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d e la charité dont l'essence est d'être universelle.
D'après Homère» l'hospitalité des païens aurait été fondée sur la croyance que les dieux, déguisés en simples mortels, se promènent quelquefois sur la terre pour éprouver les hommes, les récompenser de leur hospitalité, ou les punir de leur durelé : celle idée sublime a été rappelée par notre Sauveur, et bien peu modifiée, lorsqu'il dit a ses disciples : « Celui qui vous reçoit me reçoit, » >!atlh. 40, 40. 41., cf. 25, 34-45. « Par elle, dit encore un apoire, quelques-uns ont logé des anges, n'en sachant rien, » Héb. 4 3, 2.
HOTELLERIE. A la place de nos auberges et de nos hôtel*, on trouve en Orient des caravansérails, appelés aussi khans, ou mensils, espère de grands bâtiments ou hangars, propres a offrir au voyageur et à ses bêles un abri gratuit pour la nuit, et quelquefois aussi, mais rarement, des vivres et du fourrage à un prix modéré. Il y en a dans les villes, dans les villages, parfois même au bord des grandes routes; c'est probablement de pareilles hôtelleries qu'il est parlé Luc 40, 34. Jér. 44, 47., peut-èire aussi Luc 2, 7., quoiqu'on pense généralement que la maison dans laquelle est né notre Sauveur fut une maison particulière, mise au service de quelques voyageurs à cause des circonstances dans lesquelles le pays se trouvait p:«r suite de l'édit d'enregistrement. Les anciens Hébreux, ne connaissaient pas les caravansérails, cf. 2 R. 4, 8. Gen. 28, 44. Dans les passages Gen. 42, 27. Ex. 4, 24. 2 R. 40, 42. Jér. 9, 2., il s'agit probablement d'une espèce de bivouac où Ton passait la nuit dans des tentes ou dans des cavernes, comme les Orientaux de nos jours savent encore s'abriter partout où ils se trouvent, lorsqu'ils n'ont pas de caravansérails à leur disposition. Quelques versions voient aussi une hôtellerie Jos. 2, 4., mais la traduction de nos Bibles doit élre maintenue. L'habitude de l'hospitalité rendait presque inutile l'établissement d'hôtelleries ; à l'époque même de notre Sauveur, l'hospitalité était plus généralement en vogue que l'usage des hôtelleries, qui, d'ailleurs, ite se trouvaient guère que dans les contrées désertes, comme celles de Jèrico. et sur le bord des grands chemins.
HOTHMEL (le temps Je Dieu, 4564-4 ,24 av. C), Jug. 3, (ils de Kénas cl neveu de Caleb, obtint en mariage Hacsa, la fille de ce dernier, laquelle avait été promise en récompense à celui qui ferait la conquête de Kiriaih Sépher, Jug. 4, 4 3. Il fut le premier des juges d lsr;iël, et délivra son peuple du joug de Cusan-Riscbatajim, roi de Mésopotamie, qui l'opprimait depuis huit ans. 11 se mit a la tête des Hébreux, les rangea en bataille, et vainquit :
une paix de quarante ans fut le prix de sa victoire, et il exerça pendant tout ce temps les fonctions de Juge. — On l'a confondu, mais sans raison, avec le pieux JabbelSj 4 Chr. 4. 9. 40. — Holhniel est, depuis la mort de Josué, le premier chef du peuple qui soit mentionné dans l'Ecriture ; on ne sait pas quelle espèce de gouvernement remplit l'intervalle de vingt ans qui sépare le grand capitaine du premier Juge; il est probable même qu'il n'y eut pas de gouvernement régulier, et que chacun lit ce qui lui plut, chaque tribu, chaque famille, chaque individu. C'est dans celle période que se place la petite guerre contre Adoni-Rézec.
HOZIYS{la force de l'Eternel), dixième roi de Juda, nommé Hazaria dans le second livre «les Rois (sauf 15, 30. 32),iiisd Amatsia et de Jécolia. Après le meurtre de son père, le peuple l'appela au trône de Juda; il était à peine âgé de seize ans, 2 R. 4 4, 24. Il régna cinquante-deux ans dans l'esprit du Dieu de Moïse (808-757) ; il s'opposa aux progrès de l'idolâtrie sans cependant réussir en tous lieux. 2 R. 4 5, 3., écoula les avis du pieux ponlife Zacharie, et lit fleurir son royaume au dehors. Il reconquit Elalh, que les Iduméeus avaient prise sous Joram; il mit sur pied 300,000 hommes avec lesquels il abattit les Philistins, dont il rasa les forteresses ; il repoussa les tribus arabes et rendit les Hammoniles tributaires, 2 R. 44, 22. sq. 16, 4. 2 Chr. 26, 4 . 11 construisit des arsenaux. Les laboureurs et les bergers vécurent en paix sous sa protection ; il leur éleva des forteresses au désert, et les montagnes de Juda regorgèrent des biens de la terre. Heureux comme administrateur et comme capitaine, ce grand roi voulut être aussi sacrificateur. Ebloui partant de succès, son cœur se gonfla, et il dut apprendre que l'orgueil marche devant l'écrasement. 11 oublia ou méprisa les lois du Seigneur sur ie culte-, il oublia que les fondions sacerdotales avaient été confiées a la famille d'Aaron seule, Nomb. 3, 4 0., el que la malédiction frapperait les rois qui empiéteraient sur les prérogatives des pontifes. LU jour il entre dans le temple el se saisit de l'encensoir pour offrir le parfum sur l'autel; mais le pontife Hazaria est là avec quatre-vingts prêtres du Seigneur; ils s'opposent au sacrilège, et Hazaria, le roi du culte, dit à Hazaria, le roi du pays ; « Il ne l'est pas permis d'offrir de l'encens devant le Seigneur, sors du sanctuaire. » Hozias, irrité de celte courageuse résistance, croit vaincre les préires de Dieu comme il a vaincu les Philistins; l'encensoir à la main, il les menace ; mais au même instant la lèpre paraît sur son front, il est Impur et les prêtres le chassent parce que sa présence souille le temple: lui-même ne résiste plus; il est épouvanté, car il sent que la main de l'Eternel