‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 21 sur 398 · AGR · texte numérisé non relu

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parmi les anciens, et toutes les choses importantes ou honorables données à des hommes ajjés. r. Amiens.

Le respect pour l'âge a beaucoup diminué dans la société moderne. Ce qu'on vénérait chez un vieillard, c'est moins son âge que les qualités de son âge; or la civilisation prétend, pour bien des choses, remplacer ces qualités; ce n'es! pas sur les champs de bataille seulement que « la vertu n'attend pas le nombre des années; » c'est dans toutes les sphères; on acquiert, on apprend, on vieillit vite, et l'on mûrit de bonne heure. Malheureusement on mûrit mai; dans le bouleversement de notre système social, à une époque où toute autorité est remise en question, celle de l'âge devait se voir aussi contestée; c'est un signe fâcheux; nous signalons le fait, l'explication qu'on en pourrait donner ne le juslitle pas.

Le mot âge a encore dans l'Ecriture sainte différents sens : 4° le moment où les facultés d'un homme sont à leur maturité, sans indiquer cependant la vieillesse, Jean 9, 21. 23.; 2° une période de temps passé, présent ou à venir, Epb. 3, 5. 2, 7.; 3° les hommes qui vivent ou qui ont vécu en quelqu'une de ces périodes, Col. 4 , 26.

On divise ordinairement en âges ou périodes l'histoire de la théocratie ; c'est commode, mais arbitraire, et chacun peut choisir la division qu'il aime le. mieux. Ûn premier âge trouvera cependant ses limites naturelles dans la formation de l'ancien monde et son bouleversement sous Noé. L'époque suivante, dans laquelle Dieu se manifeste à ses enfants sans avoir encore choisi un peuple dépositaire de ses oracles, formerait le second âge allant depuis ÏNoé jusqu .1 Abraham; un troisième, d'Abraham â Moïse; un quatrième, jusqu'à la mort de Samuel, comprendrait la conquête du pays de Canaan et le gouvernement des Juges; cinquièmement, la royauté jusqu'aux jours de la déportation; sixièmement, les soixante-dix années de la captivité jusqu'à Esdras. C'est ici que finissent les livres historiques de l'Ancien Testament, lin septième âge renfermerait le temps écoulé depuis cette époque jusqu'aux jours de Christ, la période des Maccabées.

AGGEE, prophète hébreu qui vivait au commencement du règne de Darius fils d'Hystaspe, vers 522 av. C. On ne sait rien de particulier sur sa vie. — Sa mission était d'activer la construction du second temple; pour cela il fallait agir sur les dispositions morales du peuple en général; il fallait l'amener à se repentir de son ingratitude envers Dieu et de son manque de zèle; il fallait stimuler sa générosité, et provoquer d'abondantes libéralités pour pourvoir aux frais du culte, et aux dépenses extraordinaires

occasionnées par les travaux du temple; mais il fallait aussi relever son courage qui pouvait facilement être abattu par la vue d'un état de choses qui correspondait si peu aux espérances magnifiques qu'on avait cru ponvoir concevoir d'après des prophéties précédentes : c'est pourquoi Aggée annonce que la gloire du second temple surpassera celle du premier (2, 6-9.), et c'est ce qui fut accompli par la venue du Messie, v. Temple. Son livre se divise en quatre oracles distincts, ayant chacun leur date; ils furent prononcés dans l'intervalle de trois ou quatre mois.

AGNEAU, v. Brebis.

AGRAFE. Es. 3, 48. Les versets 46 à 11 de ce chapitre d'Esaîe renferment des difficultés philologiques presque insurmontables, et dont l'examen dépasserait les bornes de notre travail. Ceux qui voudraient entrer plus avant dans l'explication de ce passage pourront consulter l'ouvrage de Schrœder : « Commenlarius pbilologicocrilicus de veslitu mulierum hebnearum, ad intelligentiam Es. III, 46-44. Leyde 4745. » Ce livre sert de guide à tous les interprètes modernes. — Quant au sens du mot hébreu traduit par agrafe, il y a deux explications : selon les uns, ce seraient quelques ornements en forme de lilet destinés à garnir la tête ; selon d'autres, ce seraient de petits soleils; il y aurait alors parallèle ou opposition avec le mot suivant, boucles, ou plutôt petites lunes. On ne peut décider entre ces deux opinions. — Nous traduirions ainsi les versets d'Esaïe susmentionnés :

48. En ce jour-là le Seigneur ôtera l'ornement des bracelets (pour les pieds), des coiffes, et des croissants; — 49. et les perles, et les bracelets, et les longs voiles; —20. et les bonnets, et les chaînettes (qui lient les bracelets des pieds), elles rubans, et les flacons odoriférants, et les oreillettes (servant d'amulettes); — 21 • et les boucles d'oreilles, et les bagues du nez; — 22. et les babils de fête, et les longs habits à manches, et les manteaux, et les poches; — 23. et les miroirs, et les chemises (ou crêpes), et les turbans, et les voiles de gaze ; — 21. (les punitions sont rattachées au luxe) et il arrivera au lieu de senteurs aromatiques, de la puanteur; et au lieu de ceinture, une corde; et au lieu de boucles poudrées d'or (Vilringa), une tète, chauve; et au lieu d'habits larges et somptueux, des ceintures de cordes de sac; et des stigmates au lieu de beauté.

Celle traduction, trop littérale pour aspirer à un autre mérite, n'a pour but que d'indiquer avec précision, et une fois pour toutes, le sens des moditicalions qui devraient être introduites dans une nouvelle version de ce passage; la plupart des changements adoptés sont em-

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