‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 151 sur 398 · FRU · texte numérisé non relu

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d'obéir à la parole de Dieu, ils ne faisaient que se conformer aux superstitions orientales, et faisaient de ces petits morceaux de parchemin des amulettes contre les maladies et les accidents, marchant de la manière la plus opposée au but que s'était proposé le saint législateur. — On avait su même en faire un petit article de luxe, que les dames portaient avec coquetterie, habiles à faire ressortir la blancheur de leur front sans cacher la grandeur ou la forme de leurs yeux. Cette pratique des fronteaux ne fut, au reste, connue que fort tard.

Le passage Ez. 9, 4., cf. Apoc. 7, 3., se rapporte peut-être à l'ancienne coutume qui marquait les esclaves au nom de leurs maîtres. Chez les Indous actuels, une incision au front, marque le dieu auquel ils appartiennent plus particulièrement, Vishnou, ou Shiva. Quant au signe lui-même, la lettre hébraïque Than n, avait anciennement une forme qui se rapprochait davantage de la forme d'une croix, +, et c'est d'elle qu'est dérivé le T des Grecs; on a donc voulu y voir le signe de la rédemption. D'autres en font la première lettre du mot Thorah, la loi; d'autres y voient l'abrégé deThibeyièh, tu vivras. Mais le texte hébreu porte in et non n, et les analogies diminuent. Le mot Thav signifie un signe, généralement en forme de croix, dont on marquait les chevaux et les chameaux ; en arabe il a encore le même sens aujourd'hui: il faut donc s'en tenir à l'idée générale de prise de possession.

FRUITS, v. Jardins. D'après la loi de Moïse, les fruits d'un arbre nouvellement planté étaient pendant les trois premières années réputés impurs et appelés prépuce, Lév. 19, 23.; on ne pouvait en manger. Le produit de la quatrième année était offert en prémices à l'Eternel, et le Juif ne pouvait jouir du revenu de son arbre qu'à partir de la cinquième année. Ces prescriptions étaient si religieusement observées chez les Juifs, qu'au dire de quelques rabbins, on ne se serait pas seulement permis d'employer pour la teinture ou le chauffage les écorces des noix et des grenades pendant les années défendues. — On a voulu voir dans cette loi une simple mesure d'agriculture, et Micbaélis rappelle qu'en effet les jardiniers ont coutume de ne pas laisser porter de fruits aux arbres fruitiers pendant leurs premières années, et d'abattre tous les bourgeons, afin de rendre l'arbre d'autant plus vigoureux et plus riche, comme on coupe les cheveux des jeunes filles pour qu'ils croissent plus forts et plus beaux. Mais sans méconnaître entièrement la vérité de ce point de vue, il faut cependant y voir quelque chose de plus. Le but de l'Eternel était d'habituer son peuple à lui tout rapporter, à se considérer comme simple fermier de la terre, et il exigeait

de lui les prémices de toute récolte et de tout produit; ce n'eût pas été lui rendre hommage que de lui offrir les fruits débiles des premières années, et l'Hébreu devait lui présenter du meilleur de son crû, attendre ainsi que la quatrième année fût arrivée, et renoncer pour lui-même aux premières récoltes. — On a rappelé ailleurs la défense faite aux Israélites d'endommager en cas de guerre les arbres fruitiers de leurs ennemis. Deul. 20, 19.

Dans le langage de l'Ecriture, le fruit marque quelquefois les enfants, Lam. 2, 20. Ps. 21, 1 1. la récompense, Ps. 58, 11.Prov. 1, 31., ou le résultat, les conséquences, Gai. 5, 22. Philip. 1,11. Jacq. 3, 18. Rom. 7, 5. Les affections déréglées fructifient à la mort.

FUITE de Jésus en Egypte, Matth. 2, 13. U. On pense que Joseph, Marie et l'enfant se retirèrent à Matarée, dans le voisinage du temple d'Onias, près de Léontopolis, ou se trouvaient un grand nombre de Juifs. Cette fuite serait une date importante pour la chronologie, puisqu'on sait en quelle année mourut Hérode, et quand commença le gouvernement d'Àrchélaùs, si Ton savait quel était l'âge de Jésus lors de sa fuite et lors de son retour. — Eusèbc, Athanase et d'autres Pères, ont raconté qu'à l'arrivée de Jésus toutes les idoles de l'Egypte fureot renversées. On a voulu appliquer à cet événement les passages Es. 19, 1. Jér. 43, 13.

FUMIGATIONS. U paraît que la forte, et souvent désagréable transpiration du corps humain sous le chaud soleil de l'Orient, a fait sentir de bonne heure la nécessité d'y remédier par des fumigations fréquentes et de bonne senteur. De là cet usage immémorial de parfumer non-seulement les chambres, les vêtements et grand nombre d'ustensiles, mais même les hôtes à leur arrivée ou à leur départ, leur tête, leur barbe, leurs pieds. On portait des encensoirs devant les princes, et quand ils entraient dans une ville, ils trouvaient de distance en distance, dans les rues, des parfums qu'on brûlait en leur honneur (Q. Curt., 8, 9.). De pareilles offrandes et marques de respect furent bientôt présentées à la divinité, que l'on supposait accessible aux jouissances naturelles, ou comme un simple emblème de culte et d'adoration, Deut. 33, 10. On chassait les démons par des fumigations désagréables, Tobie 6, 7. 8, 2. C'est surtout chez les païens que l'encens était offert en profusion sur les autels des dieux, 1 R. 11,8. 12, 33. 2 R. 22, 17. 23, 5. Jér. 1, 16. 7, 9. 44, 3. Os. 2, 13. Es. 65, 3. — La loi de Moïse prescrivait également l'usage de parfums pour le culte de l'Eternel, dans l'offrande du gâteau, Lév. 2, 1., dans l'offrande pour le péehé, 16, 6. 12., et chaque jour, matin et soir, lorsque le souverain sacrificateur

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