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pas positif. — v. Aumône, Culte, et Offrandes.

Impôts civils. Ils étaient complètement inconnus avant l'établissement de la royauté, et quand le peuple avait contribué pour le culte, il avait tout fait ; avec les rois, cela changea, Samuel l'avait prédit : il y eut non-seulement des corvées et des travaux publics, 4 Sam. 8, 42. 46., mais encore des impôts en nature, et même dans les cas extraordinaires des impositions personnelles, 4 Sam. 8, 45. 47, 25. 2 R. 3, 4. 45, 20. 23, 35. Es. 46, 4. Am. 7, I. Les rois s'arrangèrent en outre pour obtenir des présents volontaires de la part de leurs sujets, 1 Sam. 40, 27. 46, 20. 1 R. 40, 25. 2 Clir. 47, 5., ce qui se voit encore de nos jours. Ils paraissent aussi avoir eu des apanages, une liste civile, 4 R. 4, 27.; des droits de transit paraissent indiqués 1 R. 10, 45., et l'on voit une régie, 4 R. 40, 28. cf. 9, 26. 22, 49. Les rois étrangers qui assujettirent le peuple juif allèrent plus loin encore, et les Perses firent peser sur les colonies exilées des taxes, des gabelles et des péages, Esd. 4, 43. 20. 7, 24. Il parait même que les gouverneurs particuliers se permirent maintes et maintes concussions, qui finirent par devenir pour le peuple de véritables charges fort onéreuses, Néh. 5, 15. 9, 37. Les prêtres et les lévites cependant restèrent francs de toute imposition sous le règne de Xercès, Esd. 7, 24.

INCESTE, v. Parents.

INDES. Est. 4,4.8, 9. (hébr. Uoddou pour Hondou) ; sans doute la même contrée que nous connaissons encore sous ce nom et dont les limites louchent aux frontières méridionales de la Perse. Les Juifs ne commencèrent a connaître les Indes d'une manière positive que depuis l'exil, quoiqu'ils en connussent et même qu'ils en exploitassent les produits longtemps auparavant, cf. Ex. 30, 23. 4 R. 10, 22. v. aussi Cus,et Ophir. On sait quelles sont les richesses naturelles de ce pays, et comment elles ont toujours excité la cupidité des peuples commerçants.

INSCRIPTIONS. 1° v. Dénombrement. — 2° C'était une habitude des anciens de mettre au-dessus de la tête des condamnés à mort un écriteau portant la cause de la condamnation et le crime du coupable : on voulut suivre à l'égard de Jésus la même coutume, et Ton écrivit au-dessus dn sa tête en grec, en latin et en hébreu (syriaque ou caldêen) : « Jésus Nazarien, roi des Juifs. » Socrate parle de cet écriteau, mais sans dire ce qu'il est devenu ; faites à la hâte et sans être destinées à servir de reliques, la plupart de ces inscriptions étaient bientôt détruites, soit par le bourreau, soit par le temps ou par accident. Les catholiques n'en prétendent pas moins avoir conservé l'original,

sans qu'on puisse dire comment ils se le sont procuré; ils en montrent même deux exemplaires, l'un à Toulouse, l'autre à Rome, en l'église de Sainte-Croix; nous laissons ces deux originaux débattre entre eux la question d'authenticité, v. Calvin.

INSECTES. Ces malheureux petits animaux, l'un des tourments de la vie humaine, semblent être, comme les poisons, le fruit de la malédiction prononcée contre la terre après la chute, Gen. 3, 17.; la théorie longtemps admise de leur génération spontanée, attribuait également leur naissance à la matière inanimée, à la terre elle-même. Ils se développent particulièrement dans les climats chauds, et se multiplient par myriades innombrables sous le soleil ardent du Midi : la Palestine n'a pas été plus privilégiée que tous les pays situés sous la même latitude, elle a eu ses mouches, ses poux, ses frelons et ses sauterelles de toutes espèces, dont nous traiterons aux articles spéciaux.

INSTRUCTION, v. Ecoles.

INTERDIT, ou Ânathème. Ces deux mots signifient, le premier (hébr. chérem) perdre, détruire, vouer à l'extermination ; le second, en grec, ce qui est mis à part, séparé, dévoué. L'un et l'autre s'emploient pour indiquer un retranchement quelconque, physique ou moral, et particulièrement le retranchement d'un homme, repoussé soit de la société par la mort, soit de l'Eglise par l'excommunication. Des animaux, des villes, des peuplades, pouvaient être voués a l'interdit, et cette peine emportait toujours dans le style de l'Ancien Testament la mort des personnes; quant aux animaux et autres objets de valeur, ils étaient quelquefois également détruits, d'autres fois ils devenaient l'apanage du sacerdoce, cf, Lév. 27, 28. 29. Nomb. 18, 14. 1 Sam. 14, 44. Ez. 44, 29. L'interdit était considéré comme la propriété de l'Eternel, comme un don irrévocable offert en hommage au roi du peuple, et il est appelé à cause de cela une chose sainte. Lév. 27, 21. Ces sortes de vœux étaient prononcés par la libre volonté du peuple qui voulait se rendre Dieu favorable dans une entreprise importante. Quelquefois, cependant, un vœu était imposé à l'armée par son chef, qui le croyait nécessaire au succès de son expédition. Nomb. 24, 2. 1 Sam. 4 4, 24.; mais souvent aussi l'interdit perdait son caractère de vœu pour prendre celui de châtiment théocratique, cf. Esd. 10, 8., et comme tel il rentrait dans l'ensemble des lois pénales d'Israël : ainsi dans les cas d'idolâtrie, l'Israélite qui s'était laissé entraîner au culte des faux dieux était voué à la mort, Ex. 22, 20. ; les villes même qui s'étaient laissé séduire n'étaient pas épargnées, le feu et le fer en faisaient justice, Deut. 43, 43-16. L'apostasie était punie comme une ré-

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bellion politique, et c'en était une dans le principe de la loi. C'est par le même principe, sans doute, quoiqu'il s'y joignit encore d'autres considérations, que la conquête de Canaan dut être accompagnée de l'extermination de ses habitants ; les Israélites devaient s'habituer à l'idée de voir en Dieu le roi des rois et le maître de la terre, en même temps que le chef de tout culte, de toute religion, de toute morale; pour les Israélites la mort devait être la conséquence naturelle et nécessaire de l'abandon du vrai Dieu, et l'extermination des Cananéens devait dire aux nouveaux possesseurs du pays qu'un sort pareil serait la récompence d'une idolâtrie pareille, cf. Deut. 2, 34, 3, 6. Jos. 6, 17. 10, 28. 35. 37. 40. 44, 14. L'interdit emportait la destruction de tout ce qui se trouvait dans ces villes coupables ; les hommes et le bétail étaient mis à mort, brûlés, lapidés ou passés au fil de l'épée, les maisons étaient rasées et les murs démolis, mais l'or et l'argent, ainsi que les vaisseaux d'airain et de fer, étaient mis à part pour le trésor de la maison de l'Eternel, Jos. 6, 24. 24. Quelquefois, cependant, l'interdit n'était prononcé que contre les habitants de la ville, tandis que le bétail était épargné, et se distribuait avec le reste du butin entre les soldats du parti vainqueur, Jos. 8, 26. 27. Deut. 2, 34. 3, 6. — Celui qui violait un interdit était luimême mis a l'interdit, Jos. 6, 48.; Hacan fut assommé de pierres et brûlé, 7, 25., et Saûl fut rejeté de Dieu pour avoir épargné Agag, roi des flamalécites, 4 Sam. 45, 23. cf. Deut. 13, 47.

Après le retour de l'exil, Esdras excommunia tous les Israélites qui, ayant pris des femmes étrangères, ne voudraient pas les renvoyer, et leurs biens furent mis à l'interdit, Esd. 40, 8., ce qui paraît avoir été la conséquence ordinaire de l'excommunication : l'on ignore si cet interdit amenait la destruction des biens, ou leur simple confiscation au profit du sanctuaire ; le premier cas paraîtrait plus probable, d'après Deut, 43, 46.

L'excommunication était un interdit purement ecclésiastique, v. Bannissement.

Dans le N. T. l'interdit est considérablement adouci, il se réduit surtout à l'expulsion de la synagogue.

Quant au mot Maranatba ou plutôt Maran Atba, 4 Cor. 46, £2., c'est une expression syriaque qui signifie : « Le Seigneur vient. » On ne comprend pas bien pourquoi Paul l'emploie ; rien ne prouve qu'elle fût en usage de son temps; mais plus tard et peut-être en souvenir de l'Apôtre, elle servit à désigner la forme la plus rigoureuse de l'excommunication, v. Cbrysostome, Théodorel , etc.

1SAAC, Gen. 47, 19. 24, 3. 22, 2., né 2060

av. C, fils d'Abraham et de Sara; 11 fut pour son père le fils de la promesse et de la foi. Son nom indique le rire, et lui fut donné, soit parce que Sara avait souri d'incrédulité lorsque la naissance d'un fils lui avait été annoncée , £Oit à cause de la joie que lui causa la naissance de ce tils si longtemps désiré, 48, 43. 21, 6., p. encore 47, 47. Il fut circoncis au huitième jour, et passa ses premières années sous le toit paternel. Au dire des Hébreux, son éducation aurait été commencée par les patriarches Sem et Héber, dont il aurait été contemporain, du premier pendant cinquante ans, du second pendant 6oixante-dix-neuf ans, d'après la chronologie vulgaire. Sa naissance augmenta les dissensions qui existaient entre les deux épouses, et Ismaël dut s'éloigner avec Agar sa mère. Quelques années après, lorsque Isaac eut atteint , a ce que l'on croit, sa vingt-deuxième ou vingtcinquième année, il accompagna son père sur le mont Morija. Familier avec l'idée des sacrifices, il vit sans étonnement le bois et le feu destinés au bûcher, mais il ignorait quelle devait être la victime; il l'apprit et se résigna sans murmurer, pan e que la même foi qui consolait son père, le fortifiait lui-même et le soumettait captif à la volonté de Dieu. Vrai type de notre Sauveur immolé par son père, « il a été mené à la boucherie comme un agneau et comme une brebis muette devant celui qui la tond, et il n'a point ouvert sa bouche. » Mais Isaac devait survivre a l'épreuve, et le sanglant sacrifice ne s'accomplit point; un bélier remplaça sur l'autel le tils d'Abraham, et des bénédictions temporelles nombreuses furent la récompense de la foi. Isaac vécut nomade comme son père; il parcourut les plaines et les vallées de Canaan et de la Philistée , où Dieu le bénit abondamment, surtout dans la culture de la terre, 26, 4 2. A l'âge de quarante ans il épousa sa parente Rébecca, qu'Elihézer avait été chercher pour lui en Caldée. Au bout de vingt ans de mariage, elle lui donna deux enfants, Esaù et Jacob, qui naquirent quinze ans seulement avant la mort d Abraham, et qui se partagèrent diversement l 'affection de leurs parents, le tranquille Jacob étant le bien-aimé de sa mère, Esaù, le fougueux chasseur, faisant les délices de son père, parce que celui-ci aimait fort la venaison. Bientôt une famine força Isaac de quitter les ieux où il habitait ; il projeta d'abord de se rendre en Egypte, mais Dieu l'en détourna. C'est à peu près vers cette époque que quelques-uns placent l'invasion de l'Egypte par les rois pasteurs. Isaac se rendit à Guérar, où régnait Abimélec, 26, 4., et tomba par une même tentation dans le même mensonge qu'Abraham avait déjà fait à un autre roi du même nom. Pour sauver sa vie, il risqua de compromettre l'honneur de

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son épouse; mais Dieu veillait sur la mère de Jacob, et Isaac, convaincu de mensonge, avoua ses craintes et son incrédulité. Dieu continua de le bénir dans ses champs, et il recueillit dans une seule année le centuple de ce qu il avait semé. Cependant les Philistins, voyant la multitude des serviteurs et des troupeaux d'Isaac, devinrent jaloux de cette fortune toujours croissante : ils comblèrent les citernes qu'avait creusées Abraham, et Abiraélec lui-même, entraîné par son peuple, conseilla ou ordonna à Isaac de se retirer. Isaac obéit et se rendit d'abord dans la vallée de Guérar, non loin des plaines de ce nom; il nettoya et rouvrit les puits que ses ennemis avaient comblés, et leur conserva les noms qu'Abraham leur avait donnés; il en creusa de nouveaux et trouva des eaux vives pour ses troupeaux. Mais ces puits furent une source intarissable de querelles, et, après bien des contestations, Isaac prit le parti de s'éloigner encore davantage et se rendit dans les plaines de Béer-Sébab. Là Dieu lui apparut, la nuit même de son arrivée, et lui confirma les promesses qu'il avait laites à son père ; un autel fut élevé, le nom de l'Eternel fut invoqué et les bénédictions abondèrent. Abimélec s'empressa de revenir auprès disaac, avec son plus intime conseiller et son général d'armée, et comme Isaac se montrait surpris de les voir le rechercher, Abimélec lui répondit : « Nous avons vu clairement que l'Eternel est avec toi, et nous avons dit : Qu'il y ait maintenant un serment solennel entre nous, et traitons alliance avec toi. » Isaac reçut avec joie cette proposition, il offrit un festin à ses nouveaux alliés, et le lendemain ils se séparèrent en paix.

Isaac étant devenu vieux, Gen. 27, 1., et ses yeux s'élant fermés tellement qu'il ne pouvait plus voir, il sentit qu'il devait s'attendre à une mort prochaine, et ne voulut pas différer davantage de donner sa bénédiction à l'ainé de ses (ils. Ignorant la cession du droit d'aînesse faite par Esaii à Jacob, ignorant aussi, et peutêtre par un manque de foi, que Dieu avait aimé Jacob et haï Esaù, il allait bénir l'enfant qu'il préférait, et voulut d'abord se procurer encore une fois cette sensuelle jouissance qui influençait peut-être chez lui l'affection paternelle : il lit venir Esati et lui commanda d'aller à la chasse chercher quelque pièce de gibier. « Apprêtemoi des viandes d'appétit, comme je les aime, et apnorle-les-moi afin que j'en mange. » Mais Dieu avait réservé a Jacob les droits de primogénilure, Jacob se les était acquis eo abusant de la fatigue et de l'impétuosité de son frère : ces droits étaient à lui, mais au lieu de s'en remettre à celui qui est fidèle, au lieu de laisser Dieu agir, il voulut intervenir, et sa mère, plus rusée encore, bâta, par un mensonge sans ex-

cuse, l'exécution du plan divin. Jacob, âgé de soixante-dix-sept ans, se moqua d'un vieux père aveugle et lui soutira par son déguisement la grande bénédiction qu'lsaac voulait donner à Esaù. Isaac, trop confiant, soupçonna une ruse, et se laissa néanmoins convaincre : il entendait la voix de Jacob et touchait la barbe du velu chasseur; mais les plats étaient là, et pendant qu'Esaû courait après le gibier, son frère cadet, dont le nom en hébreu signifie suppl auteur, recevait les bénédictions paternelles. Grande fut la douleur du père en découvrant qu'il avait été trompé, mais il ne pouvait retirer sa bénédiction : « J'ai béni ton frère, dit-il, et aussi il sera béni. » — « Et ne m'as-lu point réservé de bénédiction? s'écria Esati, plein de désespoir etd'amerlume : n'as-tu qu'une bénédiction, mon père? Bénis-moi aussi, bénis-mui, mon père! » Dieu permit qu'lsaac pût encore donner à son fils bien-aimé quelques promesses de consolation : « Ton habitation sera en la graisse de la terre, lui dit-il, et en la rosée des deux d'en haut : tu vivras par ton épée, et tu seras asservi à ton frère; mais il arrivera qu'étant devenu maître, tu briseras son joug de dessus Ion cou. »

Isaac comprit cependant qu'il n'avait été que l'instrument de la volonté du Dieu des cieux ; il se soumit à cette dispensation providentielle, et conserva toute son amitié à Jacob. La colère d'Esati était à craindre pour le frère supplanteur, et Isaac, soit pour ce motif, soit pour éviter que Jacob épousât des païennes et amenât dans la maison des germes de querelles, comme avait fait Esati, 26, 35., engagea le fils béni à se rendre en Mésopotamie auprès des parents de Rébecca. Cette absence dura plus de vingt ans ; mais Isaac eut encore avant de mourir la joie de revoir ce fils qui était devenu pour lui un successeur théocralique, et le chef de sa postérité; il mourut entre ses bras à l'âge de cent quatre-vingts ans, et fut recueilli avec ses peuples. Esati et Jacob l'ensevelirent dans la grotte de Macpéla, 35, 27. 28. 49, 31.

Abraham, Isaac et Jacob sont trois figures d'élection qui sont fréquemment rappelées ensemble dans l'Ecriture; celle d'Abraham est la plus belle, celle de Jacob ne peut être comprise que par la foi, par le sens chrétien ; celle d'isaac est davantage passive. Ce qu'il y a de grand en lui, c'est sa naissance miraculeuse, c'est aussi l'ordre donné à Abraham de le sacrifier sur Morija; c'est enfin, si l'on ose le dire, sa bénédiction surprise et déplacée. Dans ces trois faits il est passif, dans tout le reste de sa vie il parait nul. Dieu veut que les colonnes de son édifice visible n'aient pas d'autre gloire, pas d'autre action que la sienne; et comme la force des fidèles est de se tenir tranquilles pendant

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que l'Eternel combat pour eux, leur gloire est aussi de disparaître derrière l'image de celui dont ils ne doivent que refléter les vertus et la splendeur. La passivité d'Isaac fut de celles que chacun doit envier; partout ce patriarche se montre humble, simple, tranquille et calme; jamais il ne résiste, il se laisse immoler par son père, marier par Elihézer, chasser par Abimélec, vexer par des bergers , tromper par sa femme, tromper par son lils, inquiéter j'ar ses belles-filles; une seule fois il pèche par timidité : partout ailleurs il se fait admirer par sa douceur et sa résignation, partout il accepte l'Eternel comme Providence, et reconnaît la sagesse de celui qui mène les hommes et les choses. Il a une vie de famille toute particulière, aimant sa Rébecca malgré ses torts, et n'ayant qu'elle pour épouse-, il vit avec elle et avec ses deux fils, sans paraître rechercher beaucoup des relations extérieures; ses goûts sont dans la maison, casaniers et parfois un peu sensuels, comme ceux des hommes doux et sans ambition. Sa piété paraît avoir été plus juive que chrétienne , il a moins de confiance et plus de crainte qu'Abraham, et Jacob jure par la frayeur d'Isaac, 34 , 42. qui est le commencement de la sagesse. Il est le symbole de la douceur et de l'amour. — Son nom se retrouve fréquemment dans les livres saints, 1 Chr. 1 , 28. Mallh. 1 , 2. Luc 3, 34. Rom 9, 7. Gai. 4, 28. Hébr. 14,18. 20., et ailleurs.

ISA1 ou Jessé, Rulh 4, 17. 4 Chr. 2, 12. Matth. 4, S. Luc 3, 32. Act. 13, 22. 4 Sam. 17, 42. 47.,Bethlèémite, fils d'Obed et petit-fils de Booz et de Ruth ; il fut père de huit fils et de deux tilles (p. cependant 1 Chr. 2, 15.); le plus jeune était David. Après la réjection de SaiU, Samuel apprit de Dieu qu'un des fils d'Isaï était désigné pour le remplacer sur le trône; aussitôt il convie a Bethléem toute celte famille pour sacrifier à l'Eternel : les sept fils aînés d'Isaï passent successivement devant le prophète, tous jeunes, grands, forts et beaux; mais Dieu dit à Samuel : « L'homme a égard à ce qui est devant les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur. » Isaï dut faire chercher encore le plus jeune qui était aux champs, gardant les brebis, et il le vit avec joie et surprise proclamer roi d'Israël par le prophète, qui t'oignit d'huile au milieu de ses frères. Peu de temps après, Saiil ayant demandé un joueur d'instruments, et ayant appelé à sa cour David qui était habile musicien, Isaï le lui envoya en le chargeant de présents pour ce roi dont il devait bientôt hériter, 1 Sam. 46, 49. Isaï cependant continua de voir son fils, elle retint même fréquemment auprès de lui, lorsque le service de Saùl n'exigeait pas sa présence, (cf. 4 Sam. 47, 47.); il l'envoya une fois visiter ses frères qui avaient

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suivi Saûl dans son expédition contre les Philistins. Plus tard, pendant les rivalités de Saul et de David, ce dernier obtint du roi de Moafc un asile pour son père, 22, 3. ; c'est la dernière trace de l'histoire d'Isaï.

Le nom de lils d'Isaï, servit quelquefois comme terme de mépris pour désigner David, ainsi que Jésus était dédaigneusement appelé le fils de Joseph, le tils du charpentier, 4 Sam. 20, 27. 22, 7. 25, 4 0. 2 Sam. 20, 1.4 R. 12, 16. 2 Chr. 10, 16.; mais lorsque David fut devenu un roi de gloire, le nom de son père ne fut plus qu'un jalon généalogique, destiné a rappeler aussi la race de laquelle devait naître le Sauveur. Es. 44, 1. Rom. 45, 42.

ISBI-BÉNOR, ou Jisbi un des Réphaïms, géant d'entre les Philistins. Il avait résolu, dans une guerre contre David, de frapper ce chef lui-même : armé tout à neuf, et portant une lance d'un poids énorme, il fondit, en effd, sur David qui, vivement pressé par ce puissant ennemi, ne dut son salut qu'au secours que lui apporta son cousin Abisaï. Les amis et les guerriers de David jurèrent alors : « Tu ne sortiras plus avec nous en bataille , de peur que tu n'éteignes la lumière d'Israël, >• paroles qui feraient supposer que cet événement eut lieu dans la dernière guerre où David combattit en personne, 2 Sam. 21, 16.

1S-BOSETH, ou Esbahal, fils cadet de Saûl et d'Ahinoham, 1 Chr. 8, 33. 9, 39. 2 Sam. 2, 8., nommé Jisui, 4 Sam. 4 4, 49. Son vrai nom était Esbahal ou lsbahal, mais les Hébreux, à cause de l'horreur que leur inspiraient les dieux étrangers, et pour éviter de prononcer le nom de Bahal, le surnommèrent Is-Bosetb. homme de honte et de confusion. Son père et ses frères ayant succombé dans la bataille de Guilboah. il se trouva, avec son neveu Mépbiboseth, seul héritier du nom de Saûl et de sa couronne, mais l'un et l'autre successeurs étaient incapables par eux-mêmes de rien oser pour reconquérir un trône qui leur avait échappé. Abncr osa seul; mais pour couvrir d'un voile de légitimisme ses desseins ambitieux, il ne voulut régner que sous un nom reconnu, et Is- Boselh, âgé de quarante ans . fut l'homme de paille qui porta la couronne. Reconnu roi de onze tribus, il régna sept ans à Mahanajim, luttant avec désavantage contre les troupes de David, et s'affaiblissant de jour en jour. La conduite d'Abner a l'égard d'une des femmes de Saûl donna de l'ombrage à Is-Boseth, soit qu'il y vit une injure à la mémoire de son père, soit qu'il crût y trouver l'indice de vues ambitieuses, soit enfin que, las d'avoir un maître, il s'estimât heureux de trouver un prétexte pour montrer à son tour qu'il avait de la volonté et du caractère. Blessé des reproches d'Is-Boseth, Abner

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