‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 20 sur 398 · AGE · texte numérisé non relu

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science de tous, ei tous se retirer convaincus en eux-mêmes du même crime. Dieu, d'ailleurs, va plus loin que les hommes, et la nouvelle économie va plus loin que l'ancienne en appelant adultère ce que la loi de Moïse nommait simplement convoitise; cf. Matin. 5, 27. 48. avec Ex. 20, 44. — r. Divorce.

ADUMM1M, montagne et ville du lot échu à la tribu de Benjamin, entre Jérusalem et Jérico ; ce passage fut souvent infesté de voleurs, et c'est peut-être a cette circonstance qu'il fut redevable de son nom qui signifie rouge de sang. Jos. 45, 7. 48, 47. Jésus y a placé l'histoire ou la parabole du bon Samaritain, Luc 40, 30-30.

AGABUS, prophète, et peut-être l'un des soixante-dix disciples envoyés par Jésus, annonça, Act. 4 4 , 28., l'approche d'une grande famine qoi eut lieu en effet la 4e année de Claude César, 41 ap. C, et qui, au dire de l'historien Josèphe, fut particulièrement violente en Palestine. Plus tard, vers l'an fiO, Agabus alla voir Paul à Césarée et lui prédit par une action symbolique qu'il serait mis dans les chaînes a Jérusalem, Act. 21, 40. C'est tout ce que l'on sait de la vie de ce prophète ; les Grecs assurent qu'il fut martyrisé à Antioche.

AGAG ou HAGAG, parait avoir été un nom commun à tous les rois d'Hamalek. Ils étaient déjà puissants au temps de Moïse, et Balaam les nomme comme tels dans une de ses prophéties, Nomb. 24, 7. (c'est par erreur que quelques éditions de Martin lisent Agar). La défaite et la mort d'un de ces rois nous est racontée 1 Sam. 15. Saùl reçut la nouvelle de sa déchéance, parce qu'au lieu de détruire Agag et ses troupeaux à la façon de l'interdit, ainsi qu'il en avait reçu l'ordre, il les avait épargnés.

AGAR, GtMi. 46 et 21, servante égyptienne que Sara donna pour femme à Abraham. Sur le point de devenir mère, elle dut fuir pour avoir méprisé sa maîtresse; mais l'ange de l'Eternel qui lui apparut lui rappela son devoir en la nommant - servante de Saraï, » lui montra ses torts en lui demandant : « D'où viens-tu? » el l'avertit des dangers qu'elle courait au désert, parcelle seule parole: «Où vas-tu P» C'est qu'en effet elle fuyait loin de son devoir, et l'on ne rencontre que dangers et malheurs hors des sentiers du devoir. Plus tard, lorsquetsmaël eut atteint l'âge de 17 ou 48 ans, il se moqua de son jeune frère Isaac que l'on sevrait, et la servante dut s'enfuir pour toujours avec son fils. L'ange de l'Eternel lui apparut de nouveau dans sa détresse, lui fit voir une source d'eau, 21, 19., et lui annonça les glorieuses destinées réservées à Ismaël.

Les mahométans font d'Agar une épouse légitime d'Abraham, et, légitimant ainsi la naissance d'Ismaél, ils prétendent qu'il Jouit des

privilèges du droit d'aînesse; ils en voient même une preuve dans le fait qu'Isaac n'a obtenu en héritage que la Palestine, tandis qu'lsmaël possède les contrées beaucoup plus étendues et plus riches de. l'Arabie.

Saint Paul, Gai. 4, 22-31., représente la synagogue et la loi sous la figure d'Agar qui ne produit que des esclaves, fils selon la chair mais non selon la promesse ; il distingue les deux alliances et les deux Jérusalem, et les rattache ainsi, eu les comparant, à la double postérité du père des croyants. Le nom d'Agar, signifiant en arabe rocher, pierre, pouvait d'autant mieux être employé par l'apôtre pour marquer la dure montagne sur laquelle la loi avait été promulguée.

AGATHE, Exod. 28, 49. 39, 12., pierre siliceuse translucide, souveot colorée par des substances étrangères, ce qui fait qu'on la trouve tantôt plus, tantôt moins transparente, et de différentes couleurs, de noir et de blanc, d'or et d'améthyste, parfois disposées d'une manière étrange, par bandes, ou en dendrites (agates herborisees). Elle est peu rare; on la trouve ordinairement dans les rivières près des montagnes de roche primitive, et selon quelques auteurs, elle tirerait son nom d'un fleuve de Sicile où elle se rencontrait en assez grande abondance. Anciennement elle était fort estimée, mais déjà du temps de Pline le naturaliste, elle avait beaucoup perdu de sa valeur; on s'en servait comme de nos jours pour ornements. L'agathe était la 8B pierre du pectoral d'Aaron, mais elle n'est pas nommée comme faisant partie des fondements de la nouvelle Jérusalem de l'Apocalypse.

AGE. L'âge a toujours été, chez tous les peuples et dans tous les temps, la mesure de l'honneur que l'on devait rendre à chacun. Partout un âge avancé a trouvé chez des hommes plus jeunes la vénération qui lui était due, et <|ue tous lui accordent spontanément, soit par un simple mouvement naturel, soit en considération delà longue expérience qui résulte d'une longue carrière. Cette coutume Instinctive, à laquelle tous les auteurs profanes rendent témoignage, est également coi^acrée dans l'un des plus anciens livres des HébreUx, Job 12, 12. 15, 40. 29, 8. Ce dernier passage nous montre même les jeunes gens se cachant ou se retirant par respect à l'approche d'un vieillard, et la loi de Moïse ordonne au jeune homme de se lever devant les cheveux blancs, Lév. 19, 32. Le livre des Lam. 5, 12. met au nombre des plus grands crimes le manque de respect pour le vieillard. — El ce respect chez les Hébreux était si loin de n'être qu'une formalité, que nous voyons au contraire les chefs des villes, des tribus, ou du gouvernement, toujours choisis

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