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vres et des porcs, Hor., Ep. 2, 1. 423.; Juvén., 1 1 , 58.; Pers., 3, 55.; Colum., R. R. 7, 9.; Luc 15,16. Les riches en font un mets de luxe qu'ils mandent avec mesure. Ces cosses, en forme de croissant, longues de 30 cent., et larges de 3, renferment une liqueur épaisse et douce comme du miel, qu'on emploie quelquefois au lieu de sucre : les fèves ou graines sont d'un brun brillant et d'une pesanteur tellement uniforme, qu'on a pu les prendre comme mesure de la plus petite unité de poids, le guérah, qui est traduit par oboles, Ex. 30, 1 3. Lév. 27, 25. Nomb. 3, 47., et qui pesait un peu plus d'un demi-gramme. — Le caroubier aie tronc épais, l'écorce gris cendré, et des rameaux arrondis, qui s'étendent au loin : ses feuilles, toujours vertes, sont divisées et se composent de deux à quatre paires de folioles unies et ovées; les fleurs, en forme de grappes, naissent avant les feuilles et sortent immédiatement du bois; elles sont rouge pourpre, et leur calice est garni a l'intérieur de légers filaments. Un seul arbre peut donner jusqu'à 4 et 500 kilos de caroubes.
GOUVERNEMENT. Les Israélites eurent, comme on sait, bien des formes de gouvernement : après l'autorité des patriarches vint le joug de l'Egypte, puis le gouvernement tbéocratique, Moïse gouvernant au nom de Dieu; puis l'autorité dictatoriale et provisoire des Juges, la république, et enfin la monarchie. Un idéal avait été rêvé, essayé même, le gouvernement direct de Dieu par les prêtres et les prophètes, gouvernement spirituel et moral, pénétrant la société tout entière, inspirant ses lois, ses coutumes, ses fêtes, ses relations étrangères, le présent et l'avenir. Moïse fut le seul représentant de la théocratie pure, et déjù de son vivant la nomination d'un conseil d'anciens modifia, par l'adjonction de l'élément populaire, l'idéal que le législateur ne pouvait pas réaliser. Josué vint ensuite, et dans des conditions toutes nouvelles; chef militaire, il fit la conquête, organisa la victoire, et présida au partage des terres. A sa mort, il ne paraît pas qu'aucune autorité lui ait succédé; « chacun faisait ce qui lui semblait bon ; » c'était le règne de la liberté la plus absolue, avec ses avantages et ses inconvénients : plus d'une fois ces derniers remportèrent sur les premiers, le pays s'affaiblissait, il devenait la victime de ses puissants voisins, et ne pouvait recouvrer son indépendance qu'en aliénant momentanément sa liberté entre les mains d'un dictateur : on doit néanmoins s'étonner qu'un régime aussi complètement libéral ait pu durer quatre siècles; c'est que la liberté porte en ellemême le remède contre ses propres excès; c'est, en outre, que l'esprit de Dieu veillait sur ce peuple, et savait à la fois le réveiller et le
contenir. Mais la vigoureuse impulsion que les scènes du désert avaient donnée aux Hébreux allait s'affaihlissant de siècle en siècle, et bientôt un esprit charnel ayant remplacé les souvenirs et les aspirations nationales, le peuple en vint à désirer un roi « comme en ont les autres nations. » Samuel résista longtemps et de toutes ses forces à l'invasion des idées nouvelles qui étaient un recul véritable, mais il dut cédera la volonté populaire, et, avec la plus noble abnégation, avec le plus complet oubli de lui-même, il s'occupa d'adoucir les secousses de la transition, et de fixer, par une constitution, des limites à l'arbitraire de la monarchie. 11 fut débordé par les faits et par les exemples des pays voisins.
Le pouvoir royal était absolu, tel qu'il se trouve encore aujourd'hui dans les cours orientales : les rois n'étaient pas le centre et les représentants du pouvoir, ils étaient le pouvoir lui-même, les propriétaires, en quelque sorte, de la puissance et du royaume. Ce n'est que depuis l'établissement de la royauté qu'il se forma, en Israël, une machine politique régulière, avec ses rouages et ses employés ordinaires. Le roi, qui régnait et gouvernail tout ensemble, était secondé, dans son travail administratif, par des conseillers de cour qui n'avaient que voix consultative, sans pouvoir, par un vote, s'opposer à la volonté royale, 2 Sam. 15, 12. 1 R. 12, 6. 1 Chr. 27, 32. A leur tête se trouvait le chancelier qui était, à ce que l'on peut croire, plus qu'un simple historiographe, et qui remplissait véritablement le rôle oe premier ministre, 2 R. 18, 18. 37.; puis le secrétaire, 2 Sam. 8, 17. 20, 25. 2 R. 18, 18. 19,2. 22, 3. 10. Jér. 36, 10., ou les secrétaires, car il y en avait quelquefois plusieurs ensemble, 1 R. 4, 3., dans un même bureau, Jér. 36, 12. L'intendant de la maison royale, maire du palais, était aussi quelquefois appelé à s'occuper des affaires publiques, 1 R. 18, 3. 2 R. 18, 18., et pouvait acquérir une grande influence. Es. 22. 15. Heureux les rois quand, parmi leurs conseillers, se trouvaient des hommes pieux et des prophètes tels que Nathan, l'ami de David, et Esaic, l'ami d'Ezéchias. Ces conseillers ou ministres étaient préposés, en général, à l'administration extérieure et financière du pays; le droit de rendre la justice était dévolu aux prêtres et aux lévites, Deut. 17, 9.; v. Juges; mais le roi lui même prononçait en dernière instance, ou même il jugeait seul lorsqu'il s'agissait de causes importantes. Il y avait dans chaque province des pourvoyeurs de la cuisine royale, et des receveurs généraux ; Salomon comptait jusqu'à douze de ces derniers : toutes les parties de l'administration, du reste, avaient leurs chefs spéciaux, 1 Chr. 27, 25., et nous voyons parmi
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les officiers de la cour de Salomon, 550 em ploycs, au nombre desquels il faut sans doute compter les subalternes d'un certain rang, 1 R. 9, 23. Les valets des provinces qui apparaissent pour la première fois sous Aehab, 1 R. 20, 14., étaient apparemment des prévôts éle\és audessus des municipalités de provinces, et qui transmettaient à ces dernières les ordres du roi, 1 R. 22, 9. 2 R. 40, 1. On peut voir encore à l'article Tribu, la part qu'avaient dans le gouvernement d'Israël les cbefs de ces tribus.
Plus tard, pendant la captivité de Babylone, Guédalia, d'origine juive, fut établi comme Sar ou cbef (cf. César, Czar) sur la contrée désolée, 2 R. 25, 22., pendant que les satrapes des provinces persanes, assistés d'une chancellerie composée d'un secrétaire et de ses assesseurs, servaient d'intermédiaires entre la cour de Perse et la colonie israélite, Esd. 4, 8. 9. 8, 36. Néh. 2, 9.; cf. encore Esd. 5, 6. 6, 6.7. Néb. 5, 44. 18. Agg. 1,1.14. 2,2. 21., etc.
GOUVERNEUR. C'est par ce mot, assez vague peut-être, que nos versions ont traduit: a) l'hébreu péchab qui désignait en général un chef de province dans la Babylonie et la Perse, mais différent des satrapes, Dan. 3, 2. Est. 3, 42. 8, 9. Zorobabel et INéhémie reçurent aussi le même titre, Esd. 5, 14. 6, 7. Néb, 5, 14. 12, 26. comme gouverneurs de la Judée. Sur les honoraires de ces chefs, v. Néh. 5, 44. 18. — 6) Dans le N. T., il désigne soit le gouverneur romain de Ja Syrie, soit les procurateurs de la Judée ; cf. Act. 25, 12.; p. Procurateurs.
GOZAN, 2R. 19, 12. Es. 37, 42.; contrée située dans le nord de la Mésopotamie, et traversée par le fleuve Cbaboras, 2 R. 17, 6. 18, 11. Plolémée, 5, 18., l'appelle Gauzanite, et, de nos jours encore, elle porte le nom de Kauschan- Gozan, selon Truden, Holden et d'autres, signifie pâturages. En consultant le lexicon hébreu de Gesenius, on voit que le g et le z varient souvent entre eux, tandis que les mots dans lesquels ces lettres sont employées conservent la même signification après que la mutation a eu lieu. Ainsi, Gozan peut se changer en Zozan sans altérer le sens. Zozan est le nom donné par les Nestoriens à tous les plateaux élevés de l'Assyrie, qui leur offrent des pâturages pour leurs nombreux troupeaux. La région dans laquelle le Chabor et le Zàb prennent leur source, et celle qu'ils an osent ensuite, a particulièrement ce caractère. En considérant la similitude de ces noms et l'identité de Gozan et Zozap, on ne peut douter qu'il ne s'agisse ici du Gozan des Ecritures, d'autant plus qu'il se trouve en Assyrie et dans le voisinage de la rivière Chabor. D'après la manière orgueilleuse dont Sennachérib exalte les conquêtes de ses
rois d'Assyrie avaient détruit les habitants de Gozan avant que les Israélites y fussent transportés, en sorte qu'ils se trouvaient tes madrés du pays. « Les dieux des nations que mes ancêtres ont détruits, Gozan, Daran, les ont-ils délivrés? » Ce fut sans doute un grand exploit de détruire les barbares habitants de cette contrée sauvage et montueuse; il est donc très naturel que les rois d'Assyrie aient désiré les remplacer par une population industrieuse, telle que celle des captifs israélites, et formée comme eux aux habitudes de la vie pastorale. Nous ignorons si en d'autres localités ils furent appelés à s'établir au milieu de la race indigène; mais, comme les natifs de Gozan et de Harao ou Hara (car les mots ont le même sens) n'existaient plus alors, il est naturel de supposer que les dix tribus prirent possession entière de cette région, et que leur grande force leur permit de conserver une position complétemenl distincte des nations païennes qui les entouraient (GrantJ. GRAPPES sauvages, Es. 5, 2. v. Vignes.
GRÈCE. Ce pays est désigné dans la table des peuples et ailieurs, Gen. 40, 2. Es. 66, 19. Ez. 27, 13. Joël 3, 6., sous le nom de Javao, q. v.; c'est proprement l'Ionie. plus tard, dans les livres apocryphes et dans le N. T., les Grecs sont appelés du nom d'Hellènes, 1 Macc. 8, 18. Act. 19, 10. 20, 21. 21, 28. Rom. 2, 9. 1 Cor. 1, 24. 12, 13. Gai. 3, 28. Col. 3, 14., quelquefois de Rarbares, Rom. 4,14. Col. 3, 11. Les Juifs, depuis Alexandre le Grand, donnèrent le nom de Grecs à tous les peuples païens en général, soumis à l'empire des Grecs, et ce nom devint, dans le style du N. T., synonyme de Gentils, en même temps qu'il servit aussi a désigner les Juifs élevés hors de leurs pays et familiarisés avec les coutumes étrangères, Act. 6, 1. 9, 29. v. Hellénistes.
La langue grecque, si glorieusement immortalisée par Homère, Sophocle et Platop, est tombée aux jours d'Alexandre le Grand; elle avait fait son effort, et ne fut plus, pour ainsi dire, qu'une langue de la conversation, un amalgame de dialectes jusqu'alors distincts. Elle prit une teinte plus judaïsante, plus orientale, duns la traduction des Septante et dans les livres apocryphes; la plume des Israélites lui donna un coloris nouveau, et la langue yrofcoe succéda a la langue sainte pour dire aux hommes que le voi e était déchiré, que la paroi mitoyenne était rompue. Quoique les Juifs delà Palestine ne s'en servissent pas régulièrement ; cependant on voit par Marc 24. 26. Jean 7, 35. 12, 20., et ailleurs, que Jésus la connaissait et pouvait même euseigner dans cette langue v. sur le grec du N. t. la grammaire alle-
pères 2 R. 19, 42. Es. 37, 12., il semble que les | mande de >\iner. La Grèce actuelle est panvre
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