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GOU

tandis que déjà au chap. 4 6, David est aide de camp de Saùl qui l'aimait fort. Il est guerrier au cbap. 46, il ne sait pas encore manier les armes au cb. 47. La jalousie subite de Saul ne s'explique pas non plus après la tendre affection qu'il témoigne au jeune berger. Enfin Jérusalem était entre les mains des Jébusiens, et Ton ne comprend pas pourquoi David aurait porté son trophée dans une ville ennemie et païenne.

GOMER. 4° Fils de Japhet et père d'Askénaz, de Riphatb et de Tbogarma, Gen. 40, 2. 3. v. encore Ez. 38, 6. Son nom se retrouve dans les Cimmerii des anciens qui habitaient la Crimée et les bords du Don, du Niéper et du Danube inférieur, dans les Cimbres qui ont attaqué l'empire romain deux siècles avant Christ, etdansKymr, ancien nom d'une tribu celtique. Les Arabes donnent aux peuples qui habitent le territoire des anciens Cimmerii le nom de Kirim,avec une légère transposition des lettres, et dans ce nom de Kirim on trouve la Crimée et les Germains. D'après des traditions orientales, Gomer habitait sur les bords du Volga. Bocbart cherche Gomer en Phrygie, parce que ce dernier pays est quelquefois appelé terre brûlée, et que l'une des significations de Gomer peut aussi rappeler cette idée; mais c'est faible et forcé. Les Bretons français, qui sont Kimris, et dont la langue est la même que le kimraig ou celle des Gallois d'Angleterre, disent « qu'ils viennent de Gomer. » (Gomr, Komr, Kimr, Cimr, sont, étyraologiquement, les formes diverses d'un même mot primitif.) C'est là, en Bretagne, une tradition tout à fait du peuple et non point de savants et de lettrés : les paysans, les bergers qui l'ont conservée, ne savent pas même si Gomer est un homme, une contrée, ou une ville. On trouvera certainement bien remarquable la concordance de cette tradition, encore vivante aujourd'hui, avec l'indication première de la Genèse sur Gomer et ses descendants, entre lesquels « furent divisées les îles des nations, » ou l'ancien monde occidental. Nous devons la connaissance de ce fait a l'homme le mieux capable de le bien constater, à M. Emile Souveslre ; Breton lui-même, comprenant et parlant le dialecte celtique de ses compatriotes, il a longuement étudié leurs mœurs, leurs souvenirs populaires, et a recueilli de leur bouche ce trait singulier, que nous avons tenu a enregistrer.

2° Fille de Diblajim, et femme débauchée, celle dont le prophète Osée s'approcha pour obéir au commandement de l'Eternel, et pour faire comprendre à Israël son idolâtrie : les enfants qu'il en eut reçurent des noms symboliques destinés à marquer les châtiments qui sont le gage et le fruit d'un culte adultère, Os. 4,3. sq. On a, pour des raisons faciles à

comprendre, voulu ne voir ici qu'une allégorie, mais cette explication est encore plus difficile à comprendre que le texte. v. Osée.

GOMORRHE (peuple rebelle), une des cinq villes de la Pentapole, et probablement la plus septentrionale; elle était située dans la belle et fertile vallée de Siddim, Gen. 43, 40., et avait un roi particulier, Gen. 44, 2. 3. 40. On sait comment ses mœurs hideuses et corrompues attirèrent sur elle le feu du ciel, 49, 24. Son histtire, ses crimes et sa destruction sont fréquemment rappelés dans l'Ecriture, Es. I, 40. 4 3, 4 9. Jér. 23, 4 4. Mallh. 4 0, 4 5. Marc. 6,41. v. Sodome.

GOPHER (bois de), v. Cyprès.

GOSCEN (cœur), 4° province d'Egypte que Pharaon, sur la demande de Joseph, donna à Jacob et à ses fils pour y demeurer avec leurs troupeaux, Gen. 45, 40. 46, 28. 47, 27. 50, 8. Elle fut habitée deux cent quinze ans par la postérité du patriarche. On ne peut pas déterminer sa situation d'une manière exacte, et l'historien sacré se bornant à quelques indications générales, laisse, pour le reste, le champ ouvert aux conjectures. Il est évident que Goscen était a l'orient du Nil, puisqu'il n'est question nulle part que cette grande famille ait jamais traversé ce fleuve; on voit de plus, par Ex. 43, 47. 4 Chr. 7, 24., que cette contrée était limitrophe de l'Arabie et de la Palestine, et enfin l'histoire du voyage dans le désert prouve qu'elle n'était pas fort éloignée de la mer Rouge. C'est donc dans la Basse-Egypte qu'il faut la placer, à l'est du bras le plus oriental du Nil, et dans les environs d'Héroopolis : on y trouve encore quelques traces probables du séjour des Israélites dans ce pays, entre autres un monceau de ruines à une lieue nord-est du Caire, que les Arabes appellent Tell el Jhud (colline des Juifs) ou Turbet el Jhud (tombeaux des Juifs); mais Robinson a prouvé que ces souvenirs se rattacheraient bi<*n plutôt au séjour des Juifs en Egypte sous les Ptolémées. Cette contrée était une des plus fertiles de toute l'Egypte, peut-être a cause du voisinage de la Méditerranée.

2° Le pays et la ville de Goscen, contrée montagneuse, donnée par Josué à la tribu de Juda, ne peut être confondue avec la province de l'Egypte, comme le veut Calmet, Jos. 40,44.

GOUSSES. Les gousses dont il est parlé Luc

15, 46. sont le fruit du caroubier, arbre qui se rencontre assez communément en Orient, en Palestine, et surtout aux environs de Bethléem : c'est le ceratonia siliqua de Linnée. On le trouve aussi en Barbarie, en Grèce, en Espagne, en Italie et en Provence. Ces cosses sont séchées et se mangent sans leurs fèves; elles forment dans leur saison la nourriture des pau-

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