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le manger et le boire, et par le flux de paroles vaines et déshonnétes, avaient lieu du temps des apôtres, entre les jeunes gens des villes païennes, et sont interdits aux chrétiens, Rom. 43, 43. Gai. 5, 24. 4 Pierre 4, 3.; ils étaient suivis de courses folles au travers des rues, et de tapage nocturne. Les chrétiens les avaient remplacés par des agapes ou repas de charité, dans lesquels les frères se réunissaient sous les yeux de leur Maître et Sauveur, pour célébrer ensemble son amour et les sentiments d'une amitié pure et sans hypocrisie qui devaient les animer les uns à l'égard des autres, Jud. 42. 4 Cor. 14, 24., etc.
— Festins des sacrifices. Toute l'antiquité païenne a connu l'usage d'offrir, à l'issue de certains sacrifices, un festin composé des viandes qui n'avaient point été consumées sur l'autel. Cette coutume, fondée sur la nature même de quelques-uns de ces sacrifices destinés à célébrer la joie et la reconnaissance, était favorisée ou facilitée par les nombreux restes des victimes; et peut-être que Moïse, en consacrant et en réglant cette coutume, a été dirigé, comme pour tant d'autres détails de la constitution hébraïque, par le double désir d'associer l'idée de joie a l'idée d'obéissance, et de faire participer les pauvres aux libéralités du riche ; Deut. 42, 6. 42. 40, 41 1 cf. 4 Sam. 9, 13. 49. 16,3. 5. 2 Sam. 6, 49. (Tobie 4, 42.) 4 R. 4, 9, 3, 45. Soph. 4 , 7. Chez les Hébreux, ce n'étaient que les sacrifices individuels qui pouvaient être suivis de festins religieux, parce qu'alors, sauf la poitrine et l'épaule droite qui revenaient de droit au prêtre officiant, toute la viande de la victime était rendue à celui qui l'avait offerte, Deut. 27, 7.; mais il fallait qu'elle fût entièrement consommée le jour même et le jour suivant, Lév. 7, 47.; de là aussi l'obligation d'inviter, surtout s'il s'agissait d'une grosse pièce de bétail, tous les membres de la famille, et souvent encore quelques convives de plus; les lévites sont particulièrement recommandés, Deut. 12, 42., ainsi que les étrangers, les veuves, et les orphelins, 16, 44. Les domestiques, comme faisant partie intégrante de la famille ancienne, ne sont pas mentionnés à part.
Des repas avaient encore lieu à l'époque de certaines fêtes publiques, Deut. 46, 14. sq., et notamment le festin des dîmes, q. v.
Chez les païens, c'était tantôt dans les temples, tantôt dans des maisons particulières, que se célébraient les festins des sacrifices, 4 Cor. 8, 40. Nous en trouvons un exemple, Noinb. 25, 2. Y participer était regardé de la part des Israélites comme une participation à l'idolâtrie. Ex. 34, 45. Ps. 406, 28. (Tobie 4, 42.) 1 Cor. 40, 20. 28. Apoc. 2, 44., et les apùires les avaient sévèrement interdits aux
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chrétiens, Act. 15, 29. 21, 25. 1 Cor. 8, 1. Cependant ils n'y attachaient pas l'idée d'une souillure se communiquant d'une manière sacramentelle, ex opère operato; ce n'étaient pas les viandes qui souillaient, mais la sympapathie ou l'adhésion tacite à des cérémonies païennes : aussi, lorsque des victimes avaient été offertes aux idoles, il arrivait souvent que les pauvres (et les avares, Théophr., Caract., 10.) en revendaient une partie au boucher pour s'indemniser de leurs frais ou diminuer la grandeur de leur sacrifice. Dans ce cas, ces viandes rentraient en quelque sorte dans le droit commun, et saint Paul permet aux chrétiens d'en acheter et d'en manger, sans s'en inquiéter pour la conscience, 4 Cor. 40, 25. Ce n'était plus de la viande des sacrifices, c'était de la viande de boucherie.
FESTUS (Porcius), affranchi, douzième procurateur de la Judée, succéda à Félix, Act. 24, 27, dans la première année de Néron (64 ou 62 ap. C). Comme son prédécesseur, il voulut plaire aux Juifs, et ne sut rien faire mieux que de persécuter l'Evangile en laissant Paul en prison. Trois jours après son arrivée à Césarée, cet affranchi monta à Jérusalem, et donna audience au souverain sacrificateur et aux premiers d'entre les Juifs, qui lui demandèrent de laisser venir Paul à Jérusalem, car ils se proposaient de le faire assassiner en chemin. Festus refusa de pousser la condescendance jusque-là, et de retour chez lui, il se fit présenter l'Apôtre pour l'interroger, mais sans résultat. Quelques jours après, Agrippa II et Bérénice sa sœur et concubine, étant venus le voir, il profita de l'occasion pour interroger Paul une seconde fois et le faire voir et entendre à ses augustes visiteurs. L'Apôtre se défendit lui-même et témoigna plus de déférence au roi qu'au procurateur, qui l'interrompit avec toute la froideur d'un bomme d'Etat en lui disant : « Ton grand savoir te met hors de sens, » parce qu'il avait parlé des glorieuses souffrances de Christ et de sa résurrection. La séance fut bientôt levée, et Paul eût apparemment été relâché s'il n'en eût appelé à l'empereur. Festus eut, comme son prédécesseur, à lutter contre les patriotes, contre les brigands, et contre un certain magicien qui attirait le peuple dans le désert. Il mourut bientôt après, laissant une réputation d'injustice et de nullité, et fut remplacé par Albinus, l'an 62 ou 63.
FÊTES. Les Israélites avaient quatre fêtes principales énumérées Lév. 23: celles de Pâques, de la Pentecôte, des Expiations et des Tabernacles, v. les art. spéciaux. Ces fêtes qui réunissaient tous les Israélites mâles auprès du tabernacle, Ex. 23, 47., devaient contribuer à resserrer leurs liens el à vivifier l'amour de la