‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 154 sur 398 · G AT · texte numérisé non relu

G AT

mains et réglée par Quirinius à l'occasion du dénombrement, Luc 2, 1. Act. 5, 37., était un nouvel esclavage, une servitude manifeste, à laquelle les Israélites devaient s'opposer de toutes leurs forces; le peuple approuva ces discours, on prit les armes, et celle petite guerre domestique grandit bientôt, gronda toujours et ne se termina qu'avec la ruine de Jérusalem cl du temple : les habitants de la Galilée furent les plus fermes soutiens de cette révolte commencée par un des leurs; d'après Josèphe, ils étaient en tous points d'accord avec les pharisiens, et n'en différaient que par leurs principes relativement à l'autorité de Dieu seul sur les hommes et surtout sur les Juifs. Calmel pense que les Hérodiens sont les mêmes que ces Zélotes ou Galiléens; c'est peu probable : v. Hérodiens.

Quelques auteurs, Calmet, Ligthfoot, Cellarius, combattus par Reland, Winer, etc., estiment que la Galilée s'étendait encore à l'orient du Jourdain ; mais leurs preuves sont peu solides et reposent plutôt sur des présomptions, quelquefois même sur des inexactitudes de traduction : « Les Septante, disent-ils, traduisent Basan par Galilée, Es. 33, 9.; Eusèbe, in Es. 9, dit clairement que la Galilée était au delà du Jourdain ; Bethsaïda, ville galiléenne, était de même à l'orient; enfin Judas le Galiléen était de Gaulon, d'après Josèphe, c'est-à-dire encore d'au delà le Jourdain. «» Il vaut cependant la peine de peser ces arguments.

GALLIM, 4 Sam. 25, 44., village qui parait avoir appartenu à la tribu de Benjamin, Es. 10, 30. Eusèbe parle encore d'un bourg de ce nom près d'Hékron.

GALLION, frère du philosophe L. An. Sénèque, s'appelait d'abord Marcus Annœus Novatus, mais ayant été adopté par la famille du rhéteur L. Junius Gallio, il prit le nom de sa nouvelle famille. Claude César le ûl proconsul d'Achaïe, et Néron le maintint dans sa dignité. Son frère lui dédia son traité sur la Colère, lui rendant en même temps ce beau témoignage qu'il était le plus pacifique cl le plus doux des hommes. Les Juifs de Corinlhe voulurent faire comparatire Paul devant son siège judicial,mais comme l'Apôtre ouvrait la bouche pour se défendre, Gallion ayant su qu'il ne s'agissait que d'une question juive, refusa d'entendre la cause, et les laissa s'arranger entre eux. Les Grecs qui étaient présents, irrités contre ces importuns accusateurs, s'emparèrent du principal d'entre eux, Sosihènes, chef delà synagogue, et le frappèrent de coups, sans que Gallion s'en mit en peine. Quelques années après, Gallion partagea la disgrâce de ses frères, et fut mis à mort avec eux par ordre de Néron, Act. 18, 12. 17.

GAMALIEL (récompense de Dieu), 1°Nomb.

1,10. 2,20. 7, 54., chef de la tribu deManassé,

dans le désert. — 2° Pharisien célèbre, que l'on croit avoir été fils du rabbin Siméon, et petitfils deHillel. Il présida le sanhédrin sous Tibère, Caïus et Claude, mais pas Acl. 5, 34., et doit être mort dix- huit ans après la destruction de Jérusalem. Saul s'honore devant les Juifs d'avoir été l'élève de ce grand maître, Act. 22, 3., mais il le devança dans la vérité, et se déclara pour l'Evangile, lorsque Gamaiiel se contentait d'accorder aux chrétiens et aux apôtres uue protection prudente et politique. Les apôtres ayant été appelés à paraître devant le conseil, comme les pharisiens grinçaient les dents et ne s'occupaient qu'à chercher un moyen de les faire mourir, Gamaiiel, honteux pour le corps dont il faisait partie, d'en voir les membres se montrer ainsi pleins de passion devant les prévenus, demanda le huis-clos et se prononça pour le laisser-faire, Act. 5, 34. sq. : il s'appuya sur l'histoire, et proposa à ses collègues ce dilemme : Si c'est l'œuvre de Dieu, vous ne la pourrez détruire, et prenez garde même que vous ne soyez trouvés faire la guerre à Dieu ; si c'est une œuvre d'hommes, au contraire, elle se détruira d'elle-même, elle ne mérite pas de votre part une si grande haine, et ne doit pas vous préoccuper si vivement. On se contenta donc de les faire fouetter. — Ce discours était-il celui d'un homme qui s'achemine vers le christianisme, sans oser se prononcer encore, ou celui d'un homme qui cherche sa réputation dans la prudence, la sagesse cl la modération? Celle dernière opinion se prouverait, selon quelques auteurs, par le fait que Gamaiiel a laissé persécuter l'Evangile par son disciple Saul, et n'a rien fait pour l'en empêcher; mais ce n'est qu'une assertion : l'autre opinion nous paraîtrait pouvoir se justifier par la solennité des paroles qu'il prononce : « Prenez garde que vous ne soyez trouvés faire la guerre à Dieu. » On ne doute pas, dit Calmet, que Gamaiiel n'ait embrassé la foi de Jésus-Christ, mais on ne sait en quel temps il se convertit, ni par qui il fut baptisé. — Une vie de saint Etienne donnerait à cette tradition quelque vraisemblance.

GANGRÈNE, 2 Tim. 2, 17. v. Maladies.

GAR1Z1M, v. Guérizim.

GASMU, Néh. 6, 6., le même que Guésem, 2, 19. 6, 1. 2., Arabe, ou peut-être Samaritain, se montra l'un des plus lâches ennemis des Juifs au retour de l'exil, joignit l'ironie à la calomnie contre ce peuple malheureux, et entra dans un complot contre la vie de Nébéoiie.

GATEAU. Outre les pains qui avalent asseï ordinairement la forme de gâteaux, les Israélites avaient diverses espèces de gâteaux proprement dits, dont nous n'énumérerons pas Itf noms hébreux, et dont les nuances ne sont p"

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