‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 183 sur 398 · dyn. Botée · texte numérisé non relu

dyn. Botée

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Les années étant exprimées en nombre»

ronds, on ne doit pas s'étonner que dans les détails, les fractions négligées amènent une différence de quelques années en plus, et le synchronisme des rois de Juda compte, pour le même espace de temps, 260 années. Sans entrer dans des discussions chronologiques qui pourraient nous mener loin sans nous mener nulle part, nous nous bornerons aux observations suivantes : 1 0 On doit admettre que les années sont indiquées d'une manière générale, sans égard aux fraetions, et le récit sacré l'indique lui-même en plusieurs endroits, comme on pe ut s'en convaincre par la comparaison des passage» suivants, 1 R. 15, 9. et 25., 15, 25. et 33.; 2 R.

14, 1. cf. 14, 17. 13,1. et ailleurs. — 2° Quelquefois un fils a commencé à réguer pendant les dernières années de son père, et les années de cette association sont quelquefois attribuées à l'un et à l'autre tout ensemble, et par conséquent doublées. — 3° Il y a eu des interrègnes qui, n'étant pas comptés dans la chronologie des rois, diminuent d'autant les années de celle époque, et doivent) être ajoutées pour les compléter; c'est ce qu;a fait Des Vignoles dans sa chronologie de l'histoire sainte. Ajoutons encore que, lorsqu'il y a désaccord, il faut donner la préférence aux dates du royaume de Juda, parce que l'histoire de ces deux tribus est plus simple, mieux suivie, moins compliquée d'anarchie, d'interrègnes et de révolutions, et par conséquent moins sujette à erreurs.

Le* suites de la scission furent, pour Israël, sa décadence comme nation, l'abaissement de sa puissance politique, l'anéantissement de son commerce et de sa prospérité intérieure, la démoralisation du peuple par les guerres intestines. Le principe de la révolution porta ses fruits, et huit usurpations successives furent autorisées par l'usurpation de Jéroboam. En religion ce fut pire encore, cf. 1 R. 15, 34. 16, 2. 22. 53. 2 R. 3, 3. 10, 29. 13, 2. 14, 24.

15, 9. 17, 22.; le culte du veau d'or ayant été établi par Jéroboam, et celui de Rahal par la maison d'Acbab, les prêtres, les lévites, et tous les hommes pieux et zélés pour le culte du vrai Dieu abandonnèrent Israël et se réfugièrent en Juda, 2 Chr. 11, 13-16. Les prophètes de l'Eternel cependant ne manquèrent jamais en Israël, même dans les périodes de la plus sombre idolâtrie et des plus profondes ténèbres, et il se rencontra toujours, même à la cour des roib, quelques hommes qui ne fléchirent point le genou devant un autre que Jébovab, 1 R. 18, 4. Dans les premiers temps de son existence, Israël fut quelquefois inquiété par Juda, mais sans succès; les entreprises des Philistins furent également passagères et n'amenèrent pas de résultat, 1 R. 16, 15. Bientôt la séparation des

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deux royaumes fut si bien reconnue que les deux cours rivales, se regardant comme indépendantes, en vinrent à contracter des alliances, soit poliliques, 4 R. 22, 2. 2 R. 3, 7. 8, 28., soit même domestiques, 2 R. 8, 18, 27. Mais Israël trouva un ennemi opiniâtre et puissant dans les rois de la Syrie de Damas, qui, à diverses reprises, passèrent les frontières, 4 R. 20, 34. 22, 3., et réduisirent Ephraïm à la dernière extrémité, ï R. 43, 7.; cependant, sous Jéroboam II, grâce à la puissance assyrienne qui s'élevait, et qui affaiblissait ainsi par son voisinage le royaume de Syrie, les Israélites redressèrent la tête, repoussèrent vigoureusement le Syrien, s'emparèrent d'une portion de son territoire, et s'élevèrent à une hauteur de prospérité que jusqu'alors ils ne connaissaient point. Cela dura peu ; le bien-être engendra le luxe, la volupté, le relâchement : ce furent les délices de Capoue; les querelles de parti se renouvelèrent, une fausse politique commença il prédominer, Os. 5, 43., et Israël, devenu tributaire d'Assyrie, 2 R. 15, 49., vit bientôt une partie de ses habitants conduits en captivité, 2 R. 45, 29. cf. Es. 8, et 9. Dès lors il n'y eut plus rien que de précaire dans l'existence de ce pauvre pays, sa ruine parut inévitable, et la malheureuse alliance d'Hosée avec le roi d'Egypte fut le dernier acte politique de ce royaume; Israël tout entier fut déporté et mené en exil, 2 R. 48, 9., environ 434 ans avant la chute du royaume de Juda. Aussitôt après avoir raconté cette catastrophe, l'historien sacré énumère les causes qui l'ont amenée, et met en première ligne l'idolâtrie intellectuelle et morale de ce peuple. Les Israélites qui demeurèrent dans le pays se mêlèrent peu â peu avec les colons qui y furent envoyés d'Assyrie pour le cultiver et le dé* fendre; ils retournèrent cependant au culte de l'Eternel, et plusieurs d'entre eux se réunirent à Juda pour l'exercice de ce culte, 2 R. 33,

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