‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 189 sur 398 · Tiras · texte numérisé non relu

Tiras

Pour les détails, v. les articles spéciaux. Il y aura bien ça et là des choses peu sûres et reposant en grande partie sur des conjectures plus ou moins vraisemblables ; mais ce qui est probable, c'est que la race de Japhet est, dans son ensemble, celle que les naturalistes appellent race du Caucase, et les historiens modernes race arienne : la plupart de ces peuples ont eu effet franchi le Caucase pour peupler le Nord, et leur famille a fini par occuper tout le nord de l'Asie, l'Europe, et peut-être encore l'Amérique et la Polynésie, v. Noé, Noachides. Quant à cette partie de la prophétie « que Japhet loge dans les tentes de Sem, » elle n'annonce à Japhet ni des conquêtes, ni l'esclavage, mais simplement la participation aux bienfaits de la révélation divine dont Dieu avait fait la descendance de Sem dépositaire. On y doit peut-être aussi joindre l'idée de la supériorité intellectuelle généralement reconnue de la race caucasienne sur les autres, et de l'usage que les descendants de Japhet sauront faire des inventions et des idées de leurs frères sémites.

Le nom de Japhet s'est conservé dans le titan des Grecs Japet, et les traditions indiennes donnent à leur Noé (Manu Saija, c'est-à-dire le juste), trois (ils, Scharm» (Sem), Charma et Jyapeti ; la malédiction de Cam y est aussi rapportée et pour des motifs sembables à ceux dont parle la Genèse. — Une autre tradition porte encore que la femme de Japhet était de famille canaïte.

JAPHIA, ville de Zabulon, Jos. 49, 42., peutêtre la même que Sscamine sur la Méditerranée, non loin du Carmel, entre Plolémaïs et Césarée, à 20 milles de cette dernière; peut-être aussi la même que celle que Pline appelle Jebba (5, 47.), et qu'il distingue de Sycamine, mais dont il ne reste plus aucune trace.

JARDINS, v, Gethsémané, Paradis, etc. Les passages Es. 4, 29. 65, 3. 66, 47., qui parlent de sacrifices et de puriucations faites au milieu des jardins, sont une allusion à l'usage idolâtre des Perses, qui accomplissaient leurs lusirations et autres cérémonies sacrées dans les jardins et hors des villes; nous ne pouvons plus déchiffrer maintenant le détail de ces mystères nocturnes, auxquels étaient censés présider Adonis et Vénus ; les Juifs, idolâtres par la chair comme par le cœur, avaient accepté en grand nombre ce culte impur, et le prophète leur annonce, avec les châtiments du ciel, le terme de leurs cérémonies étrangères, v. Gad.

JAREB, Os. 5, 43. 40, 6., surnom ou épi-

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