JOH
moDS encore la description du cheval, qu'un Hébreu n'eut pas faite avec autant de complaisance, 39,. 22-28., et l'on se convaincra facilement que la patrie de Fauteur n'était pas la Palestine, et que la scène même se passait en Arabie. 5° Enfin, c'est aveu celle opinion seulement qu'on peut se rendre compte de plusieurs particularités que présente le style de cet ouvrage; on y trouve des formes tout à fuit antiques, un seul genre pour le pronom personnel, 31, 10., etc. : quelques expressions caldéennes et l'influence de l'arabe nous renvoient à un temps où les dialectes étaient séparés d'une manière moins tranchée qu'ils ne le furent plus tard , comme les dialectes grecs au ternes d'Homère.
Ce que l'on peut alléguer contre celte opinion n'est pas suffisant pour l'ébranler; on a voulu voir dans les ruines, les tombeau*, les mausolées dont il est fait mention, les traces d une époque plus moderne; mais Berlboldt a montré (Anmerkungen) qu'avec une connaissance plus approfondie de l'antiquité toutes ces difficultés disparaissent.
11 n'y a donc que deux dates principales entre lesquelles il faille opter : ou le livre de Job est fort ancien, ou il est tout à fail moderne; et alors le choix ne parait nullement douteux. Quant à des hypothèses de détail sur le temps et la personne de l'auteur, il serait absurde d'en faire; on ne peut rien décider que négativement.
Quelques Allemands modernes, par un esprit d'hypercrilique. ont nié l'authenticité de quelques portions de Job ; ils ont rejeté le prologue, l'épilogue, et le discours d'Elihu (Baerenstein, De Welle, Ewald), la description du léviathan et du Bébémolh (Ewald). ils trouvent en particulier qu'Elihu, en réppndant a Job, montre qu'il ne l'a pas compris; « mais, dil Hu'vmiid, toute la question consiste à savoir, puisque ces théologiens ne comprennent pas Job de la même manière qu'Elihu, si c'est Elihu, ou si ce ne sont pas eux qui ont mal compris. Il leur parait encore singulier que Job ne réponde rien à ce discours : c'est probablement que le point de vue dé Job est qu'il ne faut pas répondre quand on se reconnaît battu, tandis que ces dbpuleurs voudraient qu'on discutât éternellement. «
En fait de commentaires, on n'en a pas beaucoup sur Job; en français, on peut citer celui de Bridel de Lausanne ; en allemand , celui d'Umbreit. Le travail de M. Renan (1859) mérite d'être étudié, quelque jugement qu'on porte sur son point de vue.
Quant à la maladie de Job, v. Lèpre.
JOBAB (triste). 1° Gen. 10, 29, peuplade arabe nommée avec Ophir et Havila, mais du reste inconnue. Bocbarl compare les Jobarites
de rtolémée, tribu qui habitait la cote orientale de l'Arabie; il suppose avec Saumaise qu'il faut lire Jobabites, et Nichât lis s'est joint a cette idée, mais elle ne tient qu'à un 111. 2° Jobab, fils de Pérah de Botsra, 1 Cbr. 1 , 44., ou de Zérap, Gen. 36, 33., un des chefs de l'fdumée. C'est sans aucune raison que quelques auteurs ont voulu l'identifier avec Job.
JOËL (Dieu l'Eternel, ou celui dont l'Eternel est le Dieu). \° Fils de Samuel, v. Abija 1°. — 2° Joël, lils de Pélbuel, le second des petits prophètes. On ne sait rien de particulier sur sa famille et sur son histoire. Ce qu'il y a de sûr, c'est que c'est dans le royaume de Juda, et pour ce royaume, qu'il exerça son ministère prophétique. L'examen de ses prophéties, dans lesquelles on peut reconnaître plusieurs rapports avec celles d'Amos, v. p. ex. Joël 3, 4. Amos 1, 9. et Joël 3, 16. Am. 1, 2., a engagé la plupart des critiques à le placer sous le règne d'Hozias, vers 800 (Abarbanel, Vitrjnga, Rosenmuljer, De YVctte, Prciswerk). Les circonstances dans lesquelles il prophétisa sont donc celles qui sont décrites 2 Chr. 26. — Le contenu de son livre est assez général, et ce serait mal l'interpréter que de considérer ses prophéties comme épuisées par ici ou tel événement particulier. Elles annoncent d'abord, sous l'image d'un fléau de sauterelles, les ebatimenls que l'Eternel se proposait d'envoyer ù Juda par le moyen des peuples étrangers ; puis un retour de la bénédiction divine provoqué par la repentance, l'humiliation sincère du peuple, et comme le point le plus élevé de celte bénédiction, 1 effusion du Saint-Esprit; enfin, comme un autre côté du tableau, le châtiment des ennemis du, royaume de Dieu. La période messianique est dépeinte par le prophète, et même avec beaucoup de clarté, de vigueur et de magnificence, mais il s'attache plutôt aux caractères de l'œuvre du Messie qu'à sa personne. Le langage de Joël est élevé et pur; son style est des plus beaux; il se montre ppëte distingué, son ouvrage semble avoir été bien médité, et présente un plan net et bien arrangé. Cet écrit est, précisément à cause de sa généralité, une riche source d'édification pour tous les temps; il est rappelé par saint Pierre, Act. 2, 16.
JOGBÉHA, ville de la tribu de Gad, Nomb. 32, 35. Jilg. 8, 41.
JOHANAN (don de l'Eternel), 1° fils aîné de Josias; son nom, qui se trouve dans la généalogie de I ÇJir. 3, 15., n'est mentionné nulle part ailleurs, ni pendant, ni après le rè^ne de Josias, ce qui fait supposer avec raison qu'il est mort jeune et avant son père.
2° Jobanan, fils de Karéah, 2 B. 25, 23. Jér. 40, 8. 43, 2. sq. Il fut l'un des premiers qui reconnurent l'autorité du sage et pieux Gué-