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mais elle aime à se manifester quelquefois par des actes extérieurs : les deux peuvent êlre unies, mais, par leur nalure, elles sont indépendantes. C'est par celle sninle action que nous élevons nos cœurs vers l'Eternel pour magnifier sa grandeur, ou pour célébrer ses gratuités et ses merveilles envers les fils des hommes; c'est un culle qui ne cessera jamais, et que nous rendrons a Dieu dans les joies même de l'éternité, Apoc. 5, 1 i. 7, II., etc. L'Ecriture sainte nous apprend a n'adorer que Dieu, c'est à lui seul que nous devons un culte, Ex. 20, 5, cf. Jean 4, 23.; tout hommage rendu à la créature est une transgression, v. Idolâtrie.
ADRAMMELEC. 1° C'était avec Hanammélec l'idole des colons de Sépharvajim, transportés en Samarie, 2 R. 17, 31 ., à la place des Israélites emmenés au delà de l'Eupbrale. On rendait à ces deux fausses divinités le même culte qu'à Moloch, c'est-à-dire qu'on faisait passer des enfants par le feu en leur honneur. Adrammélec, selon quelques-uns, était représenté sous la forme d'un mulet : d'autres disent qu'il avait la figure d'un paon. Mais le nom de ces deux divinités qui signifie, en hébreu et en assyrien, l'un un roi magnifique, l'autre (ÛV nammélee) un roi débonnaire, peut nous porter à voir, avec Jurieu, dans le premier le soleil, et dans le second la lune qui, chez plusieurs Orientaux (comme encore chez les Allemands), n'était pas féminin mais masculin, et était adorée comme un dieu. Adramniélec veut dire en persan roi des troupeaux, et Hanammélec présente également une signification analogue, qui pourrait nous faire supposer qu'on regardait ces divinités comme protectrices du bétail.
2° 2 Rois 19,37. Es. 37, 38., Adrammélec et Saréetser, fils de Sanchérib, trempèrent leurs mains dans le sang de leur père pendant qu'il adorait, dans la maison de Nisroc, son dieu. Peut être furent-ils poussés à ce crime par la crainte que leur père ne les offrît en sacrifice à l'idole. Après ce parricide ils s'enfuirent en Arménie et laissèrent le trône à Esar-Haddon, leur frère. Encore une révolution qui n'a profité en rien à ses auteurs!
ADR VMITE, 1° ville sur la côte septentrionale de l'Afrique, à l'ouest de l'Egypte; 2° ville sur la côte occidentale de la Mysie dans l'Asie Mineure, vis-à-vis de l'Ile de Lesbos. Ce fui sur un vaisseau de cet endroit que saint Paul fit le voyage de Césarée à Myra, Act. 27, 2.
ADRIATIQUE, Act. 27, 27., ne signifie pas seulement le golfe de Venise, mais tout l'espace maritime compris entre la Grèce et l'Italie, jusque sur les côtes de la Sicile. Hésychius a même appelé Adriatique la mer Ionienne ; mais les plus anciens auteurs, Pline 3, 16, 29., dis-
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tinguent l'une et l'autre, et font commencer la différence des noms là ou le golfe Adriatique commence à s'élargir, prés des îles Ioniennes.
ADULTERE. Ce mot dans son sens littéral désigne des relations charnelles de deux personnes dont l'une ou l'autre, ou toutes les deux, sont unies à une autre parles liens du mariage. Il faut observer seulement que la polygamie étant admise chez les Hébreux, l'homme ne pouvait commettre adultère qu'en s'unissant avec une femme mariée. La loi de Moïse punissait de mort l'adultère, Lévit 20, 10., et l'on suppose, d'après Jean 8, 5., que la lapidation était le supplice ordinaire en pareil cas. Anciennement c'était peut-être le supplice du feu, d'après Gen. 38, 24. Mais s'il importait, dans ces climats brillants du Midi, que le législateur accordât une satisfaction à l'époux offensé, il n'était pas moins nécessaire qu'il protégeât une femme innocente conire la jalouse et terrible passion d'un époux soupçonneux. C'est dans ce but, pour condamner la coupable et pour absoudre celle qui ne l'était pas, que Moïse avait institué la loi des jalousies, l'épreuve des eaux amères que l'on trouve Nomb. 5, 12. sq. Le mari conduisait sa femme au sacrificateur; et la, devant l'autel et tenant dans ses mains le gâteau de jalousie sans huile ni encens, elle devait repousser avec serment l'accusation portée contre elle. La formule du serment, accompagnée d'exécrations, élait ensuite mise par écrit, puis effacée avec l'eau sainte d'amertume mélangée avec quelques herbes amères et quelque peu de poussière prise sur le sol du tabernacle, L'accusée prenait ce breuvage, et aussitôt qu'elle l'avait bu, la sentence était prononcée : elle élait déclarée innocente et fidèle, si elle n'en était pas incommodée; mais elle enflait aussitôt par tout le corps, elle pâlissait et périssait dans d'affreux tourments, si elle avait manqué à la foi conjugale. La fiancée adultère était punie aussi sévèrement que si elle eût été mariée, à l'exception des fiancées esclaves, Lév. 19, 20., qui étant moins libres de leurs actions, en étaient aussi moins responsables.
Job 31, 9-12. et le livre des Proverbes expriment en plusieurs endroits l'horreur profonde que ce crime doit inspirer, et l'Ecriture sainte en général met tous ces genres de souillures au nombre des plus grandes iniquités, au point d'appeler adultère et prostitution spirituelle l'abandon du vrai Dieu, l'idolâtrie et l'apostasie; cf. Jér. 3, 9. Ez. 23, 43., etc. C'est dans ce sens que Jésus appelle les Juifs une nation adultère et pécheresse, Marc S, 38., etc.
L'histoire delà femme adultère, Jean 8, renferme une bien grande leçon d'humilité, lorsqu'elle nous montre Jésus en appeler à la con-