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mage el Bar-Jésus, Act. 8, 9. 43, 6. 8., appartenaient à celle classe. Dans l'Asie Mineure, Ephèse était le centre des enchantements et de la magie, Act. 49, 19.; on ne peut douter que les livres que les nouveaux convertis de celte ville brûlèrent en si grande abondance, ne fussent des livres traitant des sciences occultes.

ENCRE, Jér. 36, 48. 2 Cor. 3, 3. 2 Jean 12. 3 Jean 13. Nous ne savons rien sur la préparation particulière de cetle liqueur, qui parait cependant avoir été noire, chez les Juifs comme chez les Romains, et assez persistante; l'étymologie du mot bébreu permet de supposer que pour les manuscrits de luxe l'encre était quelquefois dorée, surtout dans les premiers temps, et Josèphe semble le confirmer, Ant., 12, 2.10.

ÉNÉE, homme, peut-être Grec d'origine, paralytique depuis huit ans, et demeurant à Lydde, où il fut guéri par saint Pierre, Act. 9, 33.

ENFANTS. A l'époque où la vie des hommes était dix fois ce qu'elle est à présent, et plus tard encore lorsque, moins longue, elle n'était pourtant pas encore réduite aux étroites limites que lui assigne Moïse, Ps. 90, 40., le nom d'enfants se donnait à des personnes que maintenant nousapjiellerions des jeunes gens ou des hommes faits. Joseph a seize ans, Isaac en a vingt. Benjamin en a plus de irente lorsqu'ils sont désignés de ce nom, Gen. 22, 5. 37, 2-4. 44, 20. — Les Hébreux donnaient aussi, comme les Grecs et les Romains, ce nom à leurs serviteurs de tout âge. El dans plusieurs passades, Ps. 33, 13. Es. 2,6. 65, 20., des hommes, même le centenaire, sont appelés enfants, sans doute par rapport à l'éternité du Créateur et Père des hommes. Le mol enfanis se prend souvent dans une acception tout à fait générale, pour désigner la nature, l'origine ou la destination dernière de quelques hommes; enfants d'iniquilé, enfants du malin, enfanis de perdition, enfants d'adoption. Les juges et les magistrats sont appelés enfants du souverain, Ps. 82, 6., comme les prêtres, Ps. 29, 1. Enfin l'expression enfants de Dieu, qui se trouve fréquemment dans leN. T., 4 Jean3, 1. 2. Rom. 8, 14. Gai. 3,26., s'applique aux rachetés que Jésus n'a point pris a honte d'appeler ses frères, el auxquels Dieu, dans sa grande charilé, a bien voulu donner le droit de s'appeler ses enfants, privilège malheureusement inapprécié comme il est inappréciable, et dont l'habitude semble avoir émoussé le charme excellent. Un pauvre sauvage converti, à la lecture du passage 4 Jean 3, 4. 2., s'écria en se tournant vers le missionnaire : «Non, non, ce n'est pas possible! mais il veut bien permettre que nous lui baisions les pieds! »

Les anges soûl appelés enfants de Dieu, Job 4 , 6. 2,4. Ps. 89, 7., de même que les juifs opposés aux gentils, Os. 4, 40., cf. Jean 11, 52.

Le passage Gen. 6, 2. où les fils de Dieu sont opposés aux filles des hommes, a donné naissance à bien des interprétations; nous en relevons ici les trois principales, laissant au lecteur le soin de décider : 4° Les fils de Dieu seraient les mêmes que Job 4, 6. 2, 4., c'est-àdire les anges. C'est l'opinion de Rabbi-EIiézer et des premiers pères de l'Eglise, développée dans Lactance II, 4. L'idée que lesgéantsétaient le produit d'une alliance entre les anges et les femmes, se retrouve dans toutes les traditions de l'antiquité, et joue encore un rôle important dans le système des Indous. Les grands docteurs de l'Eglise chrétienne ne tardèrent pas à s'élever contre cette opinion, Augustin, Chry- «ostome, Cyrille d'Alexandrie, et Théodore!. Calvin prétend qu'elle se réfute d'elle-même, et s'étonne que des hommes savants aient pu être éblouis par des radotages si grossiers et si monstrueux; Luther de même. Parmi les commentateurs modernes, Délitsch el DeMestral sont presque les seuls qui semblent se rattacher à celte manière de voir. 2° Les fils de Dieu seraient les hommes nobles, fils de magistrats et de princes, opposes aux hommes d'une condilion inférieure; c'est l'opinion des Juifs Onkelos, Jarchi, Aben-Ezra; cependant la distinction des classes sociales n'était pas encore assez caractérisée pour autoriser cette explication. 3° Les fidèles, les enfants de Dieu, la fa mille de Seih, opposée a celle de Caïn, q. v. (Ca'vin, Herder, Scbrœder, etc.). Le nexe, et l'usage de la langue favorisent cette dernière opinion: tout indique d'ailleurs que l'Eglise commençait à déchoir : quant à la difficulté qui résulte des géants issus de ces unions, v. Géants.

On verra aux articles fils, fille, mariage, ce qui concerne les enfants des Hébreux el leurs rapports avec leurs parents. Disons seulement que les enfants illégitimes étaient flétris jusqu'à la dixième génération, Deut. 23, 2., mesure injuste au point de vue chrétien, mais bien propre à combaitre l'impureté et la prostitution, el que nécessitait d'ailleurs la constitution théocratiqne du peuple juif.

ENFER, littéralement lieux inférieurs. Ce mol ne se trouve que sept fois dans l'Ecriture, el il n'a jamais le sens que lui a donné la théologie du moyen âge. Job 11, 8., Oslerwald a rendu par enfers le mot sheôl (Martin, abîmes), qu'il traduit ailleurs par sépulcre, Es. 5, 44. Dans le N. T., ce mot se trouve Matth.M, 23. 16, 18. Luc 10,15. 46, 23. Apoc. 4,18. 6, 8. Le grec porte "A2r,; ou dfëijç qui signifie littéralement lieu invisible; c'est

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