‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 209 sur 398 · ION · texte numérisé non relu

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JOP

pays, et tout le temps que l'arche demeura à Silo, c'est-a-dire jusqu'au temps où l'arche ayant été prise, les Philistins obtinrent une suite de succès sur les Hébreux. 11 a vécu entre Josué et Hothniel.

2° Jonathan, tils de SaOI et d'Ahlnoharu, [ intime ami de David, 4 Sam. 14, 49. 43, 2. 4 Clir. 8, 33. 9, 39. (vers 1095 av. C). lise distingua dans la guerre et dans la paix, débuta dans la vie militaire par un brillant Tait d'armes qu'il accomplit à la léle de mille hommes, en chassant les Philistins du coteau de Kiriath-Jéharim, puis, seul avec son éeuyer, il réussit à s'emparer d'un avant-poste ennemi. C'est après cette expédition qu'il faillit devenir victime d'un vœu imprudent que son père avait fait; accablé de fatigue et de besoin, il avait goûté de quelques rayons de miel sauvage, ignorant que SaOI avait juré la mort de quiconque prendrait quelque nourriture avant la nuit; Jonathan, prêt à mourir, ne dut sa conservation qu'aux regrets unanimes du peuple. Ce héros aima un autre héros; il aima le vainqueur de Goliath, il l'aima comme son âme, et, Adèle à son père comme â son ami, il évita de se prononcer dans les longues querelles qui divisèrent le roi tombé et le roi futur; il chercha à les réunir, à les réconcilier; il y réussit une fois; mais le plus souvent sa sollicitude dut se borner à avertir son ami des pièces que son père lui dressait. Déjà David a cessé de venir à la cour, Saûl s'en irrite, Jonathan veut l'excuser, et ce père, aveuglé par sa rage, cherche à le frapper de sa hallebarde, mais le manque. A cette haine, Jonathan comprit ce dont il ne s'était peut-être pas encore douté, que David était le successeur désigné de SaOI, celui qui arracherait ù la famille du premier roi le trône et la couronne d'Israël. Privé de son avenir, parce que Dieu l'avait ainsi résolu, Jonathan ne voulut pas perdre encore un ami : il se rendit auprès de David, dans les déserts de Ziph, et lui demanda d'être le second de son royaume, et de garder sa place auprès de lui : « Tu régneras sur Israël, et je serai le second après loi, et Saùl, mon père, le sait bien. » Les deux amis ne se revirent plus; Jonathan mourut sur la montagne de Guilboah, en combattant avec son père contre les Philistins, 4 Sam. 31, 2. 2 Sam. 4, 4. 1 Chr. 10, 2. Son nom se retrouve 2 Sam. 1, 17. 4, 4. 9, 7. 21, 14. C'est une des ligures les plus pures de l'A. T.; il reste sans tache, guerrier intrépide, tendre ami, dis respectueux; il est appelé ù tous les sacrilices, et consent à tous sans murmure, donnant sa vie à son père et la couronne à son ami, ne pensant qu'à ses devoirs et jamais à ses droits, ne pensant qu'au bonheur des autres et jamais à lui-même.

3* Jonathan, 2 Sam. 15, 27. 47, 17., fils du

grand prêtre Abiathar, fut le premier qui vint avertir les complices d Adonija que leurs projets étaient découverts. On ne sait pas s'il était du nombre des conjurés, ou si, par l'avis qu'il donna, il voulut sauver seulement la vie de son père, en l'engageant a fuir pendant qu'il en était temps encore. Lors de la révolte d'Absalon, il était resté fidèle à David et avait même rempli pour lui une mission difficile, mais une pre mière fidélité n'eii garantit pas une seconde, et l'exemple seul de son père Abiathar suffit a le prouver.

4° Oncle de David, scribe et conseiller de ce prince, 1 Chr. 27, 32., renommé pour sa sagesse.

5° Neveu de David, et 01s de Simha, 1 Sam. 16, 9. 1 Chr. 20, 7. 2 Sam. 21, 21. Il tua un géant philistin de Gath, de la race de Rapha, qui avait six doigts à chaque main et à chaque pied, et qui était venu défier Israël.

6° Fils de Jëhojadah, nommé aussi Johanan Néh. 12, 4 1 . 22. Il tua dans le temple même son frère Jésuah qui venait lui disputer la sacrificalure, Jos., Ant., XI, 7.

7° Fils de Karéah, Jér. 40, 8. v. Jéhonalhan.

JONATH Elem Réhoklm, Ps. 56. v. Psaumes.

JONC. Es. 48, 2. v. Roseau.

JOPPE (beauté), très ancienne ville des Philistins, sur les frontières de la tribu de Dan, Jos. 49, 45., et sur les bords de la Méditerranée, avec un port assez connu, quoique peu sûr à cause des rochers qui s'avancent dans la mer, 2 Chr. 2, 16. Jon. 1, 3. fcsd. 3, 7. Joppe était située dans une belle plaine, à six milles ouest de Rama, ayant Jamnia au midi et Césarèe de Palestine au nord, a l'extrémité occidentale de la route des montagnes qui joint Jérusalem et la mer. Elle appartenait à la Syrie aux jours des apôtres-, Tabilha y demeurait, et c'est dans cette ville que Pierre reçut la vision qui lui annonçait que la distinction entre les Juifs et les Gentils devait cesser, Act. 9, 36. 10, 5. 11, î>. 13. Plus tard elle fut détruite par le général romain Cestlus; ayant été rétablie et étant devenue un repaire de pirates, elle fut de nouveau rasée par Yespasicn, qui fit construire sur ses ruines un château fort, et bientôt une jeune ville reparut tout ù l'entour. Elle est nommée Jaffa dans les auteurs du moyen âge (déjà chez Anne Comnône), et ce nom lui est resté jusqu'à nos jours ; elle compte maintenant 7,000 habitants. Au temps de Jérôme, on montrait encore le rocher et les marques de la chaîne à laquelle \ndromède avait été attachée, lorsqu'on l'exposa au monstre marin qui devait venir la dévorer. Ce mythe grec a sans doute été forgé sur l'histoire de Jonas, comme tant d'autres traditions mythologiques qui reposent sur un fondement historique, et souvent sur des faits de l'histoire sainte, v. Raumer.

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