‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 182 sur 398 · IS · texte numérisé non relu

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l'abandonna, et résolut de se rallier à la nouvelle dynastie. En même temps, David fit demander à ls-Boseth Mical son épouse, et comme Is-Boseth voyait ses affaires s'embrouiller toujours davantage, il ne voulut pas les compliquer encore par un nouveau refus, et accorda à David ce qu'il désirait. Il ignorait les négociations du perfide Abner, et lorsque ce traître eut été mis à mort par Joab, ses mains devinrent lâches; Is-Bosetb crut avoir perdu h* meilleur de ses capitaines, et dans son bonheur il se désespéra. Ce fui sa dernière faiblesse; bientôt deux de ses officiers, Récab et Bahama, l'assassinèrent dans son palais pendant qu'il dormait; sa tête sanglante fut portée en hommage à David qui n'apprécia jamais la lâcheté , et qui récompensa les meurtriers par le dernier supplice.

ISMAEL {Dieu a exaucé), 1° fils d'Abraham et d'Agar, Gen. 46, 15. 17, 23. 21, U. 1 Chr. 1,

28. Ce n'était pas l'enfant de la promesse, mais Dieu ne lui en prédit pas moins de grandes destinées et d'abondantes bénédictions temporelles : « Voici, je l ai béni, dit-il, et je le ferai devenir une grande nation. » Fort jeune encore, Ismaël se montra ce qu'il devait être plus tard, bruyant, gai, fier et violent, grand par lui-même, comme son frère Isaac était grand par la grandeur de Jéhovah. Vers sa dix-septièmeou dixhuitième année, à ce que l'on pense, à l'époque du sevrage d'isaac, Ismaël dut quitter la maison paternelle, avec sa mère, Gen. 21, 9., parce que celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, Gai. 4,

29. Dieu protégea dans sa fuite Ismaël, et continua de le bénir dans le désert de Paran, où il habita. Le jeune homme devint fort, vaillant, habile chasseur, et sa mère lui donna pour épouse une de ses compatriotes, Egyptienne comme elle. 11 eut quatorze enfants, dont douze fils, qui furent autant de princes et de chefs de tribus, selon les promesses faites à Abraham, et deux filles, dont l'une épousa Esaù, son cousin. Ismaël rendit avec Isaac les derniers devoirs a son père, et mourut âgé de cent trentesept ans. Gen. 25, 17. 28, 9. 36, 3.

Les douze fils d'Ismaël furent, sous le nom d'Ismaélites, les pères de douze tribus arabes qui subsistent encore aujourd'hui, mais que l'on distingue cependant avec snin des Arabes primitifs et authentiques, les Joktanides ; quelques auteurs arabes appellent même les Ismaélites des Arabes fabriqués. Plusieurs de ces tribus sont bien connues et auront leurs articles spéciaux: ainsi les Nabathéens, les Kédaréniens, etc. Saint Jérôme dit que de son temps les douze noms subsistaient encore. Le territoire d'Ismaël s'étendait depuis Havila , à l'orient, jusqu'à Sur, eu Egypte. Vers le septième

siècle, la plupart des Ismaélites embrassèrent l'islamisme, et sont encore maintenant plongés dans les ténèbres de cette trop facile morale, et de ce monothéisme sec et absurde, que M.Coquerel appelle le milieu entre l'erreur et la vérité.

2° Ismaël, fils de Nélhania, descendant de David, fut du nombre de ceux qui restèrent en Judée après que Nébucadnetsar eut emmené captifs la plus grande partie des habitants de ce pays. Poussé par la jalousie, â ce qu'il parait, parce qu'étant du sang royal il n'avait pas été nommé gouverneur du pays, il refusa d'obéir â Guédalia, et se ligua contre lui avec Bahalis, roi de Hammon;puis, abusant d'une confiance qu'il avait acquise par la dissimulation, il se jette sur Guédalia, au milieu d'un festin et le tue; il égorge ensuite ceux des adhérents de Guédalia qu'il rencontre, et les Caldéens qui sont en garnison à Mitspa. Quelques hommes de Sichem, de Silo, de Samarie, en tout quatre-vingts, allaient ayant la barbe rasée et les vêtements déchirés, offrir de l'encens et des dons en la maison de l'Eternel. Ismaël en est instruit; il comprend que ces pieux Israélites seront les amis de l'ordre, et, par conséquent, ses ennemis à lui-même; il les attire par ruse â Mitspa, où il les fait égorger et précipiter dans une fosse. Dix d'entre eux s'échappent seuls, en promettant de livrer à Ismaël ce qu'ils possèdent de provisions en froment, orge, huile et miel, cachées au milieu des champs. Il emmène ensuite captifs avec lut une partie des habitants de Mitspa, et les filles du roi qui avaient été confiées à Guédalia, et prend le chemin du pays de Hammon, où il espère être suffisamment protégé contre la vengeance probable de Nébucadnetsar. Mais Johannan et d'autres capitaines des villes de Judée, ayant appris les crimes d'Ismaël, mettent sur pied leurs gens de guerre, le poursuivent et l'atteignent près des grosses eaux de Gabaon. Les prisonniers reprennent courage et s'enfuient, auprès de Johannan, qui vient à leur aide, et Ismaël, avec huit hommes qui lui restent, gagne au plus vite les terres de Bahalis, affligé sans doute que tant de crimes aient été intuiles. On ignore où eleomment il mourut, 2 R. 25,23. Jér. 4o et 41 .

ISRAËL. Ce nom, qui signifie vainqueur de Dieu, fut d'abord donné en surnom à Jacob par Dieu lui-même, lors de la rencontre du Jabbok et de la lutte de Jacob avec l'Eternel, parce que, dit l'ange, lu as été le maître en luttant avec Dieu et avec les hommes, et lu as été le plus fort, Gen. 32, 28. 35, 10. Le nom d'Israël devint ensuite celui de la postérité bénie, et les douze tribus le portèrent en commun. Lors de la première division du royaume, après la mort de Saùl, sous David et Is-Boseth, les onze tribus qui marchaient sous les armes de ce der-

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nier, conservèrent le nom d'Israël, qui éiail celui de la nation tout enlière, dont elles formaient la plus grande partie, tandis que la douzième tribu, celle de Juda, qui man hait avec David, resta tout ensemble tribu et royaume <le Juda, 2 Sam. 2, 9. 10., cf. 19, 40. Ces deux noms de Juda et d'Israël servirent donc à désigner en quelque sorte, dans les temps de trouble, la minorité et la majorité du royaume, et après la mort de Salomon, lorsque le pays tout entier se partagea (970 av. C), les tribus de Juda et de Benjamin gardèrent le nom de royaume de Juda, tandis que les dix autres prirent le nom de royaume d'Israël, qu'elles méritaient moins que les deux premières, puisqu'elles s'éloignaient de la branche théocralique, abandonnant le roi que le Dieu d'Israël leur avait donné. Ces dix tribus sont Ephraïm, Dan, Siméon, Manassé, Issacar, Zabulon, Aser, Neph- Ihali, Gad et Ruben, auxquelles il faut joindre la partie tributaire de Moab et les autres peuplades et terres qui avaient été conquises par Salomon. La capitale de ce royaume fut d'abord Sichem, 1 R. U, 17. 15, 2t., et enfin, depuis Homri, Samarie. La puissante et toujours jalouse tribu d'Ëphraïm (cf. 1 Chr. 5, I. Gen. 48, 17. Jug. S, 1. 12, 1.) fut sans doute à la téte de ce mouvement de séparation; elle se glorifiait d'avoir donné le jour à Josué, et Jéroboam, qui sépara le royaume, était Ephraïmile : aussi le nom de royaume d'Ëphraïm serait-il beaucoup plus justifié que celui de royaume d'Israël, et les auteurs sacrés Pemploient-ils quelquefois, Ps. 73, 9. 67. 6S. Os. 6, 4. Es. 11, 13. Neuf révolutions successives, toujours accompagnées de leurs calamités ordinaires, amenèrent sur le trône neuf dynasties différentes qui ne comptèrent pas plus de dix-buit rois, et ne durèrent ensemble que 240 ans à peu près (970-730), ce qui donne pour chaque roi une moyenne de 13 ans, et pour chaque dynastie une moyenne de 26 ans et demi,

AT. c.

t" dyn. Jéroboam rèjne 22 au» «70

Nadab - 2 948

2' dyn. Bahau — U 946

Elah - 8 922

3' dyn. Zimri - • 7 jour» 9-20

4' dyn. Hotnrl — 12 920

Aehab — 92 908

Achaxia — S 996

Joram — 12 98*

S» dyn. Jehu - 28 871

Joachaz — 17 942

JOM — 19 826

Jéroboam II — Al 810

Zacbaric — » 6 moi» 769

6* dyn. Sallutn — • 1 — 769

7* dyn. MAnahem — 10 76H

Pékachta — 9 758

8' dyn. Pékacta — 20 756

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