HUL
a vengé l'outrage fait au lieu saint. Le vieux roi s'était perdu par son obstination. Hozias demeura ainsi lépreux jusqu'à sa mon ; il fut retranché du peuple et confiné dans une maison écartée, tant était grande l'horreur des Juifs pour la plaie impure qui le rongeait. Jotbam, son fils, gouverna en son nom quelques années, et à sa mort, Hozias ne fut pas même enseveli dans les sépulcres des rois ses pères; on le relégua dans un champ qui les entourait.
Il fut contemporain des rois d'Israël Jéroboam IL Zacharie, Sallum, Ménabem, Pékacbia et Pékach, et des prophètes Amos, Osée et Esaïe, peut-être encore de Joël. On voit par Amos 4, 4., cf. Zach. 14, 5., qu'un tremblement de terre marqua le règne de ce monarque, mais on ne sait à quelle époque il faut le placer. Il est marqué, Matin. 4, 8., comme fils de Joram, mais trois générations sont omises, v. Jésus.
HUILE. L'Orient ancien, comme l'Orient moderne, faisait un très grand usage de l'huile et de toutes les graisses végétales, soit parce qu'étant fraîches, elles sont plus fines que la graisse animale, soit aussi parce qu'elles se conservent mieux et plus longtemps. Les Hébreux ne faisaient pas exception a cette règle ; la loi même leur prescrivait en plusieurs circonstances l'emploi de l'huile au lieu de graisse : le législateur voulait peut-être, pour attacher les Hébreux à leur sol, favoriser ainsi les travaux de l'agriculture et les obliger d'une manière indirecte à multiplier leurs plantations ; v. Chèvre. Us se servaient d'huile : a) pour leurs repas et pour l'assaisonnement des viandes, de la farine, des légumes et de presque tous les mets pour lesquels on emploie le beurre dans nos cuisines, Ez. 16, 43. C'est une graisse plus pure que les substances animales et qui paraît devoir donner un goût plus délicat aux aliments ainsi préparés. — 6) Les gâteaux de sacrifices, et toutes les offrandes, étaient oints ou accompagnés d'huile fine, Lév. 2, 4.15.5, 44. 44, 40. Nomb. 5, 45. 8, 8., etc. 11 y avait même des aspersions d'huile sur les sacrifices, Lév. 44, 42. et ailleurs : cf. Mich. 6, 7. — c) On s'en servait : pour oindre le corps, les cheveux, la barbe, les pieds, etc., surtout lorsqu'on donnait un festin ou lorsqu'on recevait des hôtes qu'on voulait honorer, Deut. 28, 40. 2 Sam. 44, 2. Ps. 23, 5. 92, 44. 404, 45. 433, 2. Mich. 6, 15. Luc 7, 46.; sous ce rapport, l'huile était devenue un objet de luxe, Prov. 24, 47, v. Onction. — d) comme combustible pour l'alimentation des lampes dans le temple, Ex. 25, 6. 27, 20. 35, 8., cf. Esd. 6, 9., et chez les particuliers, Malth. 25, 3. — e) enfin, comme remède : les Juifs oignaient la tête d'huile pour chasser un mal de tête, et appliquaient cette même sub-
stance presque dans tous les cas de maladie, soit qu'il y eût souffrance intérieure, soit qu'il y eût lésion extérieure. Es. 4, 6. Luc 40, 34. Il y avait aussi des bains à l'huile, Jos. Ant. 47, 6. 5. Deux passages se rapportent a l'emploi de l'huile comme remède, Marc 6, 13. Jacq. 5, 44. Les disciples oignaient d'huile les malades. Il faut se rappeler que les disciples n'étaient pas médecins, et que ce n'est pas comme tels que Jésus les avait envoyés ; le premier des deux passages a son commentaire dans ces paroles du second : « Et la prière faite avec foi sauvera le malade. »
On voit par ce qui précède que l'abondance d'huile était un indice de prospérité ; elle appartenait en quelque sorte aux objets de première nécessité, cf. Jér. 34, 42.; un présent d'huile était toujours bien venu, Os. 2,5.4 Chr. 1 2, iO., et dans les promesses de bonheur et d'abondance qui sont faites au peuple, l'huile n'est jamais oubliée, non plus que la vigne et le figuier, Joël 2, 49., cf. Deut. 28, 40. Sur les prémices et les dîmes de l'huile, v. Deut. 42, 47. 48, 4. 2 Chr. 34,5. Néh. 40, 37. 39. 13, 12.
HUL, le second des fils d'Aram, Gen. 10, Î3. Ce nom est peu connu. Josèphe et saint Jérôme ont cherché sa postérité dans l'Arménie, mais sans fondement ni vraisemblance. Rosenmulier et Gesenius comparent le nom arabe d'une vallée ou d'un bassin situé au pied du montHermon, entre le Dshebel-Safatetle Dshebel-Heiscb, qui porte maintenant le nom de Erets Alhullab (v. Seelzen et Burkhardt) : c'est le bassin dans lequel le Jourdain prend sa source : au midi se trouve le lac Merom, qui s'appelle aujourd'hui El Houleb. Celle opinion, qui est la plus probable, se rapproche de celle de Michaëlis, qui cherche Hul dans la Cœlésyrie, entre le Liban et l'Anti-Liban jusqu'à Alep.
HULDA (le monde) (644 av.C.), prophélesse, épouse ou veuve de Sallum, l'intendant de la garde-robe royale, 2 R. 22, 4 4. 4 5. 2 Cbr. 34, 22. Elle demeurait à Jérusalem, « au collège; » l'hébreu porte bamishneh, que l'on trouve aussi Sopb. 4, 40., et qui signifie littéralement dans la seconde partie de la ville, cf. Néb. 14, 9. Quelques-uns l'entendent d'un séminaire ou d'une école de prophètes. Hulda n'est connue que par un seul oracle. Hilkija venait de retrouver dans le temple la loi de l'Eternel, avec ses menaces contre l'idolâtrie. Emu a la vue du livre sacré, le roi Josias comprit qu'il fallait rentrer en plein dans la voie de la sainteté et de la fidélité, et il députa quelques hommes auprès de la prophétesse (Jérémie vivait déjà, mais on peut supposer qu'il était absent, puisque le roi s'adresse à une femme). Hulda déclara aux envoyés du roi que lui, Josias, vivrait et mourrait en paix, parce que son cœur s'était amolli