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Gaules, et qu'elle voulut mé me la suivre en Espagne, mais que, traversant une rivière qui était gelée, elle en rompit la glace et tomba dans l'eau jusqu'au cou, que la glace se resserra sur elle, et qu'elle subit ainsi le supplice qu'elle avait demandé contre Jean-Baptiste. C'est la légende. Quant à l'histoire, Josèphe dit qu'elle épousa d'abord Philippe le tétrarque, fils d'Hérode le Grand par Cléopàlre, à la fois son oncle et son grand-oncle, et en secondes noces son cousin Aristobule, fils d'Berpde, roi de Chalcidc, dont elle eut plusieurs enfants. Elle vécut ainsi plus de trente ans après l'exil de ses parenis.
IIÉRODIFNS. Cette secte est seulement nommée dans l'Evangile sans que rien la définisse, Mal th. 2Ï, 16. Marc 3, 6. 12, 43. Josèphe même et Philon n'en parlent pas. Cal met les confond avec les Zélqles, disciples de Judas gaulonite, qui auraient reçu, dit-il, le nom d'hérodiens parce queGaulon appartenait au territoire d'Hérode Antipas ; mais c'est forcé. Lp plus probable c'est que c'étaient des Juifs qui, pour une raison ou pour une autre, tenaient le parti d'Hérode, et par conséquent des Romains dont il était le vassal, contre le reste du peuple juif qui supportait impatiemment le joug de l'étranger, et n'aspirait qu'à le secouer. Lps hèrodiens formaient donc un parti politique, peut-être sans organisation extérieure, mais réel, et puissant par l'appui du gouvernement. Ils s'unirent aux pharisiens pour tendre un piège à Jésus, et lui demandèrent s'il fallait payer le tribut à César ou non: s'il répondait non, les hèrodiens l'auraient appelé un séditieux; s'il répondait affirmativement, les pharisiens triomphaient, ils en appelaient au peuple, et lui représentaient Jésus comme un ennemi de la nationalité juive. Notre Sauveur les rendit confus par sa divine sagesse, et leur montra que, aussi longtemps qu'ils acceptaient les avantages de la domination romaine, ils devaient en supporter les charges, qu'ils ne pouvaient pas refuser l'impôt s'ils acceptaient l'argent.
On compte huit ou neuf opinions particulières sur l'origine des hèrodiens; outre l'opinion de Calmel, il faut noter encore celle qui veut que les hèrodiens aient tenu Mérode pour leur messie, et celle du père Hardouin que c'étaient des platoniciens qu'Uérode avait essayé de mettre en vogue ; selon d'autres, c'étaient les sujets païens du territoire d' Antipas, ou bien simplement des gens de la maison d'Hérode qui voulurent sonder Jésus par curiosité, etc.
UÉnoUIQÎN, Rom. 46, \ 4 ., disciple de Rome, parent de saint Paul; du reste, inconnu.
HÉRON, Lév. 4 4, 49. Deul. 14, 18. C'est le mot par lequel nos versions ont traduit l'hébreu auaphab. Il y a de l'incertitude sur le sens
de ce mot : les uns l'ont traduit par cigogne, q. v., les autres par poule sauvage, d'autres par perroquet, Bochart par faucon des montagnes; il compare le grec ivoTcéa d'Homère, Odyss.,
1 , 330, qui rappelle en effet l'hébreu anaphah. La racine anaph signifie aspirer fortement par les naseaux, comme cela se fait dans la colère ; il signifie de la se mettre en colère, comme Ps.
2, 12., et d'après Harris cette étymologie convient parfaitement au héron qui est d'un naturel tWis irritable. On ne peut rien décider, mais la traduction de nos Bibles a au moins autant de chances que les autres, et même un peu plus. — Le héron est, comme on sait, un animal aquatique et sauvage, distingué par ses longues jambes, et son long bec emmanché d'un long cou; il vole très haut et s'abat le Ion»; des marais, des rivières et des lacs pour y pécher le poisson dont il fait sa principale nourriture. Il y a plusieurs espèces de hérons, le blanc, le griscendré (petit et grand), le châtain, le crêté, i'étoilé, le noir, qui tous différent par quelques points de grosseur ou de couleur, mais se ressemblent par les caractères généraux ; ils nichent dans les bois de haute futaie.
HERSR. v. Chars.
HESBON (invention), ville du pays oriental, située au delà du Jourdain, au nord de l'Arnow, presque vis-à-vis de Jérico. D'abord résidence d'un rot moabite, elle passa ensuite à Sihon roi des Amorrhéens, Noinb. 24, 2fiM cf. Deut. 2, 9. Plus lard elle fut donnée à la tribu de Ruben, Jos. 13, 47. Nomb. 32, 37., puisà celle deGad. Jos. 4 3, 26. 4 Chr. fi, 84., et devint ville lévilique, Jos. 24 , 39. 4 Chr. 6, 84. On la retrouve moabite, Jér. 48, 2. Es. 45, 4., mais elle redevint juive sous Alexandre, Jos. Ant. 43, 45. 4. Eusèbe et Jérôme l'appellent Esbous, et la mettent à 20 milles du Jourdain : un évèque y résida dans les premiers siècles du christianisme. Il en reste encore des ruines assez considérables, qui portent le même nom d'Hesbon. « Cette ville, dit Burkhardt, est située sur une colline, au sud d'EI Haal ; on y voit encore un grand nombre de puits taillés dans le roc et un grand bassin d'eau ; » sans doute les viviers de Cant.
HESEK, Gen. 26, 20. line des fontaines que les bergers de Guérar disputèrent à ceux d'Isaac qui l'avaient creusée : ce nom signifie querelle, violence.
HESMON, ville située dans la partie méridionale de la tribu de Juda, Jos. 45, 27.
HÉIHER, d'abord dans la tribu de Juda, puis dans celle deSiméon, Jos. 15, 42. 19, 7. Saint Jérôme l'a retrouvée près de Maiathu, dans le district de Daromas, mais Eusèbe croit que ce n'tst pas le même endroit.
UÉIHIENS, peuplade cananéenne que les ls-