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besoin de sa présence, il ne put cacher à Paul son déchirement intérieur, el celui-ci n'hésila pas à le renvoyer auprès de son Eglise, à la grande joie de (ous, lui remettant en môme temps pour les Philippiens une lettre dont il fut le porteur.
ÉPAÙLE, expression qui se trouve plusieurs fois dans l'Ecriture au propre et au figuré; trois mots hébreux sont rendus en français par épaule, quoiqu'ils aient des nuances de signification différentes : shokh, quelquefois la cuisse, quelquefois la jambe, aussi le péroné, en parlant des hommes et des animaux, Es. 47, 2. Cant. 5, 15. Lév. 7, 34. ; katheph, l'épaule proprement dite, Nomb. 7, 9. Es. 46, 7.; shekem, l'arricre-pariie de l'épaule, !a nuque : ces deux derniers termes sont employés Job 31, 22. au commencement du verset, qui doit élre traduit par « Que mon épaule se détache de ma nuque, >» etc. Le shekt m sert à désigner : — a) la partie du corps qui porte, Gen. 9, 23. Es. 9, 5. 22, 22. Job 31, 36. Soph. 3, 9. (servir 1Ttemel d'un même esprit; en hébreu, le servir d'une même épaule, allusion au joug); — b) la partie sur laquelle on fouettait les criminels, les omoplates et le dos jusqu'à la ceinture, Es. 9, 3.; — c) enfin il s'emploie dans la phrase tourner le dos, fuir, abandonner, 1 Sam. lu, 9. et Ps. 21, 12., où au lieu de «Tu les mettras en butte,» il faut lire : « Tu les mettras en dos, en épaule, » c'est-à-dire, tu leur feras tourner le dos.
C'est le mot shokh qui est employé en parlant de l'épaule d'élévation, Lév. 7, 31. Nomb. 6, 20. 18, 18; l'épaule droite des victimes revenait de droit aux prêtres dans les sacrifices d'action de grâce el de prospérités, et ne pouvait être mangée que dans un lieu pur et saint, Lév. 10, 14. Quant aux cérémonies de l'élévation et du tournoiement, t. Lever et Offrande.
ÉPEAUTRE, Èx. 9, 32. Es. 28, 25. Ez.4,9., bébr. cussèmelh, dérivé peut-être de ca>am être tondu, désigne en tout cas une espèce de céréales sans barbe; il y a de l'incertitude sur la traduction exacte de ce mot, mais on est en général d'accord à l'entendre de l'épeautre, le triticum spelta de Linnée, qui servit longtemps de nourriture aux anciens Egyptiens.
ÉPÉE, c. Aimes.
ÉPERVIEK. Le mot hébreu nelz, Lev. 11,16. Deut. 14, 15. Job 39, 29. désigne comme son élymologie et comme le passade de Job I indiquent, un oiseau de proie au vol rapide; il appartient aux animaux impurs : la Vulgale et Luther I raduisent comme nos versions par épervier, d'autres (Wiiier) par autour. Le passage de Jol> a trait a l'instinct de cet oiseau qui le pousse a l'approche de l'hiver vers les climats plus chauds.
ÉPH A. 1° Es. 60, 6. Gen. 23, 4 v. Hépha. 2° Mesure des Hébreux pour les choses sèches,
équivalente au halh qu'on cmplovail pour les liquides (env. 35 litres), Ez. 45, il. Ex. 10, 36. Jug. 6, 19. Ruth 2, 17. Zuch. 5, G. 7. Dans ce dernier passage, une femme (l'impiété) e t enfermée dans un épha, et transportée au pays de Sinhar, qui doit être le terme exprès de la manifestation du mal dans les derniers temps.
ÉPHÈSE, ville importante de î'ionie et, soui les Romains, de l'Asie proconsuiaire, sur les bords du Cayster, non loin de la mer d'icarie, entre Milet el Smynie, à 320 stades (70 kilom.l de celte dernière ville. Grâce à sa position e!le faisait un commerce de transit fort considérable; mais ce qui lui assurait le plus une haute célébrité, c'était son temple de Diane. Dé truit par un fou , ce bâtiment que deux siècles avaient à peine suffi à construire, périt dans une seule nuit , niais il fut rebâti plus somptueux encore, et conservait toute sa magnificence au temps de saint Paul, Act. 19, 24. v. Diane. Lorsque l'Apôtre y arriva pour la première fois, il y trouva un certain nombre de Juifs qui reeurent l'Evangile, Act. 18, 19. 20.; il n'y fil d'abord qu'un court séjour, et pendant son absence le juif Apollos le remplaça avec beaucoup de succès. Puis Paul revint, et continua d'accomplir pendant trois ans, 20, 3 1 son œuvre d'évangé- Ihation, parmi les Juifs d'abord, puis parmi les païens, chez qui il trouva des amis, même d'entre les Asiarques, 19, 31., de sorte que son Eglise fut un mélange de Juifs et de Grecs, 20, 21. C'est de là qu'il écrivit son épilre aux Calâtes el la 1re aux Corinthiens. II dut quitter la ville en suite de l'émeute de Démétrius, cl au retour de son voyage en Macédoine, passant par Milet, il fil appeler auprès de lui les pasteurs d'Ephese, auxquels il donna de vive voix de nouvelles instructions, 20,17. il y serait retourné dès lors encore une fois, si l'on admet l'interprétation de 1 Tim. i, 3. telle que M. Reussla propose; v. Paul. A son départ il établit et consacra Timolhée pasteur d'Ephèse; plus tard la tradition nous inoutre aussi l'évangéliste saint Jean pasteur de la même ville : Jean doit y être mort, ainsi que Marie, la mère de Jésus, dont ce disciple bien-; imé s'était chargé, et Marie Madeleine. L'épîlie écrite à l'ange de cette Eglise, Apoe. 2, 1-7. nous la montre dans un état spirituel en général assez prospère , quoiqu'il lui soit reproché cependant d'avoir abandonné sa première charité ; il ne parait pas que Jean ni Timolhée s'y trouvassent encore à cette époque : Timolhée y avait souffert le martyre peut-être quelque temps auparavant, el Jean était exilé. — La vilie d'Ephè>c était i'u:i des plus grands sièges de la magie orientale; cf. Act. 19, 13-20.; là aussi nous voyons l'erreur succomber devant les témoins de la vérité ; sou développement, puis ba chute éclatante et ra-
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pidc, rappellent les suivis et !a confusion des magiciens de l'Egypte.
Epitre aux Ephêsiens. Elle fut écrite de Césarée, et probablement a la même époque que celle aux Colossiens, puisque l'une et l'autre furent envoyées parTychique, qui avait ordre de donner aussi de vive voix aux Eglises des nouvelles de l'Apôtre. Celte epitre ne renferme de polémique directe contre aucune erreur déterminée; elle ne contient presque rien que l'expression des sentiments de l'Apôtre, des exhortations pratiques, et un exposé de la doctrine évangélique, tel qu'on pouvait le présenter à tous les païens nouvellement convertis. La seule partie spéculative est une exhortation à l'union entre les chrétiens-païens et les judéochrétiens, exhortation fondée sur la doctrine de l'économie divine. Peut-être en insistant sur le salut par la foi, pour les bonnes œuvres que Dieu lui-même a déierminées, Paul a-t-il en vue les mêmes tendances qu'il combat plus vivement dans sa lettre aux Colossiens. L'Apôtre ne parle nullement à ses lecteurs comme à des personnes qu'il connaisse personnellement, puisqu'au contraire il leur fait connaître s;, vocation, 3, 2-4. Il les salue d'une manière générale, et il est remarquable qu'il ne les salue pas au nom d'un seul de ses nombreux compagnons, pas même de Tîmolbée. Il est donc évident que cette épître ne peut avoir été adressée a l'Eglise qué Paul avait fondée lui-même à Ephèse ; Grôtiu* à cru pouvoir en conclure, conformément à l'assertion de Marcion et à quelques manuscrits, qu'elle fut édite aux Laodicéens, cf. Col. 4, 4 6., mais la grande majorité des manuscrits s'oppose à celle manière de voir, et l'opinion d'L'sscrius, appuyée par Ilug, Olshausen, ilarless, Steiger, paraît plus probable, savoir que c'était une lettre encyclique adressée entre aulres aux Ephêsiens, aux Laodicéens et aux Eglises environnantes; arrivée à destination et copiée, il a pu facilement arriver que dans quelques exemplaires on ait mis le nom de Laodicée au lieu de celui d'Eplièse, et le caractère général de la lettre s'explique. Celte épître est citée par Polyearpe, Clément, Irénée, Origène, et il y est fait allusion dans les lettres d'Ignace. Son authenticité, attaquée par De W eïtc, a été maintenue par Sciiott, et De Welle lui-même l'a reconnue dans une seconde édition, — Comment. Flatt, Ku kcrl, Matlbies, Harless, Passavant, Stier, Médit, de Gaulbey, Serin, de Diodati.
ÉPHOD, large ceinture magniliquement brodée que 1rs sacrificateurs portaient autour de leur robe, Ex. 28. Elle consistait eu deux rubans d'une matière précieuse qui , prenant sur le cou et descendant de dessus les épaules venaient se croiser sur la poitrine, puis retour-
nant en arrière, servaient à ceindre la robe, absolument connue une éeharpe. L'or el les plus riches couleurs distinguaient l'épbod du souverain sacriticaleur de celui des simples pré- Ires qui n'était fait que de lin. Par devant, à l'endroit où les rubans se croisaient, élait le pectoral, v. Prêtres. L'cpuod élait regardé comme l'accompagnement indispensable du culte, faux ou vrai. Gédéon, vainqueur des idotâlres de Madian , se lit un éphod de leurs dépouilles, voulant élever un monument au vrai Dieu et sanctionnant par le fait une nouvelle idolâtrie, Jug. 8, 27. 31ica donne également un éphod à l'idole de son culte, Jug. 47, 5. t>. encore Os. 3, 4. Quoique l'épbod fut l'apanage des prêtres, on le voit quelquefois aussi porlé par des laïques ou des léviles, par Samuel encore enfant 1 Sam. 2, 48., par David, 2 Sam. fi, U., etc. — Le mot hébreu éphod a été pris par quelques interprètes comme signifiant idole dans les passages d'Osée et des Juges.
EPHKA1M, Gen. 44 , .'il. 40, 26. 48, 1 . 1 Cbr. 5, 4., le second (ils de Joseph et d'Asenalh, reçut par la bénédiction de Jacob le droit el les avantages de la primogénilure, au détriment desou frère ainé Mariasse. Son nom déjà (le fertile, celui qui porte du fruil) qui lui avait été donné, peut être en souvenir des années d'ahondance, peut-être par un pressentiment de l'avenir, renferme son histoire et rappelle les promesses qui lui furent multipliées. Jacob le bénit par la loi, Hèb. 44, 21., el Ephraïm reçut une position tellement supérieure à celle de sou frère, que toujours il a le pas sur lui et que parfois même il l'absorbe, au point de porter à lui seul le nom de Joseph leur père, Apoc. 7, 8. Plusieurs de ses fils ayant fait pendant son séjour en Egypte, une sortie contre ceux de Gad ouGath, pour leur enlever leur bétail, furent mis a mort; il mena deuil sur eux pendant longtemps, el ses frères vinrent pour le consoler, 1 Chr. 7, 22. Cependant sa famille bénie s'accrut considérablement, el comptait au sortir de l'Egypte 40,îi00 hommes en étal de porter les armes, Nomb. 2, 18. 4'J. Elle fui la 3e choisie dans le désert, pour porter une des quatre bannières principales; Manassé el Benjamin lui furent subordonnées, Nomb. 2, 18. sq. Ps. 80, 2.
Lors de la division du pays de Canaan, Josué, qui était de celle tribu, lui donna eu partage une contrée vaste el fertile, Os. 9, 43.; elle occupait t'oul le cœur du pays depuis le Jourdain jusqu'à la .Méditerranée, entre les tribus de Dan, de Benjamin et la demi de Manas>é, el fui pendant trois siècles le siège du tabernacle (à Silo), Jus. 16, 8. 17, 10. On trouvait même encore des Ephraimitcs en dehors des limites mar-
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