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2 Chr. 36, 4., fils aîné de Josias et de Zébudda, De monta sur le trône qu'après que son frère Jéhoachai, eut été renversé. Il régna onze ans (608-597) et fut d'abord tributaire du roi d'Egypte, Nécho, qui lui avait fait obtenir la couronne. Il marcha dans les voies de l'iniquité, comme faisait alors ia nation tout entière. Au commencement de son règne il Ht poursuivre le prophète Une en Egypte où il s'éuàt réfugié; il le (il périr par Cépée et refusa à sou cadavre les honneurs de la sépulture, Jér. 36, 4. 24. 2 R. 24, 1, Plus tard, Jérémie remplit auprès de ce malheureux monarque les fonctions d'un Gdèle interprète de la volonté divine, et n'échappa qu'avec peine et par ia protection du Seigneur aux ordres donnés de l'arrêter, lui et Bat ue, persécutions qui ne manquent jamais aux témoins de la vérité vis-à-vis d'une génération corrompe. Jébojakim jette même au feu, après l'avoir déchiré avec un canif, ie recueil des oracles célestes, comme l'autruche qui pense échapper aux coups du chasseur en cachant sa tète dans le buisson, comme aussi les hommes irrégëuérés qui refusent de penser à la mort parce qu elle leur fait peur. — En 606, Nebueadnetsar, corégent de son père Nabopolassar, bal les Egyptiens à Circésium à l'embouchure du Cbaboras dans l'Eupbrate, Jér. 46, 2. ; il s'avance jusque près de la Méditerranée, menace Jébojakim de l'emmener captif à Babylone, et finit par lui laisser son trône moyennant un fort tribut : il emporte en même temps les vases du temple, et prend en otages Daniel et ses amis. Trois ans après, en 603, Jébojakim se révolte contre Nébueadnelsar, qui, trop occupé des guerres importantes qu'il livre en Orient, ne peut songer que plus tard (597) à punir la défecliou de son vassal. Jérusalem est prise, et son roi périt. Ou a, sur la mort de Jébojakim, les quatre données suivantes, 2 K. 24, 6. 2 Chr. 36, 8. Jér. 22, 49. 36, 30.; les deux dernières semblent contredire les premières; Prideaux, Jabn et Haevernick cherchent à concilier ces notices différentes, en supposant que Jébojakim a péri pendant le siège dans une sortie dont il n'est pas parlé dans les livres historiques; on peut cependant se passer de cette hypothèse, admettre que Jéhojakim est mort de mort naturelle à Jérusalem, et que Nébui adnelsar, & son arrivée trois mois après, irrite de ne plus pouvoir le punir vivant, l'aurait lait arracher à son tombeau et jeter hors de la ville. Le cadavre de ce roi portait la marque des incisions qu'il s'était faites en l'honneur des faux dieux; on put lire sur son corps le sort des idolâtres. — Quant au caractère de Jébojakim, voici le portrait qu'en fait Jéièmie, 22, 13-48. « il bâtit sa maison par l'injustice, et ses étages sans droiture; il se sert pour rien
de sou prochain et ne lui donne point ie salaire de son travail : tes yeux et ton cœur ne sont adonnés qu'a ion gain déshonuêle, qu'a répandre le sang innocent, qu'a faire tort et qu'a opprimer. « — - Son nom se trouve encore, mais comme simple indication de date, ou accompagné du nom de son lils, Jér. 4, 3. 52, 2. 25, 1 . 27, 4 . 24, 4 . 35, 4 . 28, 4. C'est aussi lui qui est nommé Jakim, Matin. 4, 44., dans la seconde division de la liste généalogique du Sauveur; l'existence de ce nom dans les premiers manuscrits n'est pas prouvée-, il est probable qu'il a été ajouté plus lard et qu'on doit le supprimer.
JÉHONADAB. t>. Jonadab.
JÉHONATHAN (don de l'Eternel), Jér. 37, 45. 38, 26., peut-être le même que Jonathan fils de Karcah, 40, 8., un des secrétaires de Sedécias; il laissa changer sa maison en prison pour y retenir dans les fers Jérémie qu'il baissait. Le prophète maltraité supplia le roi de lui donner un autre logement , soit qae la prison fut malsaine, soit que Jérémie eût à se plaindre du geôlier; en tout cas, il dit que s'il devait y rester, ce serait pour y mourir.
JÉHOSÉBAH, femme de Jéhojadafa le souverain sacrificateur , q. v. , et tante du roi Joas ; fille de Joram, probablement par une autre femme qu'Hathalie, et sœur d'Achazia, 2 R. 44, 2. On ignore l'époque de sa mort.
JÉHOSUAH. v. Jésuab.
JÉHOTSADÀK, on Jotsadak, Lévite cl membre de la famille sacerdotale, suivit à Ribla son père Séraja, le dernier des souverains sacrificateurs avant l'exil de Juda ; il ne parait pas avoir lui-même exercé ces fonctions, a cause du malheur des temps où il vécut; mais Jésuab, son fils, qui survécut à lu captivité , reprit avec ses droits l'exercice de ses devoirs, 4 Chr. 6, 45. Esd. 3, 2. 5, 2. Néh. 4x, 26. Agg. 4,4. Zaeb. 6, 14.
JÉHOVAH, v. Dieu.
JÉHU. 4° Prophète, et fils de Hanani le prophète (vers 940 av. C). On ne sait autre chose de lui sinon qu'il exerça son ministère au temps de Bahasa, roi d'Israël, 4 R. 46, 4, 7, 42., et que Dieu l'employa encore un demi-siècle plus tard pour porter au roi de Juda, Josaphat, un message à la fois de reproche et de pardon, 2 Chr. 49, 2. 11 est aussi nommé 2 Chr. 20, 34., comme auteur d'un ouvrage historique. Enfin, selon quelques personnes, il faudrait lire Jèhu au lieu d Elie dans le passage 2 Chr. 24, 42., parce qu'Elie devait être déjà monté au ciel avant le règne de Joram.
2° Jéhu, dixième roi d'Israël, occupa le trône pendaut vingt-huit ans (871-842). D'abord simple oflicier de l'armée de Joram, il avait été désigné comme successeur de ce roi par l onction
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sainte que le prophète Elisée lui avait administrée de la part de l'Eternel, 4 R. 49, 46. Mais une impatience charnelle, et le manque de foi, le portèrent à presser l'exécution du décret divin qui le destinait à fonder une nouvelle dynastie, et il se fraya le chemin du trône par l'assassinat. Il exécuta l'extirpation de la famille d'Achab et de tous les serviteurs de Bahal avec une énergie foudroyante; il fut dans la main de Dieu un instrument de destruction, mais luimême était loin d'être droit dans ses voies. 11 abolit le culte extérieur de Bahal, peut-être parce que c'était le culte de la monarchie déchue, mais l'idolâtrie resta dans les cœurs, et lui-même adora les veaux d'or, comme ârenl aussi ses successeurs. Dieu donna en conséquence de mauvais jours à Israël, et pour déraciner l'idolâtrie par les tribulations et les calamités, il permit que les Syriens, conduits par Hazaëi, inquiétassent les dernières années de ce régne, vainquissent les Israélites, et s'emparassent de tout le pays situé au delà du Jourdain. Quant aux détails de l'usurpation de Jébu et à la manière dont elle s'accomplit, il faut lire 2 R. 9 et 40. ; aucun récit ne saurait être plus concis, plus énergique, plus rapide, que le récit de l'historien sacré. Le nom de Jéhu se retrouve 2 R. 42, 4. 43, 4. 44, 8. 2 Cbr. 25, 47. Os. 4, 4.
JÉHL'CAL ou Jucal, Jér. 37, 3. (587 ans av. C.), un des officiers de Sédécias, fut envoyé par son maître auprès de Jérémie pour lui demander ses prières ; le prophète lui fit annoncer le retour des Caldéens et la prise de Jérusalem. Jucal se joignit alors à ceux qui demandèrent au roi la mort de Jérémie, parce que ses oracles tendaient à décourager le peuple, 38, 4. 4.
JÉHUD1, Jèr. 36, 44. 24., un des officiers de Jëhojakim, fut chargé par le roi d'aller demander à Baruc le terrible rouleau ; ce fut lui qui en commença la lecture, mais lorsque le roi osa porter sur le saint livre une main sacrilège, Jéhudi n'osa pas s'y opposer, il laissa faire.
JÉKABTSEEL (congrégation de Dieu), Néh.
44, 25., ou simplement Kabtséel, Jos. 45, 24. 2 Sam. 23, 20., ville de la tribu de Juda sur les frontières de l'Idumée.
JÉKUTHIEL, 4 Chr. 4, 48. Jos. 45, 34., de la tribu de Juda, chef de Zanoah; inconnu.
JÉM1MA, Ketsiha et Aéren /fappuch, Job 42, 44., noms ou surnoms des trois filles de Job; le premier signifie colombe, ou belle comme le jour, le second, la casse, q. v., et le troisième, corne de parfums, v. Antimoine. Ces noms, tout à fait dans le goût oriental, indiquent la grande beauté des jeunes filles. Il est dit qu'elles eurent une part dans l'héritage de leur père, ce qui n'avait lieu que lorsque le père de famille était très riche. On remarque
aussi avec surprise que les filles seules sont nommées, tandis que les fils de Job ne le sont pas; il est difficile de se rendre compte de celle anomalie, dans l'archéologie du livre de Job.
JÉMINI. t?. Benjamin.
JEPHTHÉ, Jug. 44, 4. (4253-4247 av. C.)Ce neuvième juge d'Israël était l'enfant illégitime deGalaad et d'une de ses concubines. Repoussé de la famille par la flétrissure de sa naissance, il vécut longtemps en aventurier dans les solitudes de Tob en Syrie; mais son pays eut besoin de lui, les Hammonites s'étaient avancés contre Galaad, et Jephlbé consentit â les repousser, à condition que le pouvoir lui resterait s'il était vainqueur : il le fut; le guerrier devint juge du pays, mais le père dut offrir en sacrifice sa fille qu'il avait vouée aux dieux païens. Plusieurs auteurs pensent que Jephlbé n'a pas immolé sa fille, mais qu'il l'a seulement vouée au célibat ou au service du sanctuaire : ils citent à ce sujet les trente-deux jeunes femmes qui furent consacrées â l'Eternel après la guerre des Madianites, Nomb. 34, 40., mais ce passage prouverait plutôt le contraire, puisque ces femmes sont dites avoir subi le même sort que 64 ânes, 72 bœufs et 675 brebis, qui servirent évidemment de victimes. D'ailleurs il est dit que Jephthé fit selon son vœu, et ce vœu était d'offrir en holocauste un être vivant, le premier qui sortirait de sa maison. Le texte est clair, sf la chose est affreuse : les Pères ecclésiastiques, Ambroise, Cbrysostome et autres, n'élèvent pas le moindre doute sur ce fait, qui est généralementadmispar les théologiens modernes, même catholiques. 11 nous apprend de quel genre était la foi de ce héros d'Israël, et nous prouve que nous ne devons pas appliquer à ces hommes les mesures du christianise. Jephlbé, ayant vécu toujours au milieu des païens, avait peu reçu, il ne pouvait pas lui être beaucoup redemandé; désireux de se concilier avant la bataille la faveur du Dieu vivant, il agit en païen, il fait un vœu dont il n'a pas lui-même la cooscience bien claire peut-être, et jure de sacrifier le premier être vivant qui se présentera à lui de sa maison. Ce vœu ne lui était pas imposé; il ne lui était pas même permis de le faire; mais une fois prononcé, devait-il l'exécuter P C'est la même question qui se présente dans l'bistoire d'Hérodias, Matth. 44, 7., Marc 6, 23. Le bon sens est d'accord avec la conscience pour répondre négativement.
Il avait donc vaincu les Hammonites; après celte victoire, si tristement couronnée, Jephlbé fut appelé à une victoire également triste sur ses frères d'Ephraïm, qui s'élevèrent contre lui, redoutant sa supériorité; les négociations qu'il entama avec eux, et les explications qu'il leur