FEM
est à remarquer encore qu'Ezéchiel, daos ses prophéties, s'appuie souvent sur celles que Jérémie adressait de son coté aux Juifs restés en Judée (Comment, de Fairbairn, et Baevernick).
FABLES, v. Paraboles.
FARD, v. Antimoine.
FAUCON, Deut. 44, 12. Lév. 41,13. Oiseau de la famille des rapaees diurnes ; classé par Moïse parmi les impurs. Le mot hébreu est Ozniya que l'Anglais traduit par Ospray, Luther par Fischaar, et DeWettcpar Mceradler; cette dernière traduction, appuyée des Septante et des plus anciens témoignages, est la plus probable ; ce serait le falco halixtus.
FÉLIX, Act. 23, 24. et 24, onzième gouverneur de la Judée, reçut ce poste par l'entremise du grand prêtre Jonathan. Il était frère de Pallas, le favori de l'empereur. Il portait aussi les noms de Claude et d'Antoiue, parce qu'il était affranchi de l'empereur Claude et de sa mère Antonia, Son gouvernement fut cruel et tyran nique, et lui-même se livra à tous les vices. Il séduisit Drusille, q. v., fllle du roi Hérode Agrippa, l'épousa du vivant d'Àzizus, son mari, et lui donna un fils. Il eut presque continuellement à lutter, d'abord contre les patriotes, puis coutre des assassins de profession, qu'il ne craignait cependaut pas de soudoyer à l'occasion pour se défaire de ceux qui lui portaient ombrage; puis contre de faux messies; il dut chercher à concilier des querelles entre les Sy riens et les Juifs, entre les prêtres et les grands. Sa vie fut agitée, et l'occasion ue lui manqua pas pour trouver la paix, mais il eût mieux aimé de l'argent. L'apôtre Paul lui avait été en voyé par le tribun Lysias, et quoique la cause fût très simple à entendre, de l'aveu même d Lysias qui, dans toutes les accusations élevées, n'en voyait aucune qui pût eulraiuer la mort, ni même un emprisonnement, Félix, occupé de ses débauches, le retint deux ans en prison pour l'amener à se racheter par des présents il voulut môme que l'apôtre fût traité avec douceur, et qu'on n'cmpéchàt aucun de ses amis de le servir et de le visiter, sans doute pour que ceux-ci l'encourageassent à obtenir sa liberté et l'aidassent par leurs dons. Aucun vice ne manqua a cet homme, cruel, tyranuique, avare, adultère, assassin : mais telle est aussi la force de l'étincelle divine qui reste dans la conscience, que même dans une aine comme la sienne le ravage des passions ne put pas l'étouffer entièrement, et quand Paul lui parla de jugement et de chasteté, Félix, effrayé, troublé.
refusa de prolonger la conversation et l'ajourna
indéfiniment. Deux ans après, Félix reçut son congé ; de retour à Rome, il fut accusé par les Juifs de Césarée pour crime de concussion, mais absous par Néron, sur l'intercession de l'infâme Pallas.
FEMME. La femme fut créée pour être la compagne de l'homme, v. Eve, quoique avec une infériorité légale et de fait. Les patriarches pieux la respectèrent plus que ne firent, et que ne font encore tous les Orientaux , quoiqu'ils se considérassent bien comme les chefs de la famille. Les femmes avaient chez eux un appartement séparé dans leurs tentes nomades, Gen. 24, 67. 31, 33., mais étaient à la tète des travaux domestiques, et pouvaient ainsi être vues et abordées parles étrangers, Gen. 20, 2., cf. Jug. 4, 47. ; les jeunes filles gardaient les troupeaux, Gen. 29, 9. Ex. 2, 46. 4 Sam. 9, 4 1. Les femmes d'un rang moins élevé ne furent pas longtemps séparées de la compagnie des hommes, 4 Sam. 9, 11. Ex. 24, 28, Deut. 25, 44. Ruth 2, S. 2 Sa». 49, 5. 20, 46, Matth. 9, 20. 12, 46. 26, 7. Luc 10, 38, Jean 4, 7. 11 parait même, d'après Deut. 24, 44., qu'elles suivaient quelquefois à la guerre leurs parents ou leurs maris. Toutefois la règle générale resta toujours la convenance pour les femmes, mariées ou non mariées, de rester chej elles autant que possible, et les nombreuses épouses de Salomon formèrent certainement un harem bien gardé, comme celles de Jéhojachin, dont la surveillance avait été confiée ù des eunuques, 4 R. I1,3.2R. 24, 45., cf. Est. 2, 3. 44. On les voit cependant aussi paraître en public, 4 R. 44, 4. 2 Sam. 6, 20.; elles prennent part aux fêtes nationales, 4 Sam. 48, 6. Jug. 46, 27., et à certaines réjouissances de famille, alors nième qu'il s'y trouve des étrangers, Matth. 44, 6.
Leurs occupations principales étaient dans l'intérieur de la maison ; elles travaillaient à la couture, a la broderie, et même à la pâtisserie, 4 Sam. 2, 49. 2 Sam. 43,8. Prov. 34, 43.; elles s'occupaient quelquefois aussi de commerce, Prov. 34, 24.
Leurs devoirs, dans la législation mosaïque, se réduisaient à la plus entière obéissance à leurs maris ; elles en dépendaient au point que si l'une faisait uu vœu, de quelque nature qu'il fût, elle ne pouvait être tenue de le remplir si son mari s'y opposait le môme jour. On peut voir, 4 Cor. 7, les devoirs que l'Apôtre leur impose ù l'égard de leurs maris ; elles doivent leur être soumises comme à Christ , Eph. 5, 22. Il leur est défendu de parler ou d'euseigner dans 'église, et d'y paraître sans voile et la tête dé-
couverte, 4 Cor. 4 4 , Si. 1 4, 34. Enfin la modestie leur est recommandée, et l'éloignement des frisures, des ornements superflus, et des habits