ÉPI
quées, Jug. 19, 16. Ainsi furent accomplies sur ce lils de Joseph , les bénédictions du vieux Jacob , qui lui annonçait de la part du Tout- Puissant qu'il serait fait aussi le pasteur et la pierre d'Israël, Gen. 49, 24., et qu'il contrebalancerait le pouvoir de Juda, 1 Chr. 5, I. 2.; cf. encore Deut. 33, 1 3. et les riches promesses de Moïse. Outre Josué, Ephraïm a donné un juge à Israël, Habdon, Jug. 42, 45. A la mort de Saûl celte puissante tribu, par esprit de rivalité contre Juda , se H^ua en faveur d'Is-Boselb avec les dix autres tribus, 2 Sam. 2, 9., mais après la défaite de son prétendant elle suivit le parti du vainqueur et se soumit à David 5, 4. Ce ne fut pas pour longtemps; bientôt, fidèle à sa jalousie, elle releva la tète après Salomon et fut la principale cause de la division du royaume en deux moitiés, dont la plus grande, qui prit mal à propos le nom d'Israël q. v., eut sans interruption sa résidence principale dans celle tribu, cl fut au commencement gouvernée par une dynastie éphraïmile, celle de Jéroboam Ier, 2 Sam. 49, 41. sq. Aussi, bien souvent les prophètes donnent-ils à ce royaume des dix tribus le nom plus exact d'Ephraïm, Es. 7, 2 Os. 4, 47. 5, 9. 6, 4. 4 2, 1. Elle fut emmenée en captivité avec, les autres tribus d'Israël par Salmanéser. Son influence fut souvent fatale à son pays, mais les prophètes annoncent qu'elle se convertira , et qu'elle deviendra une bénédiction pour les siens, Es. 44, 43. Ez. 37, 40. sq. Os. 14, 8., etc. — Le nom d'Ephrat, Ps. 132, 6., et celui d'Ephraticn, 1 Sam. 1,1.
1 R. 14,26., signifient probablement Ephraïm, Ephraîmiie.
2° Montagnes d'Ephraïm; région montagneuse au centre de la Palestine, au sud de celles de Guilboa, fonr.anl la principale partie du territoire qui prit plus tard le nom de Samarie. Eli- tom be aux montagnes de Juda. Ses sommets détachés de la masse y sont nombreux et presque tous égaux (mais d'une élévation peu considérable), ce qui donne à cette contrée le caractère d'un vrai pays de montagnes. Elle étail extrêmement fert ile comme elle parait l'être encore de nos jours. Au sud se trouve Guérizim, la montagne des bénédictions, le point le plus élevé de la contrée; puis le mont Hébal (275-310™), Deut. 44, 29., leTsalmon, Jug. 9, 48., le Gahas, Jos. 24, 30., le Tsémarajim,
2 Chr. 13, 4., et beaucoup d'autres montagnes, de même que le champ et le puits de Jacob, Jean 4, 5. 0. Gen. 33, 18-20. On connaît du reste fort peu cette contrée, qu'aucune rou e ne traverse et qui est passablement infestée de brigands à l'affût des voyageurs qui se rendent de Sicbem à Jérusalem, de sorte qu'il n'est pas possible de déterminer l'emplacement exact des différents lieux indiqués. — Cette, incme con-
trée porte quelquefois aussi le nom de montagnes d'Israël.
3° La foret d'Ephrat m, qui fui le théâtre de la victoire de David sur son lils rebelle, et de la mort de ce dernier embarrassé dans les branches d'un arbre, est, soit une contrée inconnue de Galaad, peut-être celle où .lephlhe avait battu les Ephraïmitcs, Jug, 42, soit plutôt la partie des montagnes d'Ephraïm qui est visa-vis de Galaad, et qu'on appelait déjà auparavant la Jorét, a cause de ses bois épais, Jos. 17, 15-18.
4° Ephraïm, Jean 11, 51., peut-être la même que liéphrajim l Chr. 13, 19., ville de Benjamin. v. Hophra.
ÉPHRAT ou Ephrata. 1° Femme de Caleb ou Célubaï, 1 Chr. 2, 9. 4 9. 50. 54. 4, 4., donna son nom au village de Bethléem, où s'établirent son fi's Hor. et son arrière pelit-tils Salma. — 2° Ephratcstle village nommé ailleurs Bethléem, Gen. 35, 49. Itutli 4, 44., et dont le nom complet se trouve Mieh. 5. 2., de sorte que Eplnalien est synonyme de Belhléémite, Rulb 4, 2. 1 S. m. 17, 12. — 3° Ephral, nom d'Ephraïm, Ps. 132, 6., et Epliralien, synonyme d'Ephraimite, 4 Sam. 1,1. 1 R. 11, 26.
ÉPICURIENS, Act. 47, 18. Secte philosophique bien connue, et dont la sensualité avait pris pour règles les quatre canons suivants : 1° Recherchez la volupté qui n'est accompagnée d'aucun déplaisir; 2° fuyez tout déplaisir qui n'est accompagné d'aucune jouissance; 3° fuyez toute volupté qui en empêche une plus grande, ou qui engendre un plus grand déplaisir; 4° recherchez tout déplaisir qui en évite un plus grand, ou qui engendre une plus grande volupté. — Epicure, du reste, n'alta-hait au mol volupté que le sens général de repos, et quelquefois même il y joignait celui de devoir accompli. Son Dieu, car Epicure en avait un, n'était pas une providence, mais un être d'une félicité, d'un repos, d'une insouciance, d'une inutilité sans bornes, et complètement incapable d'intervenir en quoi que ce fût dans les affaires de ce monde. L'àrae de l'homme était corporelle pour ces philosophes, el cessait d'exister en même temps que le corps. — Cette doctrine, qui changea peu, et â laquelle on ajouta peu, car elle étail parfaitement logique une fois le principe accepté, se répandit dans tout le monde, gagna des sectateurs, et se trouvait solUeraent établie à Athènes et à Rome, comme ailleurs, îors de la venue de Jésus-Christ.
EPINES. Les plantes, chardons, ou buissons épineux, et les épines de divers genres, fruits de la malédiction, Gen. 3, 18., et de l'abandou du pays, Es. 7, 23., cf. Prov. 24, 34., sont si nombreux en Orient, que l'hébreu ne comptait pas moins de seize mots pour les désigner, plus