FER 328 FES
somptueux, Tit. 2, 4. 5. 4 Pierre 3,4.3. — Pour le passage 1 Tim. 2, 45., v. Eve.
FENÊTRES. Elles ne fermaient pas avec des vitres chez les Hébreux, ni chez les Orientaux en général, à cause de la chaleur du climat, mais avec de simples treillis ou jalousies, Cant. 2, 9. Ez. 41, 16., que l'on pouvait ouvrir en partie et même entièrement. Elles garantissaient des rayons du soleil et laissaient pénétrer l'air du dehors, mais aussi les insectes, Joël 2, 9. On pouvait voir parfaitement tout ce qui se passait à la rue, Jug. 5, 28. 2 Sam. 6, 16. Prov. 7, 6. 2 R. 9, 30. Les fenêtres des maisons orientales s'ouvrent maintenant presque toutes sur la cour pour éviter la poussière, ce qui donne aux rues un aspect en général assez triste. Les fenêtres, fort grandes, descendaient jusqu'au plancher, et c'est par une fenêtre de ce genre, ouverte, qu'Eutyche se précipita dans la rue, Act. 20, 9., comme probablement aussi le roi Achazia, 2 R. 4, 2. Cf. encore Jos. 2, 45. 4 Sam. 49, 42.
• FER, métal mentionné fréquemment dans l'Ecriture depuis Gen. 4, 22., où il apparatt pour la première fois, et d'où l'on doit conclure que sa mise en œuvre fut connue fort anciennement. Moïse cependant ne s'en servit ni dans la construction du tabernacle au désert, ni dans l'érection de l'autel de pierres, Deut. 27, 5., et Salomon ne parait pas en avoir mis dans aucune partie du temple de Jérusalem, quoique David en eût assemblé en abondance pour cet objet, 4 Cbr. 22, 3. Moïse parle du fer comme étant déjà connu en Egypte de son temps, il vante la grande dureté de ce métal, Lév. 26, 49. Deut. 28, 23. 48., parle de mines de fer, Deut. 8, 9., et du lit de fer du roi Hog de Basan, 3, 44. L'Egypte est dite, 4, 20., avoir été une fournaise de fer pour les Israélites pendant leur servitude. Ce métal était employé à la confection d'épées, Nomb. 35, 46., de couteaux, de bâches, Deut. 49, 5., et d'instruments à tailler la pierre, 27, 5., même à la construction des chariots, q. v.
Un joug de fer, Deut. 28, 48., un ciel de fer, Lév. 26, 49., un sceptre de fer, Ps. 2, 9. Apoc. 2, 27. 42, 5., un nerf de fer, Es. 48, 4., un homme solide comme une colonne de fer, Jér. 4,48., sont des images qui se comprennent parfaitement; le faux prophète Tsidkija se fit des cornes de fer, comme emblème de la victoire qu'Achab devait, selon lui, remporter sur les Syriens.
Le fer du Nord dont il est parlé, Jér. 45, 42., à côté de l'acier, est probablement le fer célèbre qui venait des forges des Chalybes, sur les bords du Pont-Euxin, au nord de la Pales- Une. Il résulte des différents usages que Ton faisait du fer, que les anciens connaissaient l'art
de le tremper et d'en faire de l'acier ; Pépée de Lémec n'aurait eu sans cela aucune valeur.
FESTINS. Ils étaient en général associés au culte, et comme l'accompagnement obligé des sacrifices volontaires par lesquels les solennités religieuses étaient célébrées : les pauvres, étaient invités à y prendre part; v. plus bas. On en faisait aussi pour solenniser les alliances, les réjouissances de famille, noces, jours de naissance, etc. Gen. 31, 54. 21, 8. 29, 22. 40, 20. Jug. 44, 40. Jean 2, 4. Job 4, 4. Mattb. 4 4, 6. Os. 7, 5., au départ et au retour de personnes aimées ou honorées, Gen. 26, 30. 34 , 27. 2 Sam. 3, 20. 2 R. 6, 23. Luc 5, 29. 45, 23., et en beaucoup d'autres circonstances, lorsque la joie ou tout autre sentiment un peu vif remplissait le cœur, 2 Sam. 3, 35. 13, 23. 4 Sam. 25, 2. 36. Jug. 9, 27. Os. 9, 4. v. Repas. Ils avaient lieu généralement le soir. On faisait inviter et quelquefois chercher les conviés par un esclave, Prov. 9, 3. Matlh. 22, 3., on les embrassait à leur arrivée et on leur lavait les pieds, Luc 7, 44. 45., on leur oignait les cheveux et la barbe, quelquefois les habits et les pieds, avec une huile odoriférante, Luc 7, 38. Jean 42, 3. Ps. 23, 5. Am. 6, 6., et on ornait leur tête de guirlandes, Es. 28, 4. Des places leur étaient désignées conformément à leur rang, 4 Sam. 9, 22. Luc 44,8. Marc 42, 39. Ils recevaient ordinairement des portions égales qui leur étaient servies par le maitre de la maison. 4 Sam. 4, 4. 2 Sam. 6, 19. 4 Cbr. 46, 3., et qui étaient certainement suffisantes, ce qui rendait absolument honorifique la distinction qui accordait à certaines personnes des portions doubles, triples, et même quintuples, Gen. 43, 34. 4 Sam. 9, 24. L'archilrichlln ou ordonnateur du repas, Jean 2, 8., était presque toujours un ami de la maison. Un festin pouvait se distinguer, soit par le nombre des personnes invitées, Gen. 29, 22. 1 Sam. 9, 22. 1 R. 1,9. 25. Luc 14, 46. 5, 29., soit par la richesse de la vaisselle, Est. 4,7., soit par le grand nombre et la qualité des mets, Gen. 27, 9. Es. 25, 6. Ps. 23, 5. Job 36, 46. Am. 6, 4. Les anciens festins duraient beaucoup plus que les nôtres, on s'y occupait d'affaires sérieuses, et un édit royal fut conclu à la table d'un roi de Perse, Est. 4, 45. 7, 9. La musique, la danse, les jeux de mots et des énigmes, animaient le cœur et l'esprit des convives, Es. 5, 42. Am. 6, b. Ps. 69, 43. Mattb. 44, 6. Jug. 44, 42. On brûlait des parfums au moment du départ. — Les femmes des grands avaient leurs festins dans des appartements séparés, et n'assistaient pas à ceux de leurs maris lorsqu'il s'y trouvait beaucoup d'étrangers réunis, Est. 4,9.; mais dans les maisons bourgeoises des Juifs cette différence n'existait pas.
Des repas plus libres, vraies débauches par