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couvrir de 8a gloire et de sa bonté. — Comment, de A. de Mestral.

EXORCISTES, proprement conjureurs, nom qui était donné à ceux d'entre les Juifs (ou des autres nations) qui avaient le don de chasser les démons hors des possédés, soit d'une manière naturelle, par des médicaments et des parfums, soit par des formules ou par la puissance qui était en eux, Matin. 42, 27. Marc 9, 38. Act. 49, 43. Ils étaient extrêmement considérés chez les Juifs, et plusieurs parcouraient le pays ou les contrées environnantes pour exorciser; ils faisaient remonter à Salomon leurs livres magique*, v. Enchanteurs et Possessions.

EXPIATIONS (Fête des). Quand on voit la place importante que l'idée d'expiation tenait dans le culte des Hébreux, et comment toutes ses parties tendaient à réconcilier l'homme pécheur avec la sainteté de Dieu, on comprend que la fête des expiations dût en être en quelque sorte le centre, le cœur ; c'était alors que se faisait une expiation générale, pour le peuple, pour le sacerdoce, et pour le sanctuaire ; c'était ainsi la plus solennelle de toutes les fêtes de l'année, la fête israélitique par excellence; on l'appelait le jour des expiations, ou même simplement le jour. C'était le seul jour de l'année où le jeûne fût de rigueur, la mortification de la chair devant accompagner la pénitence; tous les travaux étaient interrompus, comme au jour du sabbat. Elle se célébrait le 40 Tisri, dans le septième mois, le dixième jour de ce mois, et ce choix était certainement en rapport avec la valeur des nombres 7 et 40, symboles, l'un de l'alliance, l'autre de la perfection. C'était essentiellement le Souverain sacrificateur qui officiait, et il se dépouillait pour cela de ses vêtements pontificaux pour ne se vêtir que d'une simple tunique blanche. Il commençait par offrir un veau pour ses propres péchés, conformément à Lêv. 4, 3.; avec le sang de ce veau il entrait dans le lieu très saint, ce qu'il n'avait le droit de faire que ce seul jour-là, et faisait aspersion par sept fois (encore ici le nombre de l'alliance) sur le propitiatoire, comme étant tout particulièrement le siège de la sainteté divine. Puis un bouc ayant été égorgé pour les péchés du peuple, la même cérémonie se répétait avec son sang, et cette expiation s'appliquait alors au tabernacle même et à ses ustensiles, qui étaient censés souillés aussi par le contact des pécheurs. Ensuite avait lieu une autre cérémonie qui a beaucoup embarrassé les interprètes. Un bouc tout semblable à celui qu'on avait immolé, était amené au souverain sacrificateur, qui, posant ses mains sur sa tête, confessait les péchés du peuple, puis le bouc était emmené au désert. Il est évident que par l'acte symbolique de l'imposition

des mains, le bouc vivant était censé chargé des péchés du peuple, mais la difficulté gitdans les v. 8. 9. 40 et 26. de Lév. 46, et dans l'interprétation du mot Hazazel. Plusieurs commentateurs ont cru pouvoir conclure de l'opposition qui existe entre les deux parties du v. 8, que le mot Hazazel devait désigner un être personnel (comme Dieu), et pouvait s'appliquer au malin esprit, au Diable; alors il ne s'agirait pas sans doute d'un sacrifice fait à Satan (idée complètement antibiblique), mais le sens serait que, tandis que l'un des boucs était offert en sacrifice expiatoire à Dieu, l'envoi du bouc vivant, chargé des péchés dans le désert, représentait que les péchés étaient renvoyés au démon, leur auteur, car on sait que les déserts passaient pour être l'habitation des mauvais esprits (v. Christologie de Hengstenberg, I. 4, 36). Mais quoique la doctrine de Satan entrât bien certainement dans le cercle des croyances israélites, elle n'y était cependant pas assez prononcée pour être reproduite dans le culte; c'est pourquoi il paraît préférable de se joindre à ceux qui (comme Ewald, Tholuck, Baebr), prennent le mot Hazazel, non comme un nom propre, mais comme la forme Pealpel (avec valeur intensive) du verbe hazal, éloigner; ils traduisent alors Le Hazeazel pour le complet éloignement, c'est à-dire des péchés. Les péchés étaient ainsi censés tout à fait soustraits aux yeux du Dieu saint, voués à l'oubli, et celte seconde cérémonie était le complément de l'expiation déjà opérée par le premier bouc. Ce qui confirme celte interprétation, c'est que le sort devait être jeté entre les deux animaux; ils paraissaient ainsi ne former qu'un seul lout, seulement il en fallait nécessairement deux pour représenter les deux parties de l'idée : de même pour les deux passereaux, Lév. 44. Il faut en outre bien remarquer que ce qui constituait essentiellement la fête, c'était l'entrée du souverain sacrificateur dans le lieu très saint avec le sang expiatoire, et c'est sous ce rapport que l'auteur de l'Epitre aux Hébreux, ch. 9, nous apprend à la considérer comme un type de l'œuvre expiatoire de Christ.

ÉZECHIAS (la force de Jéhovah), 4° fils et successeur d'Achaz, régna vingt-neuf ans sur le royaume de Juda (725-696). Les livres des Rois et des Chroniques et les chapitres qui le concernent dans le livre d'Esaie, nous le présentent comme un prince très pieux et zélé pour la gloire de Dieu, quoique peut-être un peu enclin à l'orgueil et à la présomption, et qui s'efforça d'abolir l'idolâtrie dans toute l'étendue de son royaume, et d'y rétablir le culte du vrai Dieu; il chercha même, et réussit en quelque mesure, à rattacher à son royaume et au culte de Jérusalem, les Israélites échappés à la trans-

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l>ortation ordonnée par Salmanéser, 2 Chr. 30, et 31 , mais ce qu'il ne put déraciner entièrement, ce fut l'esprit d'incrédulité, d'immoralité, de propre justice, qui s'était emparé surtout des classes supérieures. Le succès couronna ses armes et ses négociations politiques : il humilia les Philistins, 2 R. 18, 8., et par une alliance avec l'Egypte parvint à s'affranchir de la dépendance dans laquelle son prédécesseur avait vécu à l'égard de l'Assyrie, 2 R. 18, 7. 24. Mais cette alliance lui fut reprochée par le prophète Esaïe comme un signe de défiance envers l'Eternel, Es. 30, 4 . sq. 36, 0., et il en fut cruellement puni, lorsque le roi d'Assyrie, Sancbérib, commença par employer une armée qu'il envoyait en Egypte, à prendre les principales forteresses de la Judée, et lui imposa uu nouveau tribut, pour le payement duquel Ezéchias dul avoir recours aux trésors du temple, 2 R. 48, 43. sq. Sancbérib ne fut même pas apaisé par sa soumission; il est probable qu'il avait au fond l'intention de détruire entièrement la puissauce des rois de Juda, qui pouvaient devenir pour lui des rivaux dangereux, 2 R. 48, 32., et il vint avec une nombreuse armée mettre le siège devant la capitale. Ezéchias et son peuple se trouvaieut dans le plus grand danger, mais ils en furent délivrés par une intervention miraculeuse due aux prières du prophète :un ange destructeur vint exterminer la plus grande partie de l'armée assyrienne et forcer ainsi Sancbérib à la retraite, 2 R. 49, 35. 2 Chr. 32, 24. Es. 37, 36. Cette grande défaite de Sancbérib est aussi mentionnée par Hérodote (2, 444). — Quelque temps après, Ezéchias fut atteint d'une maladie qui d'abord parut mortelle, mais dont il fut guéri, Dieu exauçant ses ferventes prières. Pendant cette maladie, le prophète Esaïe exerça son ministère auprès de |ui. Comme signe et gage de la guérison qui lui fut promise, l'Eternel permit que l'ombre de son cadran solaire rétrogradât de dix degrés, 2 R. 20, Es. 38; ». Cadran. A l'occasion d,e sa guérison, il reçut les félicitations des ambassadeurs de Mérodac-Baladan, roi de Babylone; Esaïe lui fil comprendre que dans l'empressemont avec lequel il fit voir à ces étrangers ses trésors et les magnificences de son palais, 11 y avait autant d'orgueil que d'imprudence, v. Rochat, Médit, sur Jizéchias.

On peut conclure de Prov. 25, 4. qu'il s'était formé, sous l'influence de ce prince, une espèce d'académie, ou d'école philosophique et parabolique, s'occupant de littérature, et s'attachant entre autres à recueillir les souvenirs et les documents de la nation. C'est à ces sages que l'on doit peut-être, après Dieu, la conservation de plusieurs écrits de l'A. T.

2° 2 Chr. 28, 42.; ». Uazaria.

EZECllIEL (la fora* de Dieu), prêtre et pro-

phète hébreu, fils du prêtre Busi. Il fut emmené en exil en 597 lors de la première déportation , avec le roi Jéhojacbin et plusieurs autres Juifs de race illustre, et se fixa près du fleuve Chaboras, 4, 4. 8, 4. : c'esi là qu'il perdit sa femme, 24, 48. Son ministère prophétique commença sept ans avant la destruction de Jérusalem, et avait surtout pour but, d'un côté, de combattre les fausses espérances des captifs, en leur enseignant à ne pas s'appuyer sur des secours humains, de l'autre, de les préserver du désespoir en leur promettant le secours de Dieu. 11 continua de prêcher au moins jusqu'en la 27e année de sa propre captivité, 29, 47. L'influence dout il jouissait ressort des nombreuses visites qui lui étaient faites par des anciens, désireux de connaître les révélations que Dieu lui confiait, 8, 4. 44, 4. 20, 4. Suivant la tradition, il périt assassiné par un de ses compatriotes, et dans le moyen fige on montrait encore son tombeau à quelque distance de Bagdad.

Son livre peut se diviser en trois parties principales : 4° Les vingt-quatre premiers chapitres contiennent des prophéties contre le royaume de Juda, promulguées avant la destruction de Jérusalem, et accompagnées d'appels à la repeniance. 2° Les chapitres 25 à 3a sont des prophéties contre des peuples étrangers. 3° Depuis le chapitre 33, nous avons de nouveau des prophéties qui ont pour objet le peuple juif, mais promulguées depuis la destruction de Jérusalem , et dans lesquelles l'espérance et la consolation dominent. Les neuf derniers chapitres (40-48) paraissent annoncer, sous l'emblème d'un temple magnifique, décrit dans tous ses détails, la restauration et l'état glorieux du royaume de Dieu, qui a commencé après le retour de l'exil , qui s'est davantage encore développé par la venue du Messie, mais dont le plein accomplissement est sans doute réservé à l'avenir. ». Temple. Hmvernick divise le livre en neuf parties distinctes, qui ont quelque chose d'assez naturel. 4° 4 à 3, 21 . 2° 3, 28. à 7. 3° 8 à 41. 4° 42 à 49. 5° 20 à 23. 6° 24. 7° 25 à 32. 8° 33 à 39. 9° 40 à 48. En général, Ezéchiel se distingue par une grande abondance d'images, par une vigueur remarquable, par un style énergique et fortement coloré, par des expressions hardies , et souvent extraordinaires, qui le rendent assez difficile à comprendre pour nous, mais qui étaient bien appropriées au génie des Orientaux et aux circonstances du temps. Il a des visions plus que des inspirations; il voit la ruine de Jérusalem, il voit la restauration du temple. Le caractère éminemment poétique de ces prophéties a fait dire à Herder qu'Ezéchiel était le Shakespeare des Hébreux. Lamartine l'appelle le poêle des vengeances. Il

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