la consoler dans sa douleur, et la protégeait contre l'aigreur de sa féconde rivale : « Ne te vaux-je pas mieux que dix fils, » lui disait-il. Cet homme pieux devint le père de Samuel, qu'il eut de la femme honorable qu'il aimait : il en eut encore d'autres enfants. — 2° Elcana, 2 Chr. 28, 7., homme inconnu, qui tenait le second rang après le roi à la cour d'Achaz, ami, favori, confident ou ministre.

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ELKOS. Il est dit, Nah. 4 , 4 . que Nahum élait Elkosien, ce que quelques-uns onl traduit par Pis d'EIkos; inais il vaut mieux entendre Elkos d'une localité ; ce serait ou bien Elkesei, petit bourg sur la rive occidentale du Jourdain, en Galilée; ou bien, ce qui est moins probable, 41kùsh, en Assyrie, sur la rive occidentale du Tigre; on y monire encore le tombeau prétendu du prophète. Si Elkos est le même que Elkesei, Nahum le GaliJéen dément, comme Elie et Jonas, la grossière ignorance, ou l'impudente fourbe des pharisiens de Jérusalem, Jean 7. 47. 52.

ELLASAR. Gen. I i, 4 . 9., contrée dont Arioc, l'allié de Kédor-Labomer, était roi. Il faut la chercher probablement du cùlé d'Elam et de Sinhar, auxquels son nom se trouve lié, et en lout cas dans les environs et vers le sud de la mer Caspienne; la version arabe traduit Ellasar par Arménie. C'est peut-être la même contrée que Tbélasar, Es. 37, 12. 2 R. 49, 42.; le Targum de Jonalhara ad Gènes, appuie cette opinion.

ELMODAM, Luc 3, 28., ÛJs d'Er, un des ancêtres de Jésus par Marie; inconnu.

ELNATIÏAN (Dieu l'a donné), fils de Hacbor, Jér. 26. 22., peut-être le beau-père de Jéhojakim et le grand-pére de Jébojachiu, 2 R. 24, 6. 8. Sur l'ordre du roi son gendre, il poursuivi en Egypte le prophète Urie, et le livra pour être mis a mort; puis, dans une autre circonstance, il résista au monarque et voulut l'empêcher de détruire les prophéties de Jérémie. Après avoir causé la mort d'un homme de Dieu, il voulut respecter des paroles : serait-ce une simple contradiction du cœur humain? serait-ce que repentant d'avoir persécuté, il se soit plus tard converti? ou enfin que les menaces prophétiques eussent trouvé je chemin de son cœur agité?

ÉLON (chêne), 4° Reau-père d'Esaû, Gen.

26, 34., où sa lille s'appelle Rasmath; elle s'appelle Hada, Gen. 36, 2., et Rasmatb est fille de Tsibbon; pette différence s'explique ou par une différence dans la tradition, ou par un double nom. — 2» Fils de Zabulop, Gen. 46, 4 L — 3° Ville danite, Jos. 49, 43. — 4° Zabujonitc, onzième juge d'Israël, gouverna le pays pendant dix ans. Jug. 12, 41.

ELI L, Néb. 6, 45.. derrijer mois de l'année civile des Hébreux, sixième de l'année sainte; Il n'a que 29 jours et correspond a une partie du mois d'août. Ce fut le 25 de ce mois que fut achevée )a muraille de la nouvelle Jérusalem; les Juifs maintenant encore en célèbrent le 20 la dédicace, suivant ce qui est raconté iNéh. 42,

27. — Le 7 ou le 9 du mois, les Juifs jeûucnj en mémoire des châtiments annoncés contre la génération du désert après l'exploration de Canaan, Norab. 13 et 4 4. Le 22 est la fête de la

Xylophone, en laquelle on portait le bois m temple.

ELYMAS. r. Bar Jésus.

EM RAI MER. On voit par Gen. 50, 5. et par d'autres passades, que c'était la coutume des Egyptiens d'embaumer les morts. Quelques auteurs prétendent même que c'est une chose nécessaire, vu l'impossibilité d'ensevelir les morts dans toute la longueur de la vallée du Nil, puisque si l'on enterrait quelque corps dans les terres, l'inondation qui survient ne tarderait pas à l'en faire sortir comme plus léger que le sable.

Il y avait trois espèces d'embaumement, suivant le prix : le plus cher coûtait un talent (3.794 fr.); le second, vingt mines, et le troisième fort peu de chose. — Un des.-inaieur venait d'abord marquer la place et la longueur de l'incision, un dissequeur l'exécutait ensuite avec une pierre d'Ethiopie, et s'enfuyait aussitôt CD toute hate de devant les parents qui l'auraient poursuivi et lapidé comme impie; après ces deux opérations, les embaumeurs, qui appartenaient a la clas>e lettrée et que l'on considérait comme des personnes sacrées, entraient pour faire leuroflice : ils tirent d'abord par le nex.avec un fer recourbé fait exprès, tout le cerveau du mort, et le remplacent par des drogues astringentes; ils sortent par l'ouverture faite au côté tous les viscères, à l'exception du cœur et des reins, et les lavent avec soin dans du vin de palmier, ou dans d'autres liqueurs également astringentes; puis on pjnj tout le corps d'huile de cèdre, de myrrhe, de cinnamome et d'essences pareilles pendant environ trente jours. L'embaumement étant ainsi terminé quant à ce qui regarde les parfums, on dépose encore le corps pendant quarante jours dans du sel de nilre. On le relire alors, on le lave, ou l'enveloppe de bandelettes de lin trempées dans la myrrhe, cl on le frotte d'une espèce de gomme odorante. — On trouve de nos jours encore des momies qui paraissent avoir été embaumées d'après ce procédé.

lin mode d'embaumement plus simple consistait à injecter dans les intestins une liqueur tirée du cèdre, puis à laisser reposer le cadavre dans le nitre. Au bout d'un certain temps, les intestins étant rongés et complètement desséchés, on les retirait par le même canal, et comme le nitre avajt fortement agi sur les chairs, il ne restait plus au mort que la peau sur les os.

Enfin, ceux qui devaient se contenter à meilleur marché, injectaient dans l'intérieur une liqueur qui le lavait, puis déposaient le corps daus le nitre pendant soixante- dix jours pour le dessécher.

Jacob fut évidemment embaumé d'après Je

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