HEM
ont traduit par méprise, vin gras, ou vinvm dulce coctum.) On est en général d'accord à penser que ce Helbon est l'ancienne Chai y bon de Syrie, ville principale de la province que Ptolèmée appelle Chalybonite, sur le terroir de laquelle croissait un vin fort estimé des rois de Perse : on croit que c'est la même que notre Alep actuelle ( Haleb ), peuplée encore de 80 à 90,000 habitants, et dont les vins sont très renommés. D'après l'opinion assez probable des écrivains byzantins, ce serait aussi l'ancienne Bérée, où l'indigne pontife Ménélas fut étouffé dans les cendres, 2 Macc. 42, 4. Michaëlis veut au contraire voir Chalybon dans le bourg de Kennesrin. Questions peu sûres, mais heureusement aussi, peu importantes.
HELDAI (le monde) ou Hélem, Zach. 6, 40. 4 4., Tobija, Jédahia, et Josias ou Hen, quatre Juifs auprès desquels, à leur retour de la captivité, Zacharie se rendit de la part de Dieu pour prendre de leur or et de leur argent et en faire des couronnes destinées à Jéhosuah, le souverain sacrificateur. Cet emblème devait signifier l'union de la sacrificature et de la royauté sous les Asmonéens, mais surtout l'union de ces deux grandes fonctions dans la personne de Jésus-Christ, qui devait revêtir l'un et l'autre office pour le salut de l'humanité et pour la gloire de son Père. Les couronnes furent ensuite déposées dans le temple, en souvenir des donateurs, comme pour les récompenser de leur offrande, ou pour inviter les Juifs absents à les imiter, soit dans leur générosité, soit dans leur retour. — Heldaï et Josias portent deux noms; Tobija et Jedahiah sont peut-être les mêmes que Esd. 2, 60. Néh. 7, 39.
HÉLEM. v, Heldaï.
HÉLI (ascension, élévation). 4° Le quatorzième des juges, successeur immédiat de Samson, et souverain pontife; il descendait dlthamar, second fils d'Aaron, qui était entré en possession du sacerdoce au détriment de la branche aînée d'Eléazar, 4 Sam. 4, 3. (4463- 4424 av. C). Il était âgé de cinquante-huit ans lorsqu'il devint juge du pays, et mourut âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, 4, 45. 48., a Silo où le tabernacle était dressé depuis les jours de Josué, Jos. 48, 4 . On sait la dure apostrophe qu'il adressa à la pieuse Anne, et comment il répara son tort en lui promettant un fils : on se rappelle comment ce vieux pontife, trop lâche dans le saint exercice de ses devoirs de père, de pontife et de juge, fut averti d'abord par un homme de Dieu, 4 Sam. 2, 27., puis par les révélations arrivées au jeune Samuel, des malheurs qui allaient fondre sur lui. On sait entln comment tous ces tri>les événements se réalisèrent, lorsque l'arche ayant été emmenée du tabernacle, les Israélites eurent été défaits, 30,000
d'entre eux mis à mort, les fils d'Héli tués, et l'arche même faite prisonnière. Le vieux pontife ayant appris ce dernier malheur, tomba â la renverse, et se rompit la nuque.
Héli, trop faible pour être admiré, n'en doit pas moins être regardé comme un homme de Dieu, humhle et résigné sous la main de l'Eternel, et jaloux de la gloire et des intérêts de son Maître, quoique peu propre à les servir; il s'honora en se montrant plus sensible à la perte de l'arche qu'à la mort de ses fils. C'est à tort qu'on verrait une expression de stérile faiblesse dans cette belle réponse â la nouvelle des châtiments qui allaient frapper sa maison : C'est l'Eternel, qu'il fasse ce qui lui semblera bon !
2° Luc 3, 25.; inconnu. — 3° Luc 3, 23., flls de Mallhat et père de Joseph, ou plutôt père de Marie et beau-père de Joseph, car les anciennes généalogies, surtout celles des Juifs, substituaient souvent le nom des hommes à celui de leurs femmes; d'anciens documents portent, d'ailleurs, que le père de Marie s'appelait en effet Héli.
HELKATH, 4» ville d'Aser, Jos. 24 , 34 . 2» Helkath-Hatsurim, lieu près de Gabaon, dans lequel une escarmouche se livra entre douze hommes du parti de David et douze du parti d'Is-Boseth, (ils de Saûl, 2 Sam. 2, 46.
HELLADE, v. Grèce.
HELLÉNISTES. Ce nom fut de bonne heure employé dans l'Eglise par opposition à celui de Judéo-chrétiens: on voit déjà, Act. 6, 4., une dissension entre les chrétiens des deux partis. Dans ce passage il faut entendre par Hébreux les anciens habitants de la Palestine, convertis au christianisme, taudis que les Hellénistes seraient, ou bien des chrétiens convertis d'entre les Juifs établis à l'étranger, lesquels parlaient grec pour la plupart, ou bien des convertis d'entre les Grecs proprement dits. Parmi les sept diacres qui furent élus à cette occasion, un seul, Nicolas, est nommé positivement comme prosélyte converti du paganisme, et les six autres, quoique portant des noms grecs, étaient peut-être des Juifs, mais de ceux qui avaient eu longtemps leur résidence en dehors de la Judée. Le nom d'Hellénistes servait donc à distinguer les Juifs parlant grec des Juifs palestiniens parlant syro-caldéen, indépendamment de leurs rapports avec le christianisme; c'est ainsi que les Grecs de Act. 9, 29. étaient, à ce que l'on croit, des Juifs étrangers. Mais au chap. 44, 20. il s'agit de Grecs proprement dits, c'est-à-dire de païens, comme l'indiquent à la fois le parallélisme et quelques manuscrits; l'écrivain sacré ne relèverait pas ce fait, comme une nouveauté, s'il s'agissait seulement de Juifs hellénistes.
HÉMAN. 4° t\ Ethan.2° L'auteur du Ps. 88;