‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 180 sur 398 · IMP · texte numérisé non relu

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jamais : C'est assez! Prov. 30, 46.; une espèce de règne des ombres, douloureux, sombre et silencieux, Gen. 37, 35. 42, 38. 44. 29. Nomb. 46, 30. Deut. 32, 50. Job 3, 13. 44. (ces versets, le repos dans la mort, sont d'une ironie sublime, qui rappelle Vordre politique régnant dans l'écrasement des peuples vaincus), 10, 21. sq. 30, 23. Ps. 6, 5. 48, 4. sq. Es. 44, 9, sq. elc. Ce n'est point là le point de vue de l'Evangile, Jean 14, 25. 26. Phil. 4, 21. sq.; mais cette différence tient à la nature même des deux économies. Jésus, en effet, la véritable lumière, était annoncé aux Juifs; mais il n'était pas encore venu briller dans les ténèbres, et éclairer les sombres profondeurs de la mon. Qu'il y ait eu, ou non, une victoire immédiate de Jésus sur l'enfer, sur le sépulcre; que sa mort ait été, ou non, immédiatement suivie d'un changement, d'un bouleversement dans l'ordre infernal ; qu'elle ait été un signal de délivrance pour les aines des justes, et comme la réalisation des anciennes promesses non encore accomplies (et nous croyons qu'il en a été ainsi) ; que le lieu obscur ait tressailli, ou que toutes choses soient restées comme elles étaient auparavant, le point de vue a, dans tous les cas, dû changer pour ceux qui, vivants, ont pu connaître que la mort et le sépulcre avaient été vaincus, et cette connaissance aura exercé sur leur foi une tout autre influence que les simples pressentiments, à bien des égards obscurs, de ceux qui se bornaient à attendre. Avant Cbrisl, l'Israël selon ia chair représentait l'Eglise sous tutelle et encore mineure, presque dans l'enfance, et par conséquent ignorante de bien des choses : la mort ne pouvait pas lui paraître désirable, et le Saint-Esprit envoyé par Jésus a seul pu illuminer la dissolution du corps et l'émancipation de l'âme comme le seul moyen de réunir la créature à son Créateur, le pécheur à son Sauveur, et de préparer en même temps la restauration complète de l'homme tombé, mais régénéré. Pour les Israélites, l'âme seule continuait après la mort, et cet état, nécessairement incomplet, ne pouvait leur apparaître que comme une immortalité tronquée, et nous-mêmes ne saurions davantage comprendre cette existence incorporelle que comme un état de transition, relativement heureux peut-être, mais qui ne saurait être définitif.

Les sadducéens niaient la résurrection et l'immortalité. Les esséens croyaient à l'immortalité sans résurrection. Les pharisiens admettaient l'une et l'autre. On peut voir, à ce sujet, l'ouvrage posthume de Haevcrnick sur la théologie de l'A. T.; Olshausen, Antiquiss. ecc). patrum de immortalitate anima? sententiae; en français, un travail spécial de feu M. Combe d'Ounous, de Montauban, et le traité de Calvin (la Condi-

tion et la vie des âmes après la vie présente). Calvin, après avoir combattu avec plus de rudesse que de force l'opinion de « messieurs les dormeurs, » qui estiment que les âmes dorment en attendant le jour de la résurrection, conclut • ainsi sur cette question spéciale : « L'esprit est l'image de Dieu, à la similitude duquel il a vigueur et intelligence, et est éternel ; et tandis qu'il est en ce corps, il montre ses vertus, et, quand il sort de cette prison, il s'en va à Dieu, du sentiment duquel il jouit, cependant qu'il repose en l'espérance de la résurrection bienheureuse, et ce repos lui est un paradis. Mais, quant à l'esprit de l'homme réprouvé, cependant qu'il attend le terrible jugement sur soi, il est tourmenté de cette attente, laquelle l'apôtre, pour cette cause, appelle redoutable. S'enquérir plus outre, c'est se plonger dedans l'abîme des secrets de Dieu, vu que c'est assez d'apprendre ce que le Saint-Esprit, qui est un très bon mailre, s'est contenté d'enseigner, lequel dit ainsi : « Ecoulez-moi, et votre âme vivra! »

IMPOTS. On a vu ailleurs que les impositions de tous genres qui pesaient sur les Hébreux faisaient annuellement un total assez considérable, qui dépassait de beaucoup le tiers des revenus ; cependant les Hébreux ne pensaient pas à s'en plaindre, et n'hésitaient pas à payer; ils le faisaient même de bon cœur, soit à cause de la répartition habile, naturelle et fractionnée, de ces diverses obligations, soit parce qu'elles leur étaient demandées sous la forme d'offrandes volontaires, soit enfin parce qu'une partie de ces dons étaient destinée à des festins ou à des réjouissances auxquelles tous avaient part. Les impôts étaient de deux sortes, religieux, et civils.

Impôts religieux. Le principal était le demisicle du sanctuaire, que chaque Israélite, âgé de vingt ans et au-dessus, devait apporter en tribut pour le tabernacle du témoignage, Ex. 30, 13. 2 Chr. 24, 6. v. Cens. Cette obligation continua de subsister après le retour de l'exil, Malth. 47, 24. (selon d'autres elle ne commença qu'alors), et pesait sur tous les Juifs de la Palestine et de la dispersion. Après la destruction de Jérusalem, Vespasien ordonna que la même somme serait perçue annuellement pour le temple de Jupiter Capitolin. On ignore si, dans le passage Néb. 40, 32. 33., le tiers de sicle qui fut imposé aux Israélites fut une contribution supplémentaire, motivée par la pauvreté du tabernacle, ou une réduction de l'impôt ordinaire d'un demi-sicle, fondée sur la pauvreté des fidèles : Winer pense successivement l'un et l'autre dans ses deux articles Abgaben et 7'ero- /??/, et chaque fois il motive sou opinion, ce qui prouve tout au moins qué le texte n'est

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