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encore des musulmans, c'est-à-dire par la moitié de la race humaine ; il n'y a pas d'homme qui ait eu une gloire pareille, et tous les détails de sa vie occupent une grande place dans les traditions des Orientaux. De lui sont sortis divers peuples: par Ismaël, les Arabes ; par les fils de Ketura, les Madianiles et d'autres encore ; par Esaù, les Iduméens, et par Jacob, les Israélites, qui demeurent une grande nation au milieu des peuples de la terre. Enfin, lorsque le temps marqué fut accompli, la famille d'Abraham prit possession de ce pays de Canaan promis depuis plusieurs siècles. Voilà pour le temporel. — Quant au spirituel, un Rédempteur est venu, qui selon la chair, est fils d'Abraham, sa vraie postérité, et par qui le salut a été acquis aux pécheurs de toute langue, de toute tribu, peuple et nation, qui croiront en Lui. Abraham luimême, et tous les fidèles qui l'avaient précédé, ainsi que ceux qui l'ont suivi, ont été bénis en ce Rédempteur promis dès les premiers jours du monde aux deux premiers pécheurs. Cette grande bénédiction spirituelle, qui était la partie essentielle de l'alliance faite avec Abraham, donne à toutes les parties de celte alliance une signification spirituelle. Abraham est grand par sa foi et parce qu'il est le père des croyants ; de lui sortent spirituellement tous les vrais fidèles qui sont sa postérité aussi nombreuse que les étoiles du firmament ; enfln il possède avec eux, pour l'éternité, la Canaan céleste, dont la terrestre n'était que le type.
40° L'ange qui apparut au patriarche sous les chênes de Mamré, qui lui annonça la naissance d'un fils et la destruction de Sodome, Geo. 48, qui lui retint plus tard le bras lorsqu'il allait sacrifier son unique, 82, 45., etc., est tonslammment appelé du nom de l'Eternel, et ne cesse de parler lui-même comme le Dieu tout-puissant, v. Auge.
4 4° L'Ancien et le Nouveau Testament sont remplis de la gloire d'Abraham, de son nom, de sa mémoire, de son alliance, de ses épreuves, de sa foi. Sans entrer dans l'examen des divers passages où il est parlé de lui, nous nous bornerons a en indiquer ici rapidement les principaux : A» T. Genèse, passim. Ex. 2, 24. 3, 6. 45. 46. 6, 3. 32, 43. 33, 4. Lév. 26, 42. Nomb. 32, 44. Deut. 4, 8. 6, 40. 9, 5. 29, 43. 30, 20. 34, 4. Jos. 24, 3. 4 R. 48, 36. 2 R. 4 3, 23. 4 Chr. 46, 46. 29, 48. 2 Cbr. 20, 7. 30, 6. Néh. 9, 7. Ps. 47, 9. 405, 6. 9. 42. Es. 29, 22. 54, 2. 63, 46. Jer. 33, 26. U. 33, 24. Mich. 7, 20- — jV. T. Malth. 3,9. 8, 44. Luc 4,55. 3,8. 43, 46.28. 46, 22. 19, 9. Jean 8, 33., etc. Act. 3, 43. 7, 2. 43, 26. Rom. i, 4. 9, 7.4 4, 4. 2 Cor. 44, 22. Gai. 3, 6., etc. 4, il. Hébr. 2,46.7,4., etc. 44, 8. 47-49.
Leseiu d'Abraham, Luc 46, 22. désigne le
ciel ou le lieu du repos. Les Juifs avaient trois manières d'exprimer le bonheur des justes à leur mort : ils allaient au jardin d'Ëden, sous le trône de gloire, ou dans le sein d'Abraham. Ce patriarche, étant le père des croyants, leur semblait devoir être naturellement chargé de les recueillir dans la félicité céleste. Celte même expression se retrouve dans ce que dit notre Seigneur, que les fidèles seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob; car on sait que les anciens se plaçaient à table de telle manière que chacun était assis et comme couché sur le sein de son plus proche voisin.
ARSALON (père de paix), troisième fds du roi David, eut pour mère Mahaca tille de Talmaï, roi de Guésur. Ce qui le distinguait entre tous les (ils de David, c'était sa grande beauté ci surtout sa longue chevelure; il la coupait jhaque année, ou plutôt, comme on peut aussi t aduire, à de certaines époques, et elle pesai i jusqu'à 200 sicles, c'est-à-dire environ 2 kilo,;. 4, 2. Il eut trois fils, qui moururent en bas Age. et une fille remarquablement belle, nommée Tamar, 2 Sam. 44, 27., du nom d'une des sœurs d'Absalon, qui avait été victime de l'amour incestueux d'Amnon, un autre fils de David. Absalon, résolu de venger l'insulte faite à sa sœur, attendit l'occasion de le faire. Au bout de deux ans, lors de la tonte des moulons, il fit un festin auquel il convia son frère, et lorsque celui-ci fut ivre, il le fil égorger par ses serviteurs, et s'enfuit à Guésur, auprès de son grandpère. Il y était depuis deux ans, lorsque Joab, voyant que David ne serait pas éloigné de pardonner à sou fils, imagina, pour le faire rappeler, une ruse qui lui réussit comme il l'espérait. Une femme de Tekoah, 2 Sam. 44, se présenta devant David pour solliciter sa protection ; elle se disait veuve et n'avait que deux (Ils, l'un desquels avait tué l'autre dans une querelle, et sa famille voulait venger le mort par la mort du meurtrier, de telle sorte qu'elle serait privée des deux à la fois, et elle suppliait le roi d'intercéder en faveur du coupable. David comprit ce qu'on voulait, et devina même l'auteur de la ruse; il consentit à ce qu'Absalon fût rappelé de son exil ; mais il refusa de le voir, et deux nouvelles années se passèrent. Cependant Absalon, fatigué de celte longue disgrâce, cherchait à en sortir, et comme il ne pouvait pas même obtenir une entrevue avec Joab, il le contraignit à venir, en faisant mettre le feu à un champ d'orge que Joab possédait près d'une propriété appartenant à Absalon. Ils entrèrent en pourparlers; Joab intervint auprès du roi. et Absalon ayant reçu de David l'assurance d'un entier pardon, profita de sa liberté et de l'influence qui lui était rendue, pour conspirer presque aussitôt contre son père. Il trompa le