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premier procédé; il est dit qu'on mit quarante jours à cette opération, soit qu'on n'ait compté quej'erabaumement proprement dit, sans parler du séjour danslcnitre, soit au contraire qu'on n'ait parlé que de ce séjour, sans parler du temps que prirent les opérations préliminaires. .Moïse, du reste, marque bien que l'on fut soixante-dix jours à faire son deuil entier, Gen. 50, 3.
L'Ecriture mentionne encore l'embaumement de Josepb, Gen. 50, 26., celui d'Asa, 2 Chr. 16, 14., qui peut-être fut brûlé, et celui de Jé sus, qui fut enseveli au milieu des aromates, sans qu'on ail eu le temps de l'embaumer intérieurement, Jean 19. 40.
ÉMERAL'OE, pierre précieuse mentionnée, Ex. 39, 10. Jt. Ez. 28, 13,., à ce que l'on suppose; mais les interprètes ne sont pas d'accord sur le mot qu'il faut traduire ainsi ; quelquesuns voient l'éqieraude dans po.pb.ek, les autres dans barèketb, ce. qui est plus probable, et appuyé des Septante, de Josèpbe et de la Vulgnte : nophek serait alors l'cscarboucle. L'émeraude (barèketb) est nommée encore, outre les passages cites, Ex. 28, 17. et Apoc. I, :t. 21, 19. C'est une des pierres les plus admirables par: a fraîcheur et son brillant ; Pline (H. N., 37, 5.) en fait un pompeux éloge. « Aucune couleur, dit-il, ne charme autant la vue que le vert; nous ne reposons nulle part nos yeux avec autant de jouissance que sur la verdure des prairies et des foréîs; mais de toutes les espèces de vert, aucune n'égale la beauté de l'émeraude. » L'émeraude orientale, une des variétés du corindon, ne doit pas être confondue avec l'émeraude ordinaire, qui est un silicate alumineux (font la couleur verte est due à l'oxyde de chrome, et qui se cristallise en prismes à base d'hexagone régulier.
ÉsMIMS, peuple fort et nombreux, d'une hante stature, habitants primitifs du pays qui fut plus tard habité par les Moabites. Deut. 2, 10. Il apparaît dans l'histoire aux premiers jours d'Abrauam, ,Gen. 14, 5.; il subit une défaite, et dés lors il disparaît et se fond dans quelque autre peuplade. Leur nom signifie les épouvantables, les effrayants, et le caldéen J'a traduit par des hommes courageux; v. Géants. — Ils appartenaient à la grande famille cananéenne des Ilépbaïms, qui semble ainsi, dit Schrœder, avoir occupé primitivement la presque totalité du pays situé à l'orient du Jourdain, depuis r Aruon jusqu'au delà des montagnes de Gaiaad.
EMMANUEL, Es. 7, 14. 8, s. Matin. 1, 23., Dieu avec nous; nom bien signilicatif du médiateur de !a nouvelle Liliane.1, annoncé déjà par un prophète, et compris de tous ceux qui l'ont adopté pour leur maître; Jésus est doublement Emmanuel, d'abord comme notre ami.
étant descendu jusqu'à nous; puis dans un auire sens, parce qu'il est, dans sa nature, la réunion de la divinité à l'humanité.
EMMAUS, ville ou bourgade à 60 stades (13 kilom.) de Jérusalem vers le nord; quelques voyageurs veulent en trouver les restes dans le village actuel de El Kubeïbé au nordouest de 'a ville. Ce bourg est célèbre par la rencontre que lit Jésus de deux de ses disciples le jour de sa résurrection, l'un desquels s'appelait Cléopas, Luc 24, 13., et l'autre Emniaùs, au dire de sajnt Arobroisc. Il s'y trouvait des eaux thermales. Vespasien y laissa en demeure huit cents hommes de ses troupes, lorsqu'il quitta la Judée; et plus tard, on construisit une église sur remplacement même de la maison de Cléopas.
l/eux autres endroits de ce nom sont encore nommés : l'un dans ia plaine de la Judée où Judas Maccabée battit le général syrien Gorgias. 1 Maec. 3, 40. 57.. riclie en sources d'eau chaude, à 22 milles de Jérwsaleui, et qui porta plus tard le nom de Nieopolis (Eusèbe et Jérôme pensent que c'est «le ce bourg qu'il s'agit Lue 24, mais il était ^rop éloigné); l'autre près de la mer de Tibériade, également avec des eaux minèra'es. Jos., G. des Juifs, 4, I. 3.
EWIOR. Aet. 7, 16. ;t'. Hémor.
EWEKIXKS; v. Auguste et César.
EM.Kà'SOlR, vase dans lequel s'allumait le parfum sacré. Il est mentionné Lév. )6, 12. 2 Chr. 2fi, 19. pz. 8, 11-, mais n'e-d pas décrit en détail, comme les autres objets appartenant au culte. Il y a quelque difbepUé à conci'ier Ilébr. 9, 4. avec Lév. 16, 12.; cependant les expressions de l'auteur de l'Epître n'obligent pas d'admettre que l'encensoir se trouvât habituellement dans le lieu très saint; on pourrait restreindre, à la durée de la cérémonie expiatoire les expressions qui lui assignent sa place derrière le voile dans le Saint des saints; v. Fumigations.
ENCHANTECRS. Les devins, les magiciens, les Caldcens et les enchanteurs avaient beaucoup de caractères communs; tous ils s'adonnaient rmx sciences occultes, tous ils jîc craignaient pas d'user d'artifices pour suppléer à la faiblesse de leur art, tous entin conduisaient à l'idolâtrie, et ils étaient tous ep conséquence sévèrement proscrits par Moïse. Nous les voyous de bonne heure mentionnés dans l'Ecriture; la première fois que nous les voyons paraître, c'est dans l'histoire des< magiciens d'Egypte, Ex. 7 et 8 (dont deux sont nommés .îannëset Jambrès, 2 Tin). 3, 8.), qui imitèrent 'es miracles de Moïse, jetèrent leurs verges qui devinrent des dragons, changèrent b'S eaux en sang, tirent monter «les grenouilles sur le pays, et ne reconnurent enfin le doigt do Dieu que lorsqu'ils y furent contraints par leur impuis-
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sance à imiler la création des poux. Quelques théologiens expliquent comment les enchanteurs s'y sont pris pour contrefaire les mincies de Moïse et d'Aaron ; ils n'y voient que de la prestidigitation. Nous ne prétendons pas à la même sagacité; nous savons au contraire que l'Ecriture prend les enchanteurs au sérieux, et les voyageurs modernes en Orient racontent encore des merveilles dont ils ne prétendent pas avoir découvert le secret. Le Pentateuque déjà renferme des directions positives contre ceux qui pourraient s'adonner aux arts occultes, ou les rechercher dans autrui, Ex. 22, 18. Lév. 20, 27. Deut. 18, 40. 11. Les termes employés pour designer les diverses nuances du métier, sont ceux de devin, pronostiqueur, augure, sorcier et sorcière, enchanteur, homme qui consulte Python, homme qui consulte les morts, diseur de bonne aventure , etc. Celte funeste industrie, comme on le voit, avait déjà tous ses degrés et ses subdivisions. Les noms par lesquels sontearactérisés les enchanteurs de toutes espèces, sont, outre ceux que nous avons déjà marqués à l'art. Divination :
a. Mecasheph, Ex. 7, 14. Deut. 18, 10. Dan. 2, 2., ou Cashaph, Jér. 27, 9.; cf. 2 Chr. 33. 6. .Matll). 3, 5. Ex. 22, 18. 2 R. 9, 22. Mich. 5, 12. Nah. 3, 4 Es. 47. 12. Quelquesuns entendent par là « eux qui sont habiles dans l'art de calculer les éclipses, et qui les annoncent pour certaines époques comme des effets de leur propre volonté (Virg., /En., 4, 489.). Il est plus probable cependant qu'il faut avec Rosenniulli r prendre ce mot dans une acception tout à fait générale, et le dériver du mol syriaque correspondant qui signifie prier à voix busse, rendre un culte; puis, adorer, et être idolâtre : l'enchanteur aurait reçu ce nom soit à cause de sa relation avec l'idolâtrie, soit parce qu'il murmure des formules au moyen desquelles il donne ou enlève les charmes.
b. Hhober hhabarim, Ps. 58, 6. Deut, 18, 1 1 . Es. 47, 13. {?)cl4shaph, Dan. 1, 20. 2, 2. 10. 4. 6. (?) On l'entend ordinairement des charmeurs de serpents (le verbe hhabar signifie lier, associer, réunir), qui rendent doux et sociables des animaux en général farouches et sauvages; v. Aspic. D'autres donnent à hhabar la signification (arabe) de partager, couper, trancher, et l'entendent des astrologues qui, li visant le ciel en zones, vont chercher leurs horoscopes dans les positions relatives des astres dans ces différentes bandes. Les ashapb (mot parent de cashaph, v. plushaul) étaient essentiellement des conjureurs d'animaux, scorpions, serpents, etc.
c. Les Oboth, ou conjureurs de morts, Es. 8, 49., nécromanciens qui interrogent les tombeaux; v. Python.
d. Latim est le nom que donne Moïse aux enchantements dont se servirent les magiciens d'Egypte pour contrefaire ses mi racles, Ex. 7,11. 22. 8, 7. 18. Ce mol signifie secret, mystérieux, occulte, et se rapporte parfaitement aux procédés secrets par lesquels ils réussissaient à forcer la nature.
e. Les Onenim, Es. 2, 6. 57, 3., ou Meonenim, Lév. 19, 26. Deul. 48, 10. 2 R. 21, 6. Les Talmudistes font dériver ce mot, de On, ou plutôt Eyn, qui signifie œil, et ils le traduisent par : ceux qui enchantent avec l'œil ; on compare alors le mauvais œil si célèbre chez tous les peuples, cet œil qui jette des sorts fâcheux, que les Grecs redoutaient, et que presque toutes nos populations redoutent encore (Calma. Winer). D'aulrescomparentle mot anan, nuage, et pensent à ces magiciens qui vont chercher dans le cours des nuages l'histoire des homme* et des événements. — La forêt de chênes dont il est parié Jug. 9, 37., appartenait à des devins de cette catégorie.
Répétons encore, après ces énumérations, ce qu'on aura déjà pu voir à leur simple lecture, qu'il règne beaucoup d'incertitude sur l'exacte définition de plusieurs de ces artifices; il est même évident que plus d'une fois un terme est employé pour un autre, et dans une acception tout à fait générale.
La règle que l'Ecriture nous donne, pour distinguer les vrais miracles des faux , est la même que pour distinguer la saine de la fausse doctrine, à savoir les bonnes œuvres, Deut. 13, 1 . 2. Jean 7, 17.
Il est souvent parlé des charmeurs de serpents, soit dans la Rible, Ps. 58, 5. Jol>40,î4. Eccl. 10, 11. Jér. 8, 17., soit dans If s auteurs profanes. Saint Augustin va même plus loin, bien loin, quand il raconte les métamorphoses orientales d'hommes changés en âues, en chameaux, etc.
La musique a été employée quelquefois comme charme contre les maladies de l'espiit, et son influence n'est point douteuse, comme elle n'a rien non plus qui doive surprendre, 4 Sam. 1(5. 14. 15.; Gallicn (De sanitate tuenda, 4,8.) met en avant son autorité, qu'il appuie de celle encore plus grande d'Esculape.
Il paraît que le serpent d'airain , longtemps conservé en Israël, servit à favoriser le penchant du peuple juif pour le merveilleux, et le roi Ezêchias dut le mettre en pièces pour faire cesser l'abus, 2 R. 18, 4.
A l'époque de notre Sauveur, la magie couvrait une partie de l'Orient ; enchanteurs vrais et faux spéculaient sur le peuple; païens et juifs couraient cette carrière, et ces derniers prétendaient tenir leurs secrets des révélations du roi Salomon (Jos., Ant , 8, s. 5.); Simon le