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12° Plusieurs savants, et dans le nombre quelques théologiens, pensent qu'il y a eu sur la terre d'autres hommes avant Adam; d'après eux, la Bible raconterait seulement l'histoire d'une race, la raee caucasienne scion les uns, qui remonterait directement à Adam, tandis que des hommes appartenant à d'autres races se seraient déjà trouvés sur la terre. Us s'appuient, pour établir l'existence de ces préadamites, sur ce que Caïn craint d'être rencontré et tué (par qui? demande-t-on, s'il n'y avait pas d'autres hommes sur la terre); sur la ville que construisit son (ils (pour qui, s'il n'y avait encore qu'une famille?); et enfin sur l'état avancé de la civilisation à l'époque où vécurent ses descendants. On s'appuie encore sur les données de la géologie, spécialement sur les découvertes de M. Boucher de Perlhes, sur les silex travaillés des terrains quaternaires, sur les crânes des brèches osseuses, sur les objets manufacturés trouvés dans les terrains lacustres et à une certaine profondeur dans les tourbières. Les raisons théologiques ne paraissent pas très déterminantes; quant à celles qui sont tirées de la science, il faut attendre que les savants soient d'accord entre eux sur ces points nouvellement soulevés.
13° On fait valoir encore en faveur de l'existence des préadamites la diversité des races humaines; mais c'est précisément là la question, question nettement tranchée par la Bible dans le sens de l'unité, Act. 17, 26. Les bornes de notre travail ne nous permettent pas d'aborder, même pour l'effleurer, l'étude de ce grave sujet, et nous devons renvoyer au remarquable travail que M. Quatrefages a publié sur l'Unité de la race humaine; v. aussi Hollard, De l'homme; Sehrœder, Sur la Genèse, trad. par Bastie, Wiseman, Auberlen, Pfaff, etc. Moïse lui-même, en recommandant l'amour du prochain , embrassait tous les hommes dans la même famille, et Jésus-Christ, en devenant homme et en mourant pour tous les hommes, a consacré cette unité que n'entamera ni la différence des couleurs, ni celle des crânes, ou des cheveux. Adam est bien le père de notre race.
ADAM, Jos. 3, 16., peut-être la même qui est appelée Adama et Adaminèbek, 19, 33. 36; ville de la tribu de Nephthalî, située près de l'extrémité sud de la mer de Tibériade. Ce fut près de là que les eaux du Jourdain s'amon-, celèrent lors de l'entrée des Hébreux en Ca-
ADAMA et Adaminèbek, v. l'art, précédent.
ADAR (haut, éminenl), le douzième mois de l'année religieuse des Juifs, et le sixième de leur année civile. 11 n'avait que vingt-neuf jours et correspondait à notre mois de février et aux premiers jours de mars. Ce fut le troisième
jour de ce mois que Ton dédia le second temple, Esdr. 6, 15. Le septième jour, les Juifs célèbrent un jeûne pour la mort de Moïse. Le treizième, ils font la commémoration du jeûne d'Ester etdeMardochèe. Le quatorzième, a lieu le jeûne dePurim,Est. 3, 12. 4,1., etc. 9, 17. Le vingt-cinquième enfin, célébration de la délivrance de Jèhojachin, Jér. 52, 31 . Tous les deux ou trois ans, pour faire coïncider la lune de Nisan avec PAbib, c'est-à-dire avec la maturité des orges, Ex. 12, 2. 13, 4., le Sanhédrin, si la saison était peu avancée, si les moissons étaient en retard, si les pluies rendaient encore le voyage de Jérusalem difficile, ajournait la Pâque d'un mois, cl ajoutait entre ce mois et Nisan, un mois supplémentaire de vingt-neuf ou trente jours qu'on appelait Be-Adar ou second Adar.
ADDI, fils de Cosam et père de Melchi, un des aucêtres de notre Seigneur, d'après Luc 3, 28; du reste, inconnu.
A DM A (terrestre), la plus occidentale des quatre villes détruites par le feu du ciel lors de l'embrasement de Sodome, On. 14, 2. Deut. 29, 23. La version de Martin porte Adama en Osée, 11, 8; il faut lire Adma.
ADMINISTRATION, v. Gouvernement.
ADONI-BEZEK (seigneur de Bézek). Immédiatement avant que Josuè entrât en Canaan, Adoni avait fait aux rois de son voisinage une guerre sanglante; soixante et dix d'entre eux étaient tombés en son pouvoir ; il leur avait fait couper les pouces des mains et des pieds, sans doute afin de leur ôter la possibilité de manier les armes, et il les nourrissait des débris de sa table, comme des chiens. Après la mort de Josuè, les tribus de Juda et deSiméon, continuant la guerre d'extermination contre les peuplades maudites, battirent Adoni-Bézek, le firent prisonnier et le traitèrent comme il avait traité lui-même ses captifs ; il reconnut la justice de ce châtiment, et mourut à Jérusalem, Jug. 1, 4-7.
ADONIJA (le Seigneur est mon maître), quatrième fils de David, par Hagguith, 2 Sam. 3, 4. 1 Chr. 3, 2., naquit à Héglon. Après la mort de ses deux frères aînés, Amnou et Absalon (et peut-être aussi Kiléab, dont on ne sait autre chose que le nom), son père étant affaibli par l'âge et les infirmités, il tenta de s'assurer le trône auquel il pensait avoir des droits par le privilège de sa naissance, quoique son frère cadet, Salomon, fût désigné comme l'héritier légitime. Il se procura un magnifique train de chevaux et de chariots, et s'entoura d'une garde de cinquante cavaliers, comme précédemment son frère Absalon. Son père, qui l'aimait, le laissa faire d'abord sans en manifester son déplaisir. Cependant son influence augmentait ra-
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pidement a la cour; il avait dans son parti Joab, le général des iroupes royales, et Abiathar, le souverain sacrilicateur. Mais Bénaja, Tsadok et le prophète Nathan ne s'étaient point laissé entraîner. Au jour lixé pour faire éclater la conjuration, Adonija lit un grand festin près de la fontaine de Roguel, et il y invita tous ses frères (à l'exception de Salomon), et avec eux ses principaux adhérents. — Pendant qu'ils se livraient aux excès de la table et qu'ils saluaient leur nouveau roi, Nathan et Bathsébah vinrent informer David de ce qui se passait, et reçurent de lui l'ordre de faire couronner immédiatement son fils Salomon, que l'Eternel lui-même avait désigné comme son successeur. Adonija et les siens, instruits de la chose par les acclamations du peuple et par le rapport que vient leur en faire Jonathan, fils d'Abiathar, sont saisis de terreur et se dispersent ; Adonija se réfugie aux cornes de l'autel, probablement daos Taire d'Arauna; Salomon lui tend une main de paix, à condition qu'il ne lui donnera plus, à l'avenir, aucun sujet de plainte, et Adonija rentre dans sa maison, après avoir reconnu Salomon pour son roi, I R. 1. — .Mais A peine David a-t-îl rendu le dernier soupir, 1 R. 4, 13., etc., qu'Adonija, laissant percer de nouveau l'ambition qui le dévore, fait demander pour lui la main d'Abisag la Sunamite, dernière épouse du roi son père. C'est Bathsébah, mère de Salomon, qui se charge de ce message et qui demande à son fils d'exaucer la prière d'Adonija. Une si haute intercession fut cependant inutile, et comme, dans les mœurs du temps, c'était afficher des prétentions au trône, Salomon dut ordonner à Bénaja de faire mourir Adonija. Cela arriva une année environ après sa première révolte, 1009 av. C.
ADONIRAM (seigneur haut élevé), 1 R. 5, 14., le principal receveur de l'impôt ordonné par Salomon, et le directeur en chef des 30,000 hommes qui furent envoyés au Liban pour couper le bois nécessaire à la construction du Temple et de ses magnifiques dépendances.
ADONITSEDEC (seigneur de justice), roi de Jérusalem vers 1600 av. C. Quand il eut appris que Josué s'était emparé de Jérico et de Haï, et que les Gabaonites avaient fait leur soumission, il se coalisa avec quatre rois ses voisins pour châtier les Gabaonites, et pour empêcher ainsi que les autres Cananéens ne suivissent leur exemple. Les Gabaonites recoururent à la protection des Israélites, qu'ils obtinrent sans peine. Josué marche alors à la rencontre des ctoq rois, les attaque et les met en déroute. Uoe pluie de pierres, envoyée par l'Eternel, détruit un grand nombre d'ennemis, et le *oleil s'arrête pour donner aux Israélites le temps d'achever leur œuvre de destruction-
Les rois s'étani réfugiés dans une caverne, on les y tint renfermés jusqu'à l'arrivée de Josué, puis on les en tira et on les pendit a cinq potences; leurs cadavres furent ensuite jetés dans la caverne, dont on referma l'entrée au moyen de gros blocs de pierres qu'on y laissa en mémorial. Le résultat de cette victoire fut la prise et le sac des villes appartenant à ces Cananéens, à l'exception toutefois de Jérusalem. Jos. 10.
ADORAM (Icurlouange). 1°Receveur général du roi David, 4 Sam. 40, 44., peut-être le même qu'Adoniram (?). 2° Trésorier en chef de Roboam cl l'intendant de ses travaux. Il fut envoyé aux dix tribus pour essayer de les ramener à l'obéissance du fils de Salomon; mais les Israélites, le soupçonnant peut-être d'avoir conseillé la levée des impôts oppressifs qui avaient causé leur révolte, le lapidèrent sur place, 1 R. 12, 18. 2 C.hr. 10, 18; dans ce dernier passade on lit Hadoram. 3° Gen. 10, 27. v. Hadoram.
ADORATION, hommage religieux que l'on rend à la divinité, soit intérieurement, soit extérieurement; ce terme, pris dans son sens étymologique, signifie proprement l'acte de baiser quelque chose eu le portant à sa bouche. L'adoration était différente suivant la nature des cultes eux-mêmes. Chez les païens elle consistait à se couvrir d'un voile, à mettre la main sur la bouche et à faire plusieurs fois le tour de l'autel. On trouve, Job 31, 26. 27., une allusion à ce mode de culte rendu au soleil et à la lune ; y. encore 1 R.19,18.: » Je me suis réservé 7,000 hommes de reste en Israël, savoir, tous ceux qui n'ont point fléchi leurs genoux devant Bahal et dont la bouche ne l'a point baisé ; » — etPs. 2, 12.: « Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite.» Le passage Gen. 44, 40. peut de même se traduire « tout mon peuple baisera sa main en ta présence. » On adorait encore de diverses manières : Jésus est à genoux, Luc 22, 41.; Salomon a les mains étendues vers les cieux, 4 Rois 8, 22.; David parait debout. 2 Sam. 7, 18., etc. Mais l'adoration la plus fréquente était la prostration : l'on s'inclinait profondément, ou même on se prosternait jusqu'à terre, pour témoigner un grand respect soit a Dieu, soit à des personnages de distinction qu'on voulait honorer. C'est de cette manière qu'Abraham reçoit, dans les plaines de Mamré, les trois messagers célestes qu'il prend pour des voyageurs, Gen. 18, 2. Lot également se prosterne devant eux le visage contre terre à la porte de Sodome, 19, 1. Et lorsque Abraham veut obtenir des Héthiens un champ pour I la sépulture de Sara, nous le voyons se prosterner devant le peuple du pays, 23, 7. ». encore Ex. 4, 31 ., et ailleurs. — L'adoration intérieure est la plus pure et la seule digne du vrai Dieu,