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ville; on appelait de ce nom tout enclos ceint de murailles. Ce t dans la famille de Caïn que commença à se développer le goût d'une vie aisée et artificielle, avec les craintes, l'inquiétude, et le besoin de s'abriter, qui en sont toujours la «uite. Quoique les traces de cette ville aient entièrement disparu sous les flots du déluge, quelques-uns ont voulu les retrouver dans le nom de Cbanogé, ancienne et célèbre ville de commerce, au nord des Indes, déjà chantée dans les plus anciens poèmes épiques des Indous; Huet voit les débris de la ville d'Enoch dans Anuchtba, ville de l'ancienne Perse, citée par Plolémée; le tha ne serait alors qu'une terminaison araméenne. D'autres enlin comparent la peuplade caucasienne des Heniochiens. Mais comme le mot hanak, qui est la racine de tous ces noms, signifie lui-même commencer, on comprend qu'un grand nombre de familles et de villes aient pu porter un nom semblable, puisque chaque homme pouvaitappeler ainsi son fils ainé, ou la première ville d une contrée.
3° Enoch est encore le tils du flls ainé de Ruben, Gen. 46, 9.
4° Enlin, Enoch, ou plutôl Hanoc,Gen.25, 4., ûls de Madian, petit fils d'Abraham par Kètura.
ÉNON, près de Salim, Jean 3, 23., lieu où Jean baptisait \ arce qu'il y avait la beaucoup d'eau. Le nom même d'Enon indique une source abondante; mais il est difficile de rien préciser sur lYndroil où cette source existait. D'après Eusèbe et saint Jérôme, ç'aurait été à huit milles île Scyihopolis, entre Salim et le Jourdain, probablement sur les conOns de la Judée et de la Samarie.
EN OS (homme mortel), petit-fils d'Adam par Seth, naquit l'an du monde 435 et mourut en 1340, âge de neuf cent cinq ans; Adam et Seth mourur. nt avant lui; il fui contemporain de Métbusélah avec qui il vécut encore cinquanletrois ans. C'est depuis Enos qu'on commença « d'appeler du nom de l'Eternel, • ce qui signifie, en comparant Es. 42, 4. 44, 5., « se réclamer publiquement du nom du Dieu fort,» c'està-dire, soit prendre le nom d'enfants de Dieu par opposition aux enfants du monde, soit rendre un culte public àJéhovah. — Cf. Gen. 4,26. 5, 6. 1 Chr. 1, I. Luc 3, 38.
ENSEIGNES. Dans le voyage du désert, chaque troisième tribu avait une enseigne ou drapeau, Nomb. 1, 52. 2, 2. 10, 4.; l'Ecriture ne donne aucun détail sur la forme, la couleur, la grandeur et les inscriptions de ces enseignes. Les rabbins, en revanche, ont comblé la lacune; ils ont mis un jeune lion sur le drapeau de Juda (Issachar et Zabulon), cf. Gen. 49. 9.; — un homme sur celui de Ruben (Siméon et Gad); d'après Jonathan, un cerf au lieu du bœuf, Gen. 49, 6., qui aurait trop rappelé l'idolâtrie
du veau d'or; — sur celui d'Ephraïm (Manassé, Benjamin), un taureau; d'après Jonathan, un garçon-, — sur celui de Dan (Aser et Nephthali), un aigle; d'après Jonathan, une couleuvre, Gen. 49, 47. — De plus petites bannières servaient à distinguer les familles, mais on n'en connaît pas non plus la forme. — Le mot rendu par enseignes Es. 5, 26. 41, 12. 13, 2. 18, 3. 62, 10. Jér. 4, 6., etc. serait plus exactement traduit par « signaux; » le mot hébreu qui y est employé est nés, différent de déguel, grard drapeau, et de othoth, petit drapeau : ces signaux étaient élevés sur de hautes montagnes dans des circonstances extraordinaires, lorsqu'il s'agissait, par exemple, d'appeler sous les armes les hommes en état de servir : les uns se représentent ces signaux comme des feux allumés, d'autres comme d'immenses drapeaux plantés en terre.
ENSDBLE. Cette partie d'un métier est nommée en hébreu menor orguim, et se trouve employée,* Sam. 17,7. 2 Sam. 21, 19., comme terme dé comparaison pour désigner la grosseur de la hampe de la hallebarde de deux géants. Le mot masstket, Jug. 16, 13. 4 4., traduit par eusuble, signifie des Ois tissés, une tresse, la chaîne, v. Tisserand.
ÉPAINÈTE, Rom. 4 6, 5. n'est connu que par ce passage. S uni Paul l'appelle son disciple hien-ainié, et les prémices de son œuvre en Asie (le mot Achaîe qui est dans nos versions ne se trouve pas dans les meilleurs manuscrits, et serait en contradiction avec 1 Cor. 16. 15. où Stéphauas est appelé les prémices de l'apôtre en Achaîe); par Asie il faut entendre naturellement l'Asie proconsulaire.
ÉPAPHRAS, Col. 1, 7. 4, 42. Philém. 23., fidèle de Colosses, que saint Paul recommande à l'Eglise de cette ville comme son compagnon de service, comme son compagnon de captivité, et surtout comme un fidèle ministre, digne de remplacer l'apôtre absent. Epaphras parait avoir été le fondateur de l'Eglise de Colosses; il ne doit pas être confondu avec Epaphrodite, comme fout Grotius et Winer; Olsbausen et Sleiger ont parfaitement démontré la non-identité.
EPAPHRODITE, Pbil. 2, 25. 4, 18. Saint Paul nous le montre comme un membre de l'Eglise de Philippes, collaborateur de l'Apôtre dans le bon combat, député auprès de lui par les Philippiens pour subvenir à ses besoins et lui porter le produit d une collecte dans la grande ville où il était prisonnier. Epaphrodite fut longtemps le compagnon du captif; mais ayant fait une grave maladie, suite peul-ètre de ses soins dévoués, et affligé de savoir que l'Eglise de Philippes, dont il était apparemment le pasteur, était inquiète à son sujet, partagé entre l'apôtre et l'Eglise, qui l'un et l'autre, avaient
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