‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 146 sur 398 · FEU · texte numérisé non relu

FEU

FHJ

patrie ; mais ce serait une grande erreur de ne voir dans leur institution qu'uu but politique; plies avaient au contraire un caractère essentiellement religieux, comme on pourrait déjà le conclure en voyant que le nombre 7, symbole de l'alliance, leur servait de base et de régulateur. Il est à remarquer qu'elles se rattachaient à la fois à des faits historiques et aux principales récoltes de l'année, et comme telles elles étaient un hommage rendu par les Israélites au Dieu qui les conservait et les bénissait, tant par les bienfaits de la nature que par les dispcnsalions de sa Providence; elles devaient être, en conséquence, des temps de reconnaissance et de joie; de là leur nom général, en hébreu chaggim, qui signifie réjouissances, et la presque synonymie, même en français, des mots de fêle et de réjouissances. Chacune de ces Tètes consistait essentiellement en sacrifies dont le rituel était exactement prescrit ; certains jours de la fête étaient même comme le sabbat, distingués par une complète cessation des travaux de la vie ordinaire. — Aux solennités instituées par Moïse, les Juifs ajoutèrent, après l'exil, les fêtes de Purim cl de la Dédicace.

FEU. Il était défendu aux Israélites d'allumer aucun feu dans leurs maisons le jour du sabbat, Ex. 35, 3., pour aucun des besoins du ménage, four, cuisine, etc., quoiqu'il soit permis de croire que la même défense ne s'étendit pas jusqu'au besoin de se préserver du froid dans la saison plus rigoureuse. — Ln feu éternel devait brûler sur l'autel des holocaustes, Lév. 6, 13., institution symbolique destinée à rappeler le feu dont doivent brûler pour le service du Très-Haut les cœurs de ses vrais adorateurs, destiné à rappeler aussi le sacrifice perpétuel qui devait être offert en expiation jusqu'au jour où la grande Victime aurait été offerte une fois pour toutes. L'antiquité païenne a connu ce symbole; on se rappelle le feu de Vesta, et l'Eglise romaine l a conservé dans ses lampes étemelles. — Si quelqu'un, dans un but ou dans un autre, avait allumé du feu dans un champ, peut-être pour le purifier, en en brûlant les mauvaises herbes, i t que le feu s'étendît hors du champ et eût consumé le blé d'un champ voisin, celui qui avait fait le feu était responsable du dommage, Ex. 22, G. — Outre ces détails qui nous sont fournis par la loi mosaïque, il est question du feu dans un certain nombre de passages, soit en parlant de Dieu qui est appelé un feu consumant, Deul. 4, 24., soit en parlant des messagers de Di< u qui sont comparés à des flammes de feu, Ps. loi, 4., soit enlin eu parlant des peines de l'enfer, Matih. 25, 4t.

Eu temps de guerre, les villes ennemies étaient souvent livrées aux flammes : c'était, de

la part des Hébreux, une protestation contre

toute alliance avec les infidèles. La Bible cite en particulier la destruction de Jéricho, de Haï, de Halsor, de Lais, des villes benjamites, de Tsiklag, de Jahzer, enfin du temple et des palais de Jérusalem, par Nébucadnetsar. Les prophètes annoncent en outre l'incendie de Damas, de Gaza, de Tyr et de Téman. v. ces articles. Les temples et les idoles des villes conquises étaient tout spécialement condamnés au feu. Dent. 7, 5. 25. 42, 43. 43, 6. Es. 53, 42. 43.

Quoique la peine de mort fût encore consacrée par la législation juive, et que divers supplices fussent indiqués dans la loi, l'affreux supplice du bûcher n'est mentionné nulle part. Une seule fois nous voyons une aggravation de peine dans le fait que, après sa mort, le cadavre de Hacan fut jeté au feu pour être consumé, Jos. 7. 25., cf. 45.

FÈVES (faba rolundaoblonga, ou vicia faba), légume qui, étant frais et rôti convenablement, était une nourriture assez recherchée, surtout des pauvres, et qui était cultivé avec succès en Palestine, 2 Sam. 47, 28. On en faisait même du pain en en mêlant la farine au froment et à d'autres céréales, Ez. 4, 9. — Pline, 18, 30., élève la fève au-dessus de tous les autres légumes à cause de celle propriété. L'usage de U fève portant au sommeil, il était défendu au souverain sacrificateur d'en manger le jour de la fête des Expiations, au dire de quelques rabbins. La suave odeur que cette plante répand au moment de sa floraison parfume les rivage* du Nil (Burckhardt).

FIANÇAILLES, v. Mariage.

FIEL. Le fiel, puissant digestif, mélangé avec le vin passait pour activer l'action de celui-ci, et pour le rendre très particulièrement enivrant, de sorte qu'il exposait promptemenl à la risée générale celui qui avait bu de ce mélange, en même temps qu'il amortissait chez lui le sentiment de la douleur. C'est dans ce dernier sens qu'on peut comprendre l'usage qui fut fait du fiel dans la boisson présentée à uotre Seigneursur la crtoix, Mattu. 27,34.; cf. Ps.69,24. Jér. 8, 44. 9, 45. Lam. 3, 49. Dans la plupart des cas, c'est par ce mot qu'on a traduit l'hébreu rosch qui signifie poison en général , v. Poison; le fiel serait plutôt désigné par le mot merérah. Job 46, 43. ou merorah, 20, 14. 25.

FIENTE de pigeon, 2 R. 6, 25. v. (k>lombe. FIÈVRE, v. Maladies.

FIGUIER, hèbr. theénab, Gen. 3, 7. et ailleurs, Matih. 7, 46., etc. Arbre et fruit fort commun en Palestine, le ficus carica de Linnée. Les Hébreux l'estimaient comme une des plus riches productions de leur sol, Prov. 27, 48. ICant. 2, 13. Norab. 43, 24. Deul. 8,8. Jér.

Page 1