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tiers des villes qu'ils assiégeaient, Deut. 20, 19.; cependant, cf. 2 R. 3, 25.
FORTUNAT, 1 Cor. 16, 47., Romain d'origine comme l'indique son nom, vint de Corinlhe à Epbèse visiter Paul, et retourna avec Siéplianas et Achaïque, porter aux Corinthiens la première épitre de cet apôlre, dans laquelle il reçoit lui-môme uu beau témoignage, et est recommandé à la considération des fldèles. Il est du reste inconnu.
FORUM (V.ippius, Act. 28\ 15. (ou marché d'Appius), petite ville d'Italie, à 43 milles (55 kilom.) au sud de Rome, près de la voie Appienne qui, allant de Rome (porta Copena) a Brindes, était en cet endroit interrompue par les marais Ponlins (Horat., Sal., 1, 5. 3.). Les voyageurs de distinction ne s'y arrêtaient guère, soit à cause de là mauvaise qualité de l'eau, soit surtout à cause de la mauvaise réputation que donnait à celte petite ville la conduite de ses habitants, dont un grand nombre étaient matelots.— A 10 milles de là, sur la route de Rome, était la ville des Trois-Bouliques (auj. Cislerha) également nommée Act. 28, 15.; il s'y trouvait une auberge, ou maison de rafraîchissements (taberna diversoria), peut-être trois, que les voyageurs préféraient en général à celle du marché d'Appius. Lett. de Cieéron à Atticus, 2, 44. et 13. Les restes de ces deux villes comptent encore quelques habitants.
FOUET. De tout temps la peine du fouet a été la plus usitée ( liez les Hébreux, et la loi la sanctionne, Deut. 25, 2., pour les délits civils. Le patient, couché, et en présence du juge, recevait les coups, mais jamais plus de quarante, qui lui étaient administrés avec des verges : les écourgées ou étrivières dont il est parle 1 R.. 12, 11. 14. 2 Cbr. 10, 11. 14., fouets de cuir avec des nœuds ou des pointes, n'étaient pas permises par ta loi. Les coups devaient être appliqués sur le dos, entre les deux épaules et la ceinture, jamais sur la plante des pieds, comme dans quelques barbares contrées dé l'Orient. Les étrivières vinrent plus tard, elles coups furent appliqués par uu valet de justice, qui reçut l'ordre de ne jamais compter plus loin de trente-neuf, afln de ne pas risquer de dépasser les quarante s'il lui arrivait parfois de mal compter; cela explique la manière de parler de saint Paul, 2 Cor. Il, 24. La flagellation avait lieu , outre les délits civils , dans tous les cas qui entraînaient la mort. Il y avait aussi des délits à la répression desquels la synagogue elle-même pourvoyait en faisant fouetter les coupables; mais cette peine, légale et particulière, n'était pas ignominieuse (y. Synagogue), taudis que la peine ordinaire du fouet était un supplice à la fois infamant et douloureux. Notre Sauveur parlant des douleurs de sa passion, met
presque toujours la1 flagellation en premier lieu. Malth. 20. 19. Marc 10. 34. Luc 18, 33.; il subit une peine civile, condamnation romaine , la même qu'éprouvèrent les apôtres, Act. 16, 22.. mais qui ne pouvait être prononcée contre des citoyens romains, Act. 22, 25.; le nombre des coups n'était pas limité. Saint Paul parlant des maux qu'il a soufferts, 2 Cor. H, 24. 25., distingue les coups qu'il a reçus des Juifs, de ceux qu'il a reçus ailleurs.
FOULON (hébr. kobés, et peut-être aussi roguel). Ce métier consistait soit â donner aux toiles et aux tissus nouvellement faits la solidité et la fermeté nécessaires, soit à nettoyer et laveries étoffes de laine, manteaux, etc., déjà portées. Une même opération servait à faire I une et l'autre chose, cependant le nettoyage et le blanchissage étaient l'occupation la plus ordinaire des foulons. Les vêlenients qui devaient être lavés étaient d'abord trempés dans l'eau, puis foulés aux pieds ou broyés d'une autre manière; on employait encore poùr le dégraissage des substances âpres, fortes, acides ou piquantes, de la vapeur de soufre, des sels alcalins, Mal. 3, 2., des terres argileuses ou marneuses, et même de l'urine, Pline 28, 26. 35, 57. La plupart des habits donnés au foulon étaient blancs, Marc 9, 3. Cependant il y en avait aussi de foncés ; ces derniers se blanchissaient ordinairement d'un Jour, tandis que les premiers exigeaient trois jours de lessivage. Un champ de foulon mentionné 2 R . 18, 17. Es. 7, 3. 36, 2., était situé près de l'étang supérieur, ainsi a l'ouest de la ville; on en a conclu que les métiers qui avalent un plus grand besoin d'eau, et notamment les foulons, possédaient un district en dehors des nlUrs d'enceinte : les foulons romains étaient également établis hors de la ville, a cause des exhalaisons insalubres produites par la nature de leurs travaux.
FOURMI, insecte fort Connu, que Salomon cite comme un exemple de vie intelligente et laborieuse, Prov. 6, 6. 30, 25-, et auquel les poètes et les moralistes de tous les temps ont reconnu avec justice lés mêmes qualités, qui brillent dans sa conduite, et particulière et administrative.
FRELONS. Le plus redoutable des insectes de la famille deà guêpes; il a jusqu'à 3centim. et plus de lougueur; un petit nombre suffisent pour tuer un homme ou uu cheval. Dans les trois passages de l'Ecriture où les frelons sont nommés. Ex. 23, 28. Deut. 7, 20. Jos. 24, 12. {cf. Sapience 12, 8.), ils apparaissent comme aides des Israélites dans l'extermination des peuplades cananéennes. Quelques auteurs ont voulu n'y voir qu'une métaphore, mais Rochart a prouvé par plusieurs exemples, que rien n'em-
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pêche que ces passages ne soient pris a la lettre ; plusieurs peuples ont, en divers temps, été dé- ; possédés par l'apparition d'insectes innombrables et dangereux: Elien, H, 28., rapporte que les Pbasêlites, qui demeuraient sur les montagnes de Solyma , avaient été chassés de leur pays par des guêpes, et comme ces Phaséliles étaient des Phéniciens ou des Cananéens, il est évident que cet auteur parle du même fait que celui qui est rapporté dans Josué.
On comprend facilement la déroute qu'un essaim de ces animaux peut mettre dans une armée : on n'a ni armes, ni boucliers qui puissent garantir de leurs attaques; on ne sait comment les éviter ; c'est une mort qui voltige autour des oreilles en bourdonnant, et qui provoque à la fuite la plus prompte ceux qu'elle menace. — En les envoyant au secours de son peuple, Dieu voulait à la fois montrer qu'il protège les siens, et les empêcher de se reposer sur eux-mêmes en s'attribuant la victoire.
FRÊNE. On a traduit ainsi l'hébreu oren Es. 44, 4 4., à cause de son analogie avec le latin ornus, analogie qui pourrait n'être qu'accidentelle, mais qui semble avoir bien dirigé dans cette occasion, pourvu que parmi les différentes espèces d'ormes on s'en tienne au fraxinus ornus de Lînnée (Rosenmuller, Gesenius, Winer). Ed tout cas, le frêne répond aux caractères qu'Esaïe donne à l'oren. — D'autres cependant, et notamment Calvin et Bocharl, d'après les Septante et la Vulgate, traduisent par pin; Luther par cèdre: la question n'est guère susceptible d'être résolue.
FROMAGE, v. Bœuf.
FROMENT. Hébr. bar ou shébèr, expression générale qui comprend toutes les graines connues des Israélites, le blé, l'épeautre et l'orge q. v., peut-être encore le riz, Es. 28, 25.} mais il n'est parlé d'avoine ou de seigle nulle part. De toutes ces espèces de froment, le blé était la plus importante en Palestine, Es. 28, 25. Ez. 4, 9. On le cultivait, comme l'orge dans toutes les parties du pays, Deut. 8, 8. Jug. 6, 14. 4 Sam. 6, 13. 2Sum. 4, 6. 47, 28., et la terre en produisait plus qu'il n'était nécessaire à la consommation des habitants. Salomon en envoyait chaque année en présent a Hiram, roi de Tyr, 4 R. 5, 11., et plus tard les Israélites en expédiaient aux Tyriens des convois considérables, Ez. 27, 47. Quelques médailles représentent même la Palestine sous le symbole d'épis. — Les semailles se faisaient au mois de marchesvan (octobre); la moisson commençait vers la fin de nisan, et finissait à Pentecôte, Ex. I 34, 22. Jug. 45, 4 . Maintenant encore on moissonne en avril dans quelques contrées du pays, en mai dans la Galilée. Au cinquantième jour depuis Pâques, les Israélites offraient en offrande
tournoyée deux pains de fine farine, pétris avec du levain, comme prémices de la moisson, Lév. 23, 17. On ne réduisait pas toujours le blé en farine pour le pétrir et en faire du pain; quelquefois on grillait au feu les épis avant qu'ils fussent mûrs, et on les mangeait sans autre accommodement, Jos. 5, 44. Ruth 2, 14. 4 Sam. 17, 17., ainsi que cela se pratique maintenant encore en Palestine. On les broyait aussi d'une manière plus grossière, comme le gruau, Lév. 2, 14. 23, 44. 2 R. 4, 42. - Le blé a toujours été cultivé en abondance dans les contrées de l'Asie Mineure et dans le nord de l'Afrique, notamment en Egypte, où sa culture ne demande presque aucun soin.
Le grain pilé dont il est parlé, 2 Sam. 47, 49. Prov. 27, 22. (hébr. ripftoth), et que plusieurs interprètes ont diversement compris, est probablement du gruau : il est de même question de grain rôti et moulu, 2 Sam. 17, 28.
FRONDE, arme de guerre inventée par les habitants des îles Raléares, ou plutôt par les Phéniciens; elle consiste, comme on sait, en une petite plaque de cuir fixée au milieu d'une cordelette, ou en une tresse de laine, de crins, de joncs, ou de cordes à boyaux, renflée vers le milieu, sur la partie large de laquelle on plaçait une pierre : les deux extrémités de la fronde sont dans la main de celui qui s'en sert, et après avoir fait tourner avec violence l'instrument deux ou trois fois autour de sa tête, il lâche une des extrémités, et la pierre s'élance de toute la force centrifuge qu'elle a acquise, force suffisante souvent pour percer de part en part un casque ou un bouclier. Les Hébreux s'en servaient beaucoup, surtout pour les troupes légères, cl les Benjaraites en particulier passaient pour fort habiles dans ce genre d'exercice, tellement qu'ils atteignaient leur but, « à un cheveu près, sans le manquer, » Jug. 20, 16. David frappa au front le géant qui faisait la terreur d'Israël, 4 Sam. 47, 49. Fugitif a Tsiklag, il vit arriver à son secours une troupe d'hommes habiles à manier la fronde de la main droite et de la main gauche, 4 Cbr. 12, 2. Enfin, Hozias comptait parmi les armes de ses arsenaux un grand nombre d'aros et de frondes, 2 Chr. 26, 44. Cf. encore 2 R. 3, 25. — Les bergers se servaient de la fronde pour éloigner de leurs troupeaux les bètes des champs et des forêts, 4 Sam. 47, 40.
FRONTEAUX, bandelettes de peau recouvertes de parchemin, que les Juifs de la dernière époque portaient sur le front en guise d'amulettes; v. Phylactères. C'était, pour ces malheureux formalistes, avoir ces commandements pour fronteau entre le urs yeux ; mais par le même principe ils eussent du les écrire aussi sur leurs mains et sur leurs fronts. Sous ombre