‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 176 sur 398 · HOS · texte numérisé non relu

HOS

HORPA (cou), Moabite, belle-tille de Nahomi, épouse de Mahlon (?}. et belle-sœur de Ruth.EUe essaya de suivre sa belle mère lorsque celle-ci, pressée par la famine, quitta Moab pour Israël ; mais Nahomi lui ayant représenté le peu de chances de bonheur qu'il y avait pour elle, et l'ayant engagée dans son intérêt à ne pas l'accompagner jusqu'au terme de son voyage, Horpa, moins forte et moins dévouée que Ruth, se laissa ébranler, pleura et repartit.

HOSA, ville frontière d'Aser, Jos. 19, 29.

HOSANNA, IWatth. 24, 9. 45, etr. Invocation hébraïque ou syriaque, hoshiah-na, qui se trouve lexluellemenl Ps. 4 18, 25. et que nos versions, d'après les Septante, traduisent : délivre maintenant ! On peut traduire aussi: Daigne sauver! (De Mestral), ou : Sauve, je le prie !

HOSÉE (Sauveur, salut). 4° Dix-neuvième et dernier roi d'Israël, fils d'Ela, 2 R. 15, 30. 47, 1. Il succéda a Pékach, eontre qui il avait conspiré, et qu'il fit mettre à mort, mais il ne put monter sur le trône qu'après neuf ou dix ans d'une affreuse anarchie. Moins coupable que ses prédécesseurs, il ne suivit cependant pas la bonne voie; éminemment faible, il laissa subsister l'idolâtrie dans ses Elats, mais sans s'opposer aux prophètes et aux saints messagers de la repenlance et de la loi. Salmanéser, roi d'Assyrie, filsde Tiglath Pilêser, marcha contre lui, l'asservit et lui imposa un tribut ; mais quelque temps après, ayant fait alliance avec le roi d'Egypte, Hosëe crut pouvoir secouer le joug, et refusa de payer le tribut : ce fut le dernier acte de la politique d'Israël. Salmanéser revint, assiégea Samarie, mais ne la prit pas; ce fut Sargon qui la prit et qui égorgea une partie de ses habitants; il emmena en exil le roi et l'élite de la nation. Ainsi furent accomplies les prophéties d'Esaïe, 5, 7. 43-19. îi-30., et d'Osée, 8, 5. 7. 9, 7., etc. v. Ninlve.

D'après 2 R. 45, 30., Hosée commença à régner la vingtième année de Jntham (737 av. C). et d'après 2 R. 17. 4., ce ne fut que la douzième année d'Achaz (729); le même historien aurait donc, dans le même livre et dans deux passages successifs, établi une différence de dix ans entre deux données sur le commencement d'un règne qui a dû être célèbre ; il est évident qu'il ne saurait y avoir là de contradiction; l'inspiration même n'est pas en cause; mais le simple tact, le bon sens, la réflexion de l'historien. Le premier passage fixe l'année de la mon du précédent roi, celle où Hosée edmtnelieë a se mettre à la tête des affaires et à lutter |lour se faire reconnaître; le second passage indique le moment où, après de longs combats, Il commence à régner sans conteste (Des Vlgnoles, Bengel, Winer, etc.)

C'est dans la troisième année du règne d'Ho-

sée que le pieux Ezéchias, étant monté sur If trône de Juda , fit convoquer à Jérusalem les fidèles des dix tribus pour une pàque solennelle qu'il se proposait de célébrer, 2 Chr. 30, 1-4 1. ; mais les peuples s'en moqUereot : quelques hommes seulement d'Aser, de Manassé et de Znbulon se rendirent a cet appel. Ce royaume était vermoulu et mûr pour sa ruine.

Avec Hosée tomba le royauntè d'Israël, prés d'un siècle et demi avant celui de Juda, laissant à celui-ci un avertissement solennel rie* conséquences de l'idolâlrie ; on peut remarqué qu'aussitôt après avoir raconté la chute d'Israël, l'historien sacré ajoute la liste des pèches dont celte chute était le châtiment.

2° Prophète, v. Osée.

HOSPITALITÉ. Cette touchante el noble vertu qui ramène les hommes à la fraierait1 primitive, en établissant pour quelques jours !i communauté des biens, a toujours été répandue en Orient; elle est encore aujourd'hui dans les mœurs de ces populations. Elle est recommandée aux chrétiens, Rom. 4 2, 13. Hébr. 1 . 2. 4 Tirn. 5, 40.. de même qu'elle l'était nu Hébreux* qui du reste la pratiquaient presque d'eux-mêmes comme les autres peuples orientaux. L'étranger, quel qu'il fùt< était invité il entrer dans la maison, Gen. 4 9, î. Ex. !, iO. Jug. 43, 48. 4 9* 24. ♦ on lui lavait les pieds suivant l'usage du pays, Gen. 48. 4. 49, ï., cf. 4 Tim. 5. 10., et on lui fourbissait pour lui H pour ceux qui étaient avec lui, hommes, chevaux, chameaux, tout ce dont ils pouvaient avoir besoin, nourriture et logement, Gen. 18,

0. 19, 3. 24, 25. 32. Ex. 2, 20. Jug. 19, ÎO., soins de toute espèce et protection, Jbs. 5,

1 . etc. A son départ il était accompagné honorablement par son hôte et par sa famille: c\m les Arabes encore il se borne pour tout reroercîmenl à dire a ceux qui l'ont hébergé : « Ou** Dieu vous garde ! » — Refuser l'hospitalité * un voyageur était l'indice de la plus sordide < t de la plus dure avarice; l'insluller ou troubler son repos était une grossièreté sans nom, Gen. 49< 4. Après l'exil, l'hospitalité entre Juifs et Samaritains ne fut plus qu'une vertu nominale: castes distinctes, ces deux peuples se haïssaient avec la fureur ordinaire des castes; lesJalf» aimaient mieux faire un détour que de s'exposer à demander l'hospitalité à des Samaritain*, et ces derniers, peut-être moins obstinés dans leur haine, Luc 10, 33., repoussaient cependant de leurs maisons les Juifs qui se rendaient à Jérusalem, surtout lorsqu'ils paraissaient s y rendre pour les fêtes religieuses, Luc 9, 53. Notre Sauveur, dans la parabole du bon Samaritain, montre combien l'idée de prochain doit rester indépendante de toutes wanàènlions personnellesou religieuses, lorsqu'il s'agH

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