FON
une postérité nombreuse, surtout des fils capables de continuer et la race et le nom, étaient considérés comme une bénédiction d'en haut, Ps. 427 et 128, Eccl. 6, 3. Aussitôt après leur naissance (à laquelle avait présidé une sagefemme, Gen. 38, 28. Ex. 4, 45., quoique pas toujours, y. 49), les enfants des Hébreux étaient baignés dans de l'eau, Ez. 46, 4., pui3 frottés de sel et entourés de langes, cf. Job 38, 9. Au bout de huit jours ils étaient circoncis, et on leur donnait un nom, ordinairement en rapport avec une des circonstances qui avaient accompagné ou précédé leur naissance. L'allaitement était l'affaire de la mère, 4 Sam. 4, 23. 4 R. 3, 24.; comme chez les Grecs, les femmes du plus haut rang n'avaient garde de négliger ce devoir de nature (Iliad., 22, 83.), et ce n'était que dans les palais des rois, ou bien lorsque la santé de la mère ne le permettait pas, que des nourrices entraient dans la famille, ou elles jouissaient, dès ce moment, d'une grande considération, Gen. 24,59. 35, 8. (cf.Virg., Mn., 7, 4. Odyss., 4, 428.). Le sevrage avait lieu ordinairement vers l'âge de trois ans, 2 Macc. 7, 27. Gen. 24 , 8. Ex. 2, 9. 4 0.; on l'accompagnait d'uneoffrande, 4 Sam. 4, 24., et d'un repas de réjouissances, Gen. 24, 8. Pendant les premières années, les fils et les filles recevaient une éducation commune sous les yeux de leur mère, cf. Prov. 31, 4.; mais lorsque les premiers avaient atteint un certain âge, ils étaient remis, surtout dans les familles aisées, à des précepteurs, 2 R. 40, 4 . 5. (nourriciers), Est. 2, 7. 4 Chr. 27, 32., qui étaient ordinairement des esclaves instruits, mais sur les fonctions desquels nous n'avons pas de plus amples détails-, v. Enseignement. Dans les familles moins riches, ou peut-être moins occupées, le père faisait lui-même l'éducation de ses enfants, Prov. 4, 8. 4, 3. 4. ; cf. Deut. 6, 7. 44, 49. Ps. 78, 5. — Les filles restaient jusqu'à leur mariage sous les yeux de leur mère et vivaient en général assez retirées. L'autorité des parents sur leurs enfants, principalement celle des pères, était presque illimitée ; cependant elle ne s'étendait pas au droit de vie et de mort, et lorsqu'un père, désespérant de corriger un enfant vicieux, voulait le faire périr, il devait suivre une action juridique, le faire accuser par sa mère, obtenir une sentence du tribunal, et trouver des voisins qui consentissent à servir de bourreaux, Deut. 24, 48-24., autant de formalités qui restreignaient considérablement les droits du père à cet égard, et prévenaient de terribles infanticides.
Les enfants n'étaient pas enveloppés dans les sentences prononcées contre leurs parents, Deut. 24, 46., cf. 2 R. 44, 6., à l'exception des condamnations pour dettes qui pouvaient entraîner pour eux la perte de la liberté au profit
du créancier, chez les Juifs comme chez les Grecs et les Romains, 2 R. 4, 4. Es. 50, 4. Néh. 5, 5. Matth. 18, 25. Lorsqu'une fille avait été vendue comme esclave, c'était sans retour, elle ne pouvait recouvrer sa liberté, Ex. 21 , 7., parce que sans doute le législateur pensait qu'elle ne tarderait pas à devenir l'épouse ou la concubine de son maitre ou de son fils; ». Esclaves.
Les fils héritaient à l'exclusion des filles, ce qui doit toujours avoir lieu dans une législation qui autorise la polygamie, mais, lorsqu'il n'y avait pas de fils, les filles étaient admises à hériter, à condition qu'elles se mariassent dans leur tribu pour ne pas y rendre des étrangers propriétaires du sol, Nomb. 26, et 36. Le fils premier-né avait une double portion, et était probablement chargé d'entretenir et de protéger ses sœurs : en tout cas, il paraît que son consentement était nécessaire à leur mariage, même du vivant du père, Gen. 24, 50., cf. 34, 13-47.
FLAMME, v. Feu.
FLÈCHE, ». Arc et Divination.
FLEUVE. Ce nom se donne quelquefois sans autre désignation à l'Euphrate, q. v., au Jourdain, au Nil, et même à la mer, Jon. 2, 4. Hab. 3, 8. 9.; cf. Ps. 24, 2. 74, 45. Hérod., 4,7. Le Jourdain, l'Arnon, le Jabbok, le Kérith, le Sorek, le Kison, le Bézor, le Cédron, sont les principaux fleuves, rivières ou torrents mentionnés dans l'Ecriture ; il en sera parlé aux articles spéciaux, comme de plusieurs autres qui, presque tous, ont pris le nom de la ville voisine la plus importante. Quelques interprètes ont voulu voir dans Es. 57, 6. une trace d'un culte des fleuves qui aurait existé parmi des Juifs idolâtres, mais le vrai sens du passage est : « Les parties désertes, nues et rocailleuses des vallées sont ton lot. »
FLUTE, v. Musique.
FOIN. Les passages Prov. 27, 25. Am. 7, 4. montrent que les anciens Hébreux n'employaient pas seulement pour fourrage l'herbe verte et sur pied, mais encore l'herbe sécbée : le foin servait aussi de combustible, Matth. 6, 30. Luc 42, 28.
FONTAINES. Il y en avait de deux espèces chez les Hébreux : les puits ou réservoirs dont il a été parlé à l'art. Citerne, q. v., et les sources proprement dites. Ces dernières étaient naturellement bien plus estimées, Jér. 2, 43. Lév. 44, 5. 45, 43. Nomb. 49, 47. Les plus célèbres sont celles de Siloé, de Guihon, de Roguel, de Hen-Guédi ; ou trouve encore nommées celles de Hen-Sémès, Hen-Guaddim, Hen-Héglajim, etc. (Hen signifie source). — La fontaine d'eaux vives mentionnée (apparemment comme figure) Cant.4, 45,, se trouverait encore, et