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la cupidité, s'abandonnaient ouvertement à la corruption la plus grossière, jusqu'à séduire les femmes qui se rassemblaient par troupes à la porte du tabernacle d'assignation. Ils ne se laissèrent pas arrêter dans leurs débordements par les sages, mais trop faibles conseils de leur père, et achevèrent de déshonorer leur charge en méprisant les avis du souverain sacrificateur. Des hostilités ayant éclaté entre les Israélites el les Philistins, Hophni et Phinées touchèrent à l'arche sainte pour se donner la victoire, et l'emmenèrent de Silo dans le camp, malgré l'expresse défense de l'Eternel. Au lieu de la résidence du Dieu fort, celle arche ne fui pour eux qu'un talisman humain, et après l'avoir vue tomber entre les mains de l'ennemi, ils succombèrent eux-mêmes dans la bataille, 4 1 ii av. C, 4 Sam. 4.
HOPHRA (poussière), 4° un des Pharaons, roi d'Egypte, et selon toute probabilité le même qui est connu dans l'histoire profane sous le nom d' A pries ou Yapbrès, fils et successeur de Psammulhis, et huitième roi de la vingt-sixième dynastie. Après une heureuse guerre contre les Cypriens et les Phéniciens, il tit contre les Cyrenéens uue campagne dans laquelle il fut défait; en même temps son peuple se révoltait contre lui, sous la conduite d'Amasis, et Nébucadnetsar attaquait son royaume. Pressé par ces deux ennemis, el n'ayant plus autour de lui qu'une faible armée, il tomba entre les mains d'Amasis, qui le fit périr et lui succéda. — Sédécias avait recherché l'alliance d'Hopbra contre I\ébucadnetsar, Ez. 47, 15., et celte alliance lui avait été de quelque secours lors du dernier siège de Jérusalem, Jér. 37, 5. 7. ( 586 av. C), mais elle devait présider à la perte de l'un el de l'autre royaume. Lorsque plus lard quelques Juifs menés par Hazaria el Johannan voulurent profiter, malgré les menaces de Jérémie, de la liberté d'établissement que Hophra leur accordait en Egypte, Jérémie leur annonça la triste fin de ce royaume d'Egypte et son renversement, Jér. 43, 9. 44, 30. 46, 35.
Les prophéties d'Ezechiel, ch. 29 et suiv., contre Pharaon, prononcées peut-être sous Hophra, le dernier roi de sa dynastie, ne se rapportaient à lui que comme roi et non comme individu; on croit qu'elles eurent leur accomplissement lors de la conquête de l'Egypte par Cambyse.
2° Hophra, ville de la tribu de Benjamin dans la partie nord-est, située d'après Eusèbe, à cinq milles est de Béthel, 4 Sam. 43, 47. Quelques-uns pensent que c'est la même que Hapura, Mich. 4, 10. Auj. et-Taiyibeb (Robinson).
3° Patrie et demeure de Gédéon dans la tribu de Manassè, Jug. 6, 44. 24. 8, 27. Le récit n'indique pas clairement si elle était au delà ou
en deçà du Jourdain; il me paraît cependant probable, contre l'opinion la plus répandue, qu'elle était en deçà, du même côté que fut livrée la bataille entre Gédéon et les Madianites.
HOR, nom d'une montagne au sud-est de la Palestine, aux confins de l'idumêe, à l'est d'EI- Araba, qui fait partie du désert de Tsin : c'est là que mourut Aaron, Nomb. 33, 38., cf. 20,22.; l'on y montre encore son tombeau. Elle porte le nom de Dshebel Nabi-Harun (montagne du prophète Aaron ), ou de Sidna-Harun. — 2° Il y avait encore une autre montagne du même nom au nord de la Palestine, dont elle formait la frontière septentrionale, Nomb. 34, 7. 8.
HOREB (corbeau). 4° Horcb et Zéeb, deux chefs madianites que les Ephraïmites firent prisonniers au passage du Jourdain , lorsqu'ils fuyaient devant Gédéon ; le premier fut mis à mort auprès d'un rocher auquel il donna son nom ; l'autre dans un pressoir qu'il s'était choisi pour refuge, ou dont on lui avait fait une prison, p. encore Ps. 84,4 2. Es. 4 0, 26.-2° Horeb est le nom que l'on trouve Deut. 1, 6. 4, 10., etc. pour désigner la montagne sur laquelle fut donnée la loi, et qui est appelée Sinaî dans les autres livres du Pentateuque ; v. aussi Mal. 4, 4. C'était le nom particulier d'une des sommités du Sinaï, probablement de la pointe inférieure, de celle par laquelle ou passe pour arriver au Sinaï proprement dit, q. v.
HOR1ENS, peuplade des frontières méridionales de la Palestine, habitant les montagnes de Sébir, dont elle fut plus tard repoussée par les Edomites, Gen. 44, 6. Deut. 2, 4*. 22. Elle était divisée en plusieurs tribus, Gen. 36, 20., et vivait, ainsi que son nom l'indique (bor, trou ) dans ces cavernes et ces fentes de rochers si abondantes dans les montagnes de l'idumêe. D'après Micbaëlis, ils auraient été d'origine cananéenne. Calmel suppose que les Grecs auront emprunté leur mot héros, tjpwç à l'hébreu Horim, qui est pris quelquefois dans le sens appellalif de grands, puissants, comme ils ont pris leur mot tzvaÇ, à l'hébreu Hanak, le père des Hanakins.
HORMA ( interdit ), d'abord appelée Tsephalh, ville cananéenne, et résidence royale, Jos. 42, 44. Nomb. 44, 45. 21, 3. Elle fut détruite par les tribus de Juda et de Siméon, et successivement donnée en partage à la première, puis à la seconde des tribus, Jos. 45, 30. 19, 4. 4 Chr. 4, 30. v. encore 4 Sam. 30, 30.
HORONAJIM (fureurs), ville moabile, Es.
45, 5. Jér. 48, 3. 5. 34., probablement située sur une colline. Elle a donné naissance à Samballat gouverneur perse en Palestine, Néh. 2, 40. 49. Plus tard elle fut jointe au territoire de la Judée. Jos., Ant., 44, 45. 4.
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