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réelle, et le moment où elle se serait arrêtée, arrivée à son périhélie. C'est ingénieux, mais celte explication partage avec la précédente le défaut tle faire du miracle un fait naturel, tandis que le phénomène nous est donné comme merveilleux. Quant à la première hypothèse, elle est mesquine dès qu'on reconnaît le miracle, car il était aussi facile à Dieu de créer ou conduire une étoile que de faire marcher un feu errant; et il paraît beaucoup plus digne et de Dieu et de l'occasion, de supposer que la naissance du Messie fut annoncée par une étoile, que par un simple corps brûlant dans l'air avec du gaz enflammé. Toute la difficulté est dans le v. 9. Mais l'idée principale est la station de l'étoile plus que la désignation du lieu où elle s'arrêta; or il est facile de se représenter les mages sortant de Jérusalem vers la nuit ; ils voient une étoile qui suit une marche différente de la marche apparente des étoiles fixes; elle est à leur zénith quand ils arrivent à Bethléem, et les mages, instruits, comprennent et s'arrêtent, v. Riggenbach, Vie de Jésus.— Nous n'avons pas besoin d'ajouter que, dans un pareil domaine, tout ne peut être que supposition quant aux détails, mais il faut se rappeler aussi que Dieu fait des flammes de feu ses ministres, Ps. 104, 4.
ÉTRANGERS. La loi de Moïse , en prenant toutes les précautions possibles pour préserver les Israélites de l'influence des étrangers, se montrait cependant favorable à ceux-ci partout où elle le pouvait ; elle les recommandait à la bienveillance des Hébreux, Ex. 22, 21. 23, 9, Lév. 19, 33. 34. Deut. 40, 18., cf. Jér. 7, 6. Mal. 3, 5.; elle leur accordait plusieurs des prérogatives dont jouissaient les pauvres, notamment une part aux repas des dîmes et des fêtes, Deut. 14, 29. 16, 10. 14. 26, 11., et aux récolles de l'année jubilaire, Lév. 25, 6., préceptes fondés sur les devoirs généraux d'humanité, et sur la fraternité des fils d'Adam. Ils avaient devant la loi les mêmes droits que les habitants du pays, Ex. 12, 49. Lév. 24, 22. Nomb. 15, 15. Deut. 4, 16. 24, 17., cf. Nomb. 35, 15., mais ils avaient les mêmes devoirs en matière de culte, du moins les mêmes devoirs négatifs, et devaient s'abstenir de tout ce qui était défendu aux Hébreux, Ex. 20, 10., Lév. 17, 10. 48, 26. 20, 2. 24, 16. Deut. 5, 4 4. Ez. 41, 7., avec la seule exception, quant aux viandes, mentionnée Deut. 14, 21. Il était permis de leur prêter à intérêt, ce qui n'était pas permis pour les Israélites eux-mêmes, Deut. 23, 20. Ils pouvaient être naturalisés ù certaines conditions et obtenir les droits de bourgeoisie en Israël ; dans ce cas il fallait qu'ils se fissent circoncire; les Egyptiens et les Edomites acquéraient ces droits à la troisième génération,
Deut. 23, 7. 8., cf. 1 Sam. 21, 7. ; pour les autres peuples un plus long séjour était exigé. Les Hammonites seuls et les Moabiles, de même que les eunuques et les descendants de femmes de mauvaise vie, étaient complètement exclus du bénéfice de la naturalisation, Deut. 23, 3., cf. Néh. 4 3, 1. Cette défense, tombée en désuétude à une époque de relâchement, fut remise en vigueur lorsque la vie rentra en Israël, Néh. 13, 3. — On voit par ces dispositions que l'intention de Moïse n'avait pas été d'isoler hermétiquement Israël des autres nations; un dénombrement fait par Salomon, 2 Chr. 2, 47., constata la présence de 453,600 étrangers en Palestine. Aussi, quelque graves que fussent sous le point de vue thèoeratique les motifs d'exclusion contre les étrangers, on peut dire que ces derniers étaient traités chez les Hébreux d'une manière plus noble et plus conforme à la dignité humaine, que chez les peuples de l'antiquité, les Romains et les Grecs y compris, avec leur fin vernis de philanthropie et de civilisation.
EUBULUS, disciple inconnu dont Paul envoie les salutations i Timothée, 2 Tini. 4, 24.
EUNICE, fille de Loïs et mère de Timothée, 2 Tim. 1, 5.; juive d'origine, elle s'était de bonne heure convertie au christianisme : son époux était un prosélyte d'entre les Grecs, Act. 16, 1. On ne sait par qui elle avait été amenée a la connaissance de l'Evangile, mais lorsque Paul la vit pour la première fois à Lystre, elle avait déjà le témoignage d'être une femme croyante, mère d'un fils également dans la foi.
EUNUQUE, signifie littéralement un homme qui a la garde du lit, et cette expression qui marque un homme mutilé, soit naturellement, soit par la main des hommes, se prend aussi dans un sens beaucoup plus général pour désigner un officier de cour quelconque, servant dans l'intérieur du palais, comme Polipbar, eunuque de Pharaon, qui avait femme et enfants, Gen. 39, 17. C'est dans ce sens qu'il faut entendre (à moins qu'ils ne fussent étrangers) les eunuques nombreux que les rois d'Israël et de Juda avaient à leur cour, 1 Sam. 8, 11. 1 R. 22, 9. 2 R. 9, 32. 24, 12. 15. 1 Chr. 28, 1., car la loi de Moïse avait détendu expressément à son peuple de faire des eunuques, et même de mutiler des animaux, Lév. 22, 24. Deut. 28, 1.; ceux qui étaient ainsi mutilés étaient exclus de l'assemblée du Seigneur. Cette défense avait d'abord un grand but d'humanité, elle maintenait a chaque homme le droit d'être ce qu'il est, et de ne point devoir se dire : Voici, je suis un arbre sec, Es. 56, 3. Elle tendait ensuite à entraver la polygamie, à la rendre de fait plus difficile, à empêcher l'établissement des sérails par l'impossibilité de se procurer des hommes sûrs.
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