FOR
fort abondante, au dire de quelques voyageurs, à une lieue de Tyr, dans la plaine. Elle est bâtie en forme de tour carrée, dit Calmet, et haute de 45 coudées; les eaux en sortent par quelques ouvertures avec tant d'impétuosité qu'elles font tourner, en sortant de là, un moulin à cinq meules. — La pureté et la chasteté de l'épouse est comparée à une source close, à une fontaine cachetée, Cant. 4, 12., et l'on a voulu s'évertuer à savoir où était située cette fontaine; on Ta mise à une lieue de Bethléem. C'est pousser le positivisme un peu loin. — Enfin l'on montre encore dans la tribu de Dan, près du lieu nommé Lébi, la source qui jaillit d une des dents de la mâchoire trouvée par Sam son.
FORÊTS. Les plus remarquables cl les plus fameuses étaient celles du Liban. 1 R. 5, 14., d'Ephraïm, Jos, 47, 45. 4 Sam. 44, 25. 2 Sam. 48, 6., de Hérets dans la tribu de Juda, 4 Sam. 22, 5. touchant à la partie sud de la précédente; de Basan, composée de chênes, Zach. 4 4, 2.; de Bélhe), qui faisait peut-être partie de celle d'Ephraïm, 2 R. 2, 24., cf. v. 23.; de Tsabanajim, Jug. 4, 44. Les sommets du Carmel et du Thabor, de même que les rives du Jourdain, dans toute leur étendue, étaient également riches en arbres de diverses espèces. Toutefois, si les forêts de la Palestine étaient considérables lorsque les Hébreux vinrent s'y établir, elles ne tardèrent pas à diminuer, soit à cause de la nombreuse population qui venait y puiser constamment, soit à cause des défrichements que nécessita la culture des terres : le fumier et le foin remplacèrent en partie le bois comme combustible.
FORTIFICATIONS, Forteresses. Dans l'antiquité, comme en général chez tous les peu pies peu ou point civilisés, chaque ville était une espèce de forteresse, ville close, enclos muré, abri contre les coups de main des brigands, ou de peuplades ennemies. La même chose avait lieu chez les Hébreux, à l'époque de leur premier établissement en Canaan. Cependant ils ne tardèrent pas à comprendre la nécessité de se retrancher d'une manière peutêtre moins générale, mais plus solide et plus régulière; aussi eurent- ils leurs villes fortes déjà avant l'exil, situées dans des positions avantageuses, particulièrement sur les frontières de leur pays, Rama, Guébah, Mitspa, Belh- Horon, Tadmor et d'autres, 4 R. 45, 17. 22. 2 Chr. 8, 4. 5. 44, 6., etc. Puis au retour de Cexil, les villes fortes acquirent une plus grande importance encore, et furent distinguées avec soin des villages ou des villes non fortifiées, ». I Marc. 4, 64. «2, 35., etc. Les fortilicalions étaient elles-mêmes entourées de fort près d'une ou deux murailles, 2 Chr. 32, 5., quel-
quefois fort épaisses, garnies de créneaux, de parapets et de tours, et fermées par des portes très solides (doublées de fer à Babylone, Es. 45, 2.), retenues par des verrous énormes également de fer, 4 R. 4, 43. — Soph. 4,46. Es. 54, 42. Jér. 54, 58. 42. Ez. 26, 2. 27, 44. 2 Chr. 26, 45. 4 4, 7. 32, 5. Au-dessus des portes se trouvait une petite tour avec une chambre d'observation, 2 Sam. 43, 34. 48, 24. 33. 2 R. 9, 47. 2 Chr. 26, 9., cf. 4 4, 7. (C'est dans une de ces chambres que le roi David, ayant appris la mort d'Absalon, monta pour pleurer ce fils dont la fin l'affligeait autant qu'avait fait sa vie). Autour de cette muraille était un petit mur (hhel) ou selon d'autres, mais moins probablement, un fossé, 2 Sam. 20, 45. 4 R. 24, 23. Es. 26, 4 . Nah. 3, 8. — Il y avait encore en rase campagne des fortins, et des guérites d'observation, 2 R. 48, 8. 25, 4., et des citadelles dans les villes comme dernier refuge, Jug. 9, 54 . La place de beaucoup la plus forte de la Palestine a toujours été Jérusalem.
Avant de mettre le siège devant une ville, les Hébreux devaient lui offrir de capituler, Deut. 20, 40. cf. 2 R. 48, 17.; puis ils disposaient leurs lignes de circonvallatiou, Ecc. 9, 44. 2 R. 25, 1. Jér. 52, 4. Ez. 4, 2. 47, 47., et s'occupaient de dresser une terrasse d'attaque, 2 Sam. 20, 45. 2 R. 49, 32. Es. 37, 33. Jér. 6, 6. Ez. 4, 2. 47, 47. 26, 8. On mettait alors en œuvre les instruments de siège, béliers et autres machines, avec lesquels on battait en brèche la muraille ennemie. Ez. 26, 9. 24, 27. Le travail des mines souterraines ne fut connu que plus tard. Les assiégés ne se bornaient pas seulement, pour leur défense, à tirer des flèches du haut de leurs murailles, 2 Sam. 44 , 24., ils jetaient encore des pierres, des meules et tout ce qui leur tombait sous la main, v. 20 et 24., même de l'huile bouillante, d'après Josèphe. Ce n'est que plus tard qu'apparaissent les catapultes, machines de l'invention d'un ingénieur, dit l'historien sacré, 2 Chr. 26, 45. On cherchait aussi, par des sorties habilement préparées, à repousser les assiégeants en les affaiblissant, 4 Macc. 6, 34. Quelquefois les sièges duraient fort longtemps, et pouvaient affamer les villes les mieux approvisionnées, au point de les obliger de recourir, pour ne pas mourir de faim, aux aliments les plus dégoûtants et les plus inaccoutumés, 2 R. 6, 25. 29. 48, 27. Lam. 4, 40. 4 Macc. 6, 53. 43, 24. Les villes prises d'assaut étaient ordinairement rasées et toutes les maisons détruites, la charrue nivelait le sol, du sel y était semé, les habitants égorgés ou conduits en esclavage, Jug. 4, 25. 9, 45. 4 Macc. 5, 50. 51. On sévissait moins cruellement contre les villes qui se rendaient. — La loi défendait aux Israélites de nuire aux arbres frui-