JAK
prends pour Jahzer. Personne ne savait rien de l'exMence d'un lac dans le voisinage, mais j'y trouvai quelques étangs. » Ces étangs peuvent fort bien être les restes d'un lac lentement desséché, et celte supposition, toul à fait naturelle, est beaucoup plus admissible que l'altération du texte sacré, si révéré des Juifs. C'est aussi l'opinion de Winer et de V. de Velde.
JAIR (éclairé). 4° Fils de Ségub; il descendait de Juda par son père, et par sa mère de Manassé, dont il était l'arrière petit-fils par Makiretsa tille, 4 Chr. 2, 24. cf. Nomb. 32, 44. Deut. 3, 4 i. Jos. 4 3, 30. Il s'empara de toute la contrée d'Argob à l'est du Jourdain, et donna son nom aux vingt-trois bourgs nomades dont il lil la conquête et qu'il laissa subsister ; selon d'autres passages, le nombre des villes conquises s'élevait à soixante, et l'on ne concilie pas facilement ces deux données, quoiqu'on puisse supposer que le chiffre moindre n'ait égard qu'aux endroits plus considérables, et que le plus élevé comprenne les pelits villages aussi bien que les villes plus étendues. C'esi dans la dernière année de Moïse qu'on doit sans doute placer cette expédition, 4645 av. C. — 2° Jaïr, Jug. 40, 3., Galaadite, de la tribu de Manassé, le huitième des Juges d'Israël, descendait probablement du précédent. On croit que c'est le même que Bedan, q. v. Il jugea le pays pendant vingt-deux ans (1293-4274), et s'enrichit pendant son administration : il eut trente dis, qui avaient trente villes, toutes nommées du nom de leur père, villes de Jaïr, peut-être, en grande partie du moins, celles qu'avait conquises leur aïeul, et auxquelles de nouvelles possessions auraient élé ajoutées. Cette même contrée conservait encore le nom de Jaïr sous Salomon, 1 R. 4, 43. — 3° Père de Mardochée, Est. 2, 5. — 4° Les villes ou bourgs de Jaïr. v. plus haut.
JAIRUS (qui répand la lumière), chef ou président d'une synagogue de Capernaûm ; il n'est connu que par l'histoire de la résurrection de sa fille, Mattb. 9, 48. Marc 5, 22. Luc 8, 41. La foi du père fut le salut de sa fille, et trouva dans cette résurrection un redoublement de force et d'assurance : il croyait, comme le centenier. et il fut aidé dans son incrédulité.
JAKÉ, Prov. 30, 1. père d'Agur; inconnu.
JAKIM, Mattb. 1,41., probablement un autre nom ou un nom abrégé de Jéhojakim; mais il doit être rayé de la liste généalogique de Joseph, parce qu'il ne se trouve pas dans le plus grand nombre des meilleurs manuscrits; en le conservant, on trouverait d'ailleurs quinze générations au lieu de quatorze dans la troisième clause. Lacompa.aisonde 1 Cbr. 3,15. 46. justîlierait sans douie l'authenticité du texte reçu, si l'omission de chaînons intermédiaires n'était