‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 147 sur 398 · FIG 334 FIL · texte numérisé non relu

FIG 334 FIL

5, 47. 8, 43. Os. 2, 42. Joël 4, 42. Agg. 2, 49.

Zach. 3, 40. Jean 4 , 48. 50., etc. Son tronc fort et noueux, sos branches qui s'étendent au large, ses feuilles a cinq lobes, d'un vert foncé à la face supérieure, vert clair et soyeux à la face inférieure, donnent un ombrage agréable et rafraîchissant sous lequel on aime à se reposer, 4 R. 4, 25., et dont les prophètes ont souvent tiré l'image du repos éternel promis aux saints de Jéhovah, comme la promesse d'une prospérité temporelle, Midi. 4, 4. Zach. 3, 40. Ses Qeurs sont recouvertes d'une enveloppe charnue, ce qui a fait douter longtemps de la floraison de cet arbre ; elles paraissent avant les feuilles, et mûrissent avant elles, en Palestine, vers la mi-mars. C'est ainsi qu'on doit s'expliquer peut-être l'étonncment de Jésus do ne pas trouver de ûgues sur un figuier déjà couvert de feuilles, Matth. 21, 49.; ». plus bas. Les fleurs ne sont cependant pas toutes hermaphrodites, et il n'y a que les fleurs femelles qui portent des fruits, lorsqu'elles ont été comme fécondées par un moucheron (cynips psenes) qui, après avoir déposé ses œufs dans les fleurs maies du figuier sauvage (caprilicus), s'envole, lui ou les moucherons nouvellement éclos, et se dirige couvert de pollen vers les fleurs femelles qu'il féconde par ses piqûres et amène à maturité, fructification artificielle connue sous le nom de capriueation; des jardiniers habiles favorisent le travail de ces jardiniers moucherons, et s'occupent à les diriger dans leurs opérations. Les figuiers croissent avantageusement au bord des chemins et des grandes routes, dont la poussière parait hâter leur maturité et augmenter leur fertilité.

Les figues étaient un aliment sain et fort abondant, 4 Sam. 25, 48. 30, 42. Jér. 24, 2.; les anciens en connaissaient trois espèces : 4° Les figues hâtives, Jér. 24, 2.; cf. Es. 28, 4. Os. 9, 4 0. (bikkourah), mûrissant après un hiver peu rigoureux vers la fin de juin, et ù Jérusalem peut-être plus tôt; elles passaient pour très rafraîchissantes. 2° Les figues d'été, mois d'août : on les séchait ordinairement pour les conserver ou pour les mettre dans le commerce; c'est en masses compactes ayant la forme de gâteaux qu'on les apprêtait pour les expéditions, 4 Sam. 25, 48. 30, 42. 2 R. 20, 7. Es. 38, 24. 3° Les ligues d'hiver qui mûrissent tard, lorsque les feuilles sont déjà tombées, et persistent sur l'arbre jusqu'au printemps, lorsque l'hiver est doux; elles sont plus longues que les ligues d'été, et ont une couleur foncée tirant sur le violet. — On voit par là que le figuier porte des fruits pendant une grande partie de l'année, surtout dans les climats tempérés ; cependant il demande beaucoup de soins pour réussir convenablement, Prov. 27, 48„ cf. Luc 43, 7.

Les vertus médicinales de la figue étaient connues fort anciennement, surtout pour la guérisôn des abcès, des ulcères, et de quelques maladies de la gorge, esquinancies, etc., 2 R. 20, 7. Es. 38, 24.

Amos 7, 4 4. il est dit que le prophète, simple homme des champs, s'occupait* piquer (non pas à cueillir) des figues sauvages (shikemim); v. Sycomore.

Gen. 3, 7. Les feuilles de figuier dont Adam et Eve se firent des ceintures en les cousant ensemble étaient, a ce qu'on pense, des feuilles du figuier appelé par Linnée musa paradisiaca, beaucoup plus larges, et d'une longueur prodigieuse : on s'en sert encore dans quelques pays pour des usages semblables, et il y a des sauvages qui couvrent leurs huttes de ces feuilles, s'en font à eux-mêmes des couvertures, ou en enveloppent leurs cadavres. — D'autres ont voulu y voir le bananier. Question naturellement insoluble.

Matth. 24 , 4 9. Marc 44, 4 3. Histoire du figuier stérile. Pourquoi est-ce que Jésus le maudit, puisque ce n'était pas la saison des figues ? Pour tout autre arbre que celui dont il s'agit, la réponse serait difficile } mais pour le figuier qui doit porter, comme on l'a vu, des fruits presque toute Tannée, soit hâtives, soit tardives, on compreud que Jésus ait dû s'étonner de n'en trouver aucune, lorsque du reste l'arbre, bien garni de feuilles, paraissait fort et vigoureux. 11 eût pu arriver cependant que l'arbre eût été dépouillé de ses fruits, si c'eût, été la saison en laquelle on les cueille ordinairement, mais ce n'était pas le cas : le Seigneur considère donc cet arbre comme jetant toute sa sève et sa force dans un extérieur inutile, et il le retranche, voulant signifier par là qu'il en ferait de même de tou6 ceux chez qui, cherchant les fruits de la vraie repeotance, il ne les trouverait pas. — En tout cas, le passage offre quelques difficultés qu'on ne peut lever entièrement.

FIGURES. La plupart des figures de langage ou de mots se trouvent dans la Bible, la prosopopée, l'allégorie, la métonymie, l'hyperbole, etc. Mais le plus souvent, c'est par des faits ou par des personnages que l'Ecriture aime à représenter les réalités qu'elle proclame. Dans ce sens l'A. T. renferme une quantité de figures ; v. Types et Parabole.

FILS, Filles. C'était un honneur aux femmes hébreues, comme aux Orientales, d'avoir des enfants, Gen. 2i, 60. Ps. 413, 9. 428, 3. 6.; la stérilité était considérée comme un malheur et comme une dure punition du ciel, 4 Sam. 4, 6. Gen. 46, 2. 30, 4. 23. Es. 47, 9. 49, 24. Luc 4, 23.; les femmes stériles étaient même un objet d'opprobre, Job 24, 21. Partout, en Orient, les enfants étaient une richesse (cf. Est. 5, 4 4.), et

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